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LES DEGATS DE LA MAL BOUFFE

Jeudi 24 août 4 24 /08 /Août 09:05

Et oui ! Tout, absolument tout est contaminé ou presque. Hier une amie nous a apporté des oeufs de ses poules, je peux vous dire que le jaune a une autre couleur et que les oeufs ont un autre goût que la merde que l'on achète au super marché. Là, c'est pareil, quand on voit comment les poules sont confinées et ce qu'elles bouffent, on a plutôt envie de devenir végétarien.

4 marques d'oeufs retirés de la vente

Les magasins Carrefour, GB et Champion-Mestdagh ont annoncé ce vendredi soir le retrait de la vente de quatre marques d'oeufs en raison d'un risque de contamination par des salmonelles, en demandant aux acheteurs de ne pas en consommer.

Par mesure de précaution, le fournisseur a demandé aux chaînes de magasins Carrefour, GB et Champion-Mestdagh, de retirer de la vente et de ne pas consommer les oeufs dont la date de péremption (indiqués sur l'emballage) sont les suivants: Marque N° 1: X 10 oeufs frais "moyen" X 30 oeufs frais "petit"; Marque Carrefour: X 10 oeufs "très gros" X 6 et X 12 oeufs "gros" X 6 et X 12 oeufs "moyen"; Marque Matines X 12 oeufs "gros" X 6 oeufs "très gros"; Marque Champion X 6 oeufs "gros" X 20 oeufs "moyen" Code Emballeur FR 62 080 20 ou FR 02 355 01 Code oeuf: 3FR DHA 01 ou 3FR DHA 02 Dates de péremption: antérieures ou égales au 30/08/06.

Les trois chaînes indiquent que ces oeufs ont déjà été retirés de la vente. Les toxi-infections alimentaires causées par les salmonelles se traduisent par des troubles gastro-intestinaux souvent accompagnés de fièvre, diarrhées, vomissements et douleurs abdominales. Le délai d'incubation peut aller de 6 à 72 heures.

Sources : 7 sur 7

Posté par Adriana Evangelizt

Par Adriana EVANGELIZT - Publié dans : LES DEGATS DE LA MAL BOUFFE
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Mardi 21 mars 2 21 /03 /Mars 19:43

Ce que cache Mac Donalds's

L'obésité au bout du repas

par Philippe Froguel et Catherine Smadja

 

En Grande-Bretagne, un pays particulièrement touché par l’obésité, McDonald’s est le troisième annonceur (en volume) à la télévision et à la radio, le cinquième étant... une autre société de fast-food, Kentucky Fried Chicken. En France, où le nombre d’adultes obèses a doublé en quinze ans, où celui des enfants en surpoids a été multiplié par cinq et où celui des jeunes de moins de 15 ans atteints d’obésité sévère a décuplé, McDonald’s s’offre de pleines pages publicitaires dans les principaux journaux.

 Pour répondre aux accusations portées dans Super Size Me, film produit et réalisé par Morgan Spurlock, selon lequel la consommation régulière des portions géantes proposées par McDonald’s était très nuisible à la santé physique et mentale, la société-phare du repas rapide et simple s’est lancée dans une grande opération de communication : convaincre l’opinion et les « décideurs » politiques que non seulement elle n’est pour rien dans l’ampleur de l’épidémie mondiale – 1 milliard de personnes en surpoids, dont 300 millions d’obèses en 2004 (1), à comparer aux 842 millions de personnes dénutries –, mais au contraire qu’elle fait tout – et depuis longtemps – pour la combattre. Par ses spots, elle vante ses pseudo-initiatives « pour accompagner les changements de préoccupations alimentaires des Français », euphémisme type de l’industrie agroalimentaire qui nie jusqu’à l’existence du terme « obésité ».

Dans ses placards publicitaires, et dans un long inventaire à la Prévert, McDonald’s détaille ses « innovations » diététiques depuis 1987, notamment les yaourts à boire, les fruits « à croquer » et, plus récemment, les salades dites « plus » – comme si la consommation de fruits, de légumes et de laitages était un élément essentiel de la culture McDonald’s. En Grande-Bretagne ont fleuri l’été dernier des panneaux publicitaires vantant le « podomètre gratuit (2) » offert avec ses repas – gadget qui ne remet pas en cause la nocivité des produits vendus, mais lui donne à peu de frais une image sportive.

La firme omet de rappeler que, malgré toutes ces initiatives louables, la croissance du nombre d’obèses a été parallèle à l’augmentation du chiffre d’affaires des sociétés de restauration rapide. Bref, que les fast-foods n’ont pas contribué à améliorer l’état nutritionnel de la population humaine. Toutes ces entreprises qui produisent repas et aliments « de convenance », tout prêts et faciles à consommer, ne font que répondre avec complaisance au souhait de « gain de temps » de beaucoup de nos contemporains.

Contrairement à ce que McDonald’s voudrait faire croire, l’essentiel de son succès est ailleurs que dans les yaourts gadgets et autres « fruits à croquer ». Qui veut déjeuner d’un yaourt ou de fruits frais ne va pas les acheter chez McDo ! Ces consommateurs de ce que certains ont appelé par dérision – et on les pardonne presque d’avoir utilisé l’anglais – la « slow food » n’intéressent pas la restauration rapide. Celle-ci fait son chiffre d’affaires avec le menu « Best of Big Mac », et c’est ce produit qu’elle veut protéger à tout prix.

Emprise publicitaire

La publicité récente de McDonald’s cherche donc à « bousculer les idées reçues » selon le titre de l’encart, et à démontrer que, vraiment, le « Big Mac » ne fait pas grossir : puisqu’un menu « Best of », qui apporte la bagatelle de 987 calories, ne couvrirait que 35 % à 40 % des besoins caloriques journaliers des Français, pourquoi s’en priverait-on ? Hélas ! les données de McDonald’s sont dépassées depuis trente ans au moins. De plus en plus sédentaire, le consommateur occidental dépense moins de 1 800 calories par jour en moyenne (contre 5 000 pour le chasseur nomade de la préhistoire et 3 000 pour l’agriculteur du XIXe siècle). Entre sodas, barres de céréales et autres grignotages « énergétiques », il ingurgite au moins 200 calories de junk food par jour. Il ne lui reste plus que 1 600 calories à consommer pendant les repas pour rester à l’équilibre énergétique, et donc ne pas grossir.

Le calcul est simple. Avec, à midi, un menu « Best of Big Mac » avec des frites, il reste 600 calories à répartir entre le dîner et le petit déjeuner. Lequel devrait constituer, à en croire un autre mythe créé de toutes pièces, et sans aucun fondement scientifique, par les marchands de céréales (Kellog’s, Nestlé...), au moins un quart de notre ration calorique quotidienne (soit pas loin des 600 calories restantes). Bref, ne dînez pas, et surtout pas des petits plats « allégés » tout préparés vantés par les mêmes industriels de l’agroalimentaire, qui sont souvent plus caloriques, plus riches en graisses et bien plus salés que leur équivalent préparé à la maison (3).

De même, après un happy meal (« repas heureux ») au McDonald’s – 760 calories, soit 50 % des besoins énergétiques d’un enfant de 5 ans –, mettez votre bambin à la diète, surtout s’il a pris des céréales particulièrement riches en sucres et en graisses au petit-déjeuner !

Alors, que faire ? Faudrait-il interdire la publicité télévisée pour ces produits, notamment lors des plages horaires consacrées aux enfants ? Certainement pas ! répondent les producteurs d’émissions enfantines, qui verraient ainsi leurs ressources diminuer d’environ 40 %. Ceux-ci insistent sur la diversité des causes de l’obésité chez l’enfant : absence des parents lors des repas, manque d’exercice physique (en partie lié au temps passé devant la télé) ; et bien évidemment importance... des produits tout préparés dans l’alimentation quotidienne. Au contraire, pour la British Diabetes Association, qui pousse les pouvoirs publics britanniques à agir en ce domaine, une régulation, voire une interdiction totale, s’impose.

A l’appui de cette thèse, on peut citer des chiffres : sur les 22 minutes de publicité que regardent chaque jour les petits Britanniques, un cinquième concerne des céréales présucrées, des confiseries, des chips, des boissons sucrées ou des produits de restauration rapide. Alors que les dépenses pour ces produits représentent 59 % du total du chiffre d’affaires de la publicité télévisée dans le secteur de l’alimentation, ce pourcentage s’élève à 77 % durant les plages horaires des émissions enfantines – et, si l’on ajoute les produits lactés, respectivement 78 % de l’ensemble des programmes et 96 % de ceux qui sont destinés aux enfants (4). Or, sans que l’on puisse prouver la causalité, on constate que les enfants regardant beaucoup la télévision consomment davantage ce type de produits (5).

Le débat est ouvert et il sera sans doute un des enjeux de la révision prochaine de la réglementation européenne de la télévision (6). En attendant, si vraiment McDonald’s et les autres compagnies de fast-food veulent agir pour la santé publique, qu’elles cessent de s’abriter derrière des salades alibis, visant bien plus à attirer de nouvelles catégories (femmes actives) qui boudaient leurs restaurants qu’à modifier le comportement alimentaire de leur cœur de cible. Qu’elles modifient plutôt la charge calorique de leurs produits- phares : avec un peu moins de mayonnaise et de graisses dans le pain, le menu « Big Mac » peut passer sous la barre des 800 calories, soit 20 % en moins, surtout si l’on ose remplacer les sacro-saintes frites ne serait-ce que par un autre féculent non frit.

A moins, évidemment, que les sociétés de restauration rapide n’aient de bonnes raisons pour ne pas le faire. Les nutritionnistes de l’agroalimentaire connaissent bien cette étonnante réalité physiologique : si le cerveau humain est capable d’évaluer la teneur en énergie des aliments et de réguler son appétit en fonction de cette variable essentielle, cette aptitude disparaît au-delà d’une certaine densité énergétique (7). Même si une mégabarre chocolatée (« Snickers », par exemple) pèse 100 grammes, elle apporte plus de calories qu’un steak de 400 grammes servi avec pommes de terre et brocolis. Mais, lorsque les aliments sont trop denses en calories, le cerveau, perdu, n’arrive plus à calculer ce que le corps doit encore ingérer pour couvrir ses besoins.

Ce « grignotage » n’est pas considéré comme le repas qu’il est (la même chose est vraie pour les sodas riches en sucrose ou en fructose dont le contenu calorique n’est pas identifié par le cerveau). Serait-ce pour cette raison que la plupart des produits des fast-foods dépassent allégrement cette limite ? Ainsi, plus les produits sont caloriques, moins ils induisent la satiété, et donc plus ils incitent à continuer à consommer – qui résistera à un petit milk-shake de plus à « seulement »... 365 calories ? Forcer l’agro-alimentaire à limiter la teneur énergétique de ses produits est donc essentiel pour contrôler l’obésité.

Alors, prenons les paris : qui, des libéraux britanniques, des ultra-libéraux américains ou des dirigistes français, auront les premiers le courage de s’attaquer à ces groupes puissants ? Il s’agit là d’une partie indispensable, quoique bien évidemment insuffisante à elle seule, d’un véritable programme multifacettes de lutte contre l’obésité.

L’obésité n’est pas à proprement parler une maladie (résultant d’un désordre biologique de l’individu), mais une réponse « normale » à un environnement pathologique. Notre vie moderne conduisant à un excès énergétique d’environ 300 calories par jour, l’engraissement exagéré – avec toutes ses conséquences nuisibles pour la santé et pour l’espérance de vie (8) – est un phénomène de masse inéluctable si rien n’est fait pour modifier les conditions dans lesquelles nous vivons.

Les caractéristiques génétiques de chacun interviennent cependant en freinant ou, au contraire, en amplifiant l’effet de l’environnement : certaines personnes sont heureusement protégées du surpoids alors que de nombreux enfants développent désormais des obésités extrêmes dès l’âge de 5 ans. La compréhension des bases biologiques de l’obésité « maladie » doit aller de pair avec un projet de société visant à adapter l’activité physique à l’apport énergétique, mais aussi à améliorer l’ensemble des conditions de vie des populations défavorisées.

Car, ne nous trompons pas, l’obésité touche avant tout les plus pauvres. Selon une étude publiée par le ministère des affaires sociales, l’obésité est dix fois plus fréquente chez les enfants dont le père est ouvrier non qualifié (7,4 %) que chez ceux dont le père est cadre (0,7 %) (9). Un écart qui traduit des modes de vie (notamment la pratique d’activités sportives) et d’alimentation différenciés. Cela ne signifie évidemment pas que les enfants des classes plus aisées ne grossissent pas : si l’on regarde non pas l’obésité mais le simple surpoids, le taux est de 22,4 % chez les enfants dont le père est ouvrier et de 10,8 % chez ceux dont le père est cadre. Tous mangent mal, consomment des barres chocolatées et des boissons sucrées, mais tous n’ont pas la même alimentation à la maison, la même possibilité de pratiquer des activités sportives, ni le même regard sur l’obésité et ses conséquences sur la santé.

Ces inégalités sociales s’observent également sur le plan mondial : si la lutte contre la faim reste une priorité, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) s’inquiète de la montée de l’obésité dans les pays en voie de développement. La migration dans les villes s’accompagne d’une modification des comportements alimentaires, les plats riches en graisses et en sucres disponibles en ville à faible prix remplaçant la nourriture traditionnelle.

Il a été montré en Chine que l’amélioration du niveau de vie induit un accroissement significatif de la consommation d’huile. Cependant, la consommation de produits à très haute teneur en matières grasses s’est accrue bien plus chez les populations les plus pauvres (10). Les formes sévères d’obésité ont donc des origines à la fois biologiques et sociales ; seules des recherches approfondies permettront de mieux les prévenir et de les prendre en charge. A cet égard, la campagne récente de McDonald’s se révèle pour le moins inopportune.

Notes

(1) Organisation mondiale de la santé (OMS) : Obesity and Overweight

(2) Un appareil ultraléger, porté à la ceinture, qui compte le nombre de pas au cours d’une journée. Les autorités sanitaires britanniques recommandent d’effectuer de 10 000 à 12 000 pas chaque jour.

(3) Pourquoi tant de sel ? Serait-ce pour induire une consommation accrue de boissons, particulièrement les sodas et l’eau minérale, vendues par les mêmes groupes industriels ? Ou pour améliorer à peu de frais le goût d’aliments de médiocre qualité ?

(4) Etude Nielsen pour le rapport de l’Ofcom, le régulateur des médias et télécommunications britanniques, « Childhood obesity : food advertising in context », Londres, 22 juillet 2004.

(5) Ibid.

(6) Sur le sujet, lire François Brune, « De l’enfant-roi à l’enfant-proie », Le Monde diplomatique, septembre 2004.

(7) Andrew Prentice et Susan Jebb, « Fast foods, energy density and obesity : a possible mechanistic link », Obesity Reviews, Oxford, novembre 2003, vol. 4, n° 4.

(8) Selon les données épidémiologiques récentes publiées par le Journal of the American Medical Association, Chicago, mars 2004 ; l’obésité est devenue la principale cause de mortalité aux Etats-Unis, à égalité avec le tabac.

(9) Etudes et résultats, n° 283, janvier 2004, DREES, ministère des affaires sociales. Données pour l’année scolaire 2000-2001.

(10) Barry M. Popkin, « The nutrition transition and obesity in the developing world », Journal of Nutrition, Bethesda, 2001.

Sources : LE MONDE DIPLOMATIQUE

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Par Adriana EVANGELIZT - Publié dans : LES DEGATS DE LA MAL BOUFFE
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