Bové dénonce une conjuration pour l'évincer

Publié le par Adriana EVANGELIZT

José Bové dénonce "une conjuration"

pour l'évincer

José Bové dénonce "une conjuration antidémocratique" des grands partis pour lui barrer la route et appelle les maires à lui accorder les parrainages nécessaires à sa candidature à l'Elysée.

"Les grands partis ont les moyens de m'empêcher d'être candidat à l'élection présidentielle", a déclaré le candidat pour une "alternative à gauche" devant les locaux du Conseil Constitutionnel.

Mais, a-t-il prévenu devant ce lieu symbolique, "il faut qu'ils sachent qu'avec les dizaines de milliers de citoyens et les centaines de collectifs qui font campagne avec moi, nous ne nous laisserons pas bâillonner".

José Bové a précisé qu'il disposait de 330 parrainages sur les 500 nécessaires pour briguer l'Elysée.

"J'appelle les responsables des quatre grands partis à redonner sans délai aux élus la liberté totale d'accorder leur parrainage", a-t-il dit dans une déclaration lue à la presse, entouré de sept de ses 20 porte-parole.

Quelques heures auparavant, il avait déjà accusé sur LCI l'UMP, l'UDF, le Parti socialiste et le Parti communiste, qui représentent à l'Assemblée nationale moins de 40% des électeurs français, de confisquer le débat politique.

"C'est inconcevable", a-t-il martelé devant des touristes médusés, visitant les colonnes de Buren à quelques mètres du Conseil Constitutionnel.

"Discipline, menaces, sanctions : tous les registres sont utilisés pour intimider les éventuels réfractaires", a dit José Bové, citant notamment le chantage aux subventions fait après des 40.000 maires susceptibles d'accorder leurs parrainages.

Connu pour ses coups de gueule, le leader altermondialiste, a aussi lancé un appel à "tous les citoyens attachés aux valeurs démocratiques à manifester sous toutes les formes possibles contre le verrouillage démocratique".

BOVE INAUGURE SON QG, LANCE SA CAMPAGNE

Il a mis en garde contre une "démobilisation électorale" le 22 avril 2007 et une amplification du "fossé" entre élus et citoyens.

"Dans les banlieues, ils ont compris que le bulletin de vote était un outil indispensable pour faire avancer les idées démocratiques", a-t-il prévenu, au lendemain d'une visite à Argenteuil (Val d'Oise) où le ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy avait fustigé "la racaille".

José Bové dont les locaux de campagne, à Ménilmontant dans le 20e arrondissement, ont été inaugurés mercredi matin, a promis "meetings et actions" à travers la France, dont une réunion publique mercredi soir à Saint-Denis.

"Nous sommes en ordre de marche. La campagne a démarré. Je ne peux pas imaginer que nous n'ayons pas ces 500 signatures".

Au cas où les "déclarations fortes" ne suffiraient pas, il a promis "d'autres formes d'interventions" prochainement.

La collecte officielle des 500 signatures nécessaires pour qu'un candidat puisse se présenter à la présidentielle doit débuter jeudi avec l'envoi des formulaires.

Dans une lettre ouverte à Ségolène Royal publiée mercredi, deux de ses porte-parole dénoncent un "abus de pouvoir" et demandent à la candidate socialiste de débloquer la situation.

"Des collectivités territoriales présidées par des membres de votre parti seraient ainsi à l'origine de pressions, qui, vous le savez, sont répréhensibles selon la loi", déclarent France Coumian et Yannis Youlountas.

"C'est pourquoi (....) nous vous demandons d'intervenir pour lever cet embargo électoral subi par la candidature de José Bové et prouver ainsi votre volonté de rassembler le peuple et en particulier la gauche dans toute sa diversité".

Alternative à gauche promet de rendre publiques trois autres lettres ouvertes à l'UMP, au PCF et à l'UDF dans la journée.

Sources L'Express

Posté par Adriana Evangelizt

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Jacques BILLAUDEL 27/02/2007 08:15

Cher François HOLLANDE vous vous souvenez certainement des propos que tenaient sur la Ve République des hommes de bon sens comme François MITTERRAND et Pierre MENDES-FRANCE. La Comédie Présidentielle de 2007 est lamentable comme le régime finissant. Aux U.S.A. le cirque médiatique est bien rodé. Deux candidats... mais 50 % des électeurs ne votent pas.
Si les candidatures devaient être limitées en raison des pressions exercées nous aurions le moyen d'exprimer notre mauvaise huleur en insérant dans l'urne un bulletin au nom de notre candidat. Ce vote nul serait notre juste récompense pour sanctionner votre deni de démocratie. Ce n'est que l'avis - non représentatif de la société française - qui vote à gauche mais pas socialiste. Quant au second jour je vous laisse le soin de faire vos prévisions.