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  • : José Bové méritait bien un blog pour les combats qu'il mène. Contre les OGM. Contre la mondialisation.Pour un monde plus juste. Pour la Justice et l'Egalité. Quelqu'un qui ose dire tout haut ce que nos gouvernants cachent...
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Les mensonges des médias

Jeudi 1 mars 4 01 /03 /Mars 20:48

 « le côté anarchiste de la mouvance Bové, mâtinée de terroir avec des relents de ‘’révolution nationale’’ à la sauce Vichy, plaît. » Voilà ce que l'on a pu lire dans les Dernières Nouvelles d'Alsace sous la plume de Jean-Claude Kiefer dont on sait très bien pourquoi il n'aime pas José Bové. D'abord parce que cet acrimonieux éditorialiste est un ultralibéral -c'est ce que nous pensons- qui voulait un OUI pour la constitution, tout comme il ne peut pas piffer Hugo Chavez..., nous nous arrêterons là mais la liste est longue des divergences entre Kiefer et José. Nous supposons qu'il préfère Sarkozy et ses "relents facistes" qui sont sans doute pour lui des relents humanistes ? Que Kiefer s'achète des lunettes, à notre avis sa vue baisse. A moins que... en soutenant l'idéologie de certain candidat il accuse les autres d'être ce que lui même est. Ce qui peut nous faire dire que la fameuse "sauce Vichy" dont il taxe la "mouvance Bové", c'est plutôt lui qui y trempe sa tartine. En tant que fils et petits-fils de résistants et pour certains d'entre nous d'ascendance judaïque mais antisionistes, nous ne nous laisserons  pas insulter parce que nous soutenons José Bové. A bon entendeur !

Le pluralisme éditorial en Alsace et les « relents »

de la « mouvance Bové ».


Nul ne conteste le droit des éditorialistes de la presse écrite régionale de porter des jugements tranchés. Ils sont là pour ça et c’est même leur fonction. Les « meilleurs » sont même cités le matin à la radio dans des revues de presse. Encore faudrait-il que la presse privée régionale ne soit pas en position de monopole ou bien qu’elle pratique un effectif pluralisme interne. Encore faudrait-il - les commentaires sont libres, les faits sacrés- que leurs commentaires éditoriaux reposent sur des faits vérifiés et incontestables. De ce point de vue, un record de désinformation ou de mauvaise foi a probablement été battu vendredi 2 février 2007 dans les Dernières Nouvelles d’Alsace.

C’était le lendemain de l’annonce officielle de la candidature de José Bové. Jean-Claude Kiefer tenait, ce 2 février, la plume éditoriale. Sur la même page 3, on pouvait lire un autre article, informatif, sur cette candidature, non signé, provenant probablement d’une agence de presse. Le moins qu’on puisse dire est que la comparaison ne tourne pas à l’avantage de notre éditorialiste.

L’édito, titré : « L’ ’’exception française’’ », note d’abord, un peu rapidement, que « la France est le seul pays d’Europe occidentale à aligner une collection de partis d’extrême gauche se prévalant encore d’une idéologie du XIX e siècle sans oublier un parti communiste qui a gardé cette dénomination entachée d’opprobre partout dans le monde. »

Mais, pire, « voilà qu’un José Bové est candidat à la présidentielle ! » C’en est trop ! Faisant un temps, mine de défendre son droit à la candidature contre « Marie Georges Buffet qui craint l’émiettement du vote protestataire, comme si le PCF détenait un monopole. », il revient vite à ses moutons : « Mais José Bové, tout de même ! » Et Kiefer de s’indigner pour le compte de tous les lecteurs des très pluralistes DNA : « ...la moindre des choses est de représenter un courant d’opinions ou de se prévaloir de quelques idées bien définies ».

Le malheur pour Kiefer c’est que, juste en dessous de son édito au vitriol, dans l’article informatif, on peut lire ceci : « Son programme, inspiré des 125 propositions des collectifs antilibéraux, va de la ‘’réduction massive du chômage à la hausse des minima sociaux en passant par un nouveau modèle de développement‘’ », et « les questions du nucléaire et des OGM seront soumises au débat citoyen. » Déjà beaucoup pour quelqu’un qui n’a pas d’« idées bien définies ». L’ignorance n’est pas un argument, sauf pour le Prince des éditorialistes d’Alsace.

Dans un style que nous ne commenterons pas, José Bové, dans l’article non signé, est présenté ainsi : « porte-voix des sans voix », « ...star altermondialiste... », « ... 5e champion de la gauche antilibérale...  », « ... ancien leader paysan... », « ... chemise bleu -jean-cadeau d’indépendantistes kanaks- manches retroussées...  », « ...une des rares personnalités de la société civile à briguer l’Elysée...  ». Le portrait dressé par Kiefer donne cela : « La gouaille, le picaresque, même l’aspect Jacquou le Croquant qui n’a pas peur des gendarmes ne suffisent pas.  » Notre ignorantissime ne veut rien savoir des 125 propositions dont se prévalent d’ailleurs d’autres candidats, Marie-Georges Buffet ou Olivier Besancenot, provisoirement épargnés.

Avant d’aller plus loin, rappelons que les Dernières Nouvelles d’Alsace, en position de monopole sur la région, prétendent être sans parti-pris. Sans doute sont-elles un exemple de ce pluralisme raisonnable que célèbrent l’Institut Montaigne, le rapport Lancelot et la revue Médias [1]. Sans doute est-ce la raison pour laquelle la pédagogie à sens unique tourne peu à peu au pamphlet sans réplique possible.

Car José Bové serait lui aussi une exception française : « Se déclarer ‘’antilibéral’’ et ‘’altermondialiste’’ revient à gesticuler avec des concepts difficilement compréhensibles hors de France ». La suite n’est pas mal non plus : « Faucher des champs OGM sous l’œil des caméras, c’est laisser publiquement l’agriculture à la remorque du progrès ».

Et ce n’est pas tout. Alors que Bové est leader de Via Campesina, une organisation paysanne internationale, du Nord au Sud, Kiefer prétend que « Les ambiguïtés bovésiennes sur la Politique agricole commune de l’UE claquent comme une gifle aux paysans de l’hémisphère Sud.. ». Et, « l’OMC, elle est diabolisée. » Bové ne présenterait pas « la moindre alternative crédible ».

Mais le pire est gardé pour la fin. En effet, selon notre éditorialiste délicat : « le côté anarchiste de la mouvance Bové, mâtinée de terroir avec des relents de ‘’révolution nationale’’ à la sauce Vichy, plaît. »

Fermez le ban !

ColMar

NB. Faut-il le dire ? Alors disons-le : Acrimed ne soutient aucun candidat...

1 Voir nos articles sur le sujet comme, par exemple, « L’Institut Montaigne « sauve » la presse : le marché, remède universel... ou presque » ou « Sacro-saint libéralisme : la revue Médias se prosterne.

Sources Acrimed

Posté par Adriana Evangelizt

Par Adriana EVANGELIZT - Publié dans : Les mensonges des médias
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Lundi 19 juin 1 19 /06 /Juin 15:16

Bové, les media et le syndrome du 21 avril, les Français trop c... pour comprendrent


par Jean-Luc Youpy


Mercredi 14 juin José Bové déclare " être disponible" pour représenter les Français à l’Elysée, José à l’Elysée, cela sonne bien pour beaucoup d’oreilles mais les chaînes TV généralistes à ce jour semblent très dures d’oreilles pour répercuter cette information..

Va-t-on vers un nouveau 21 avril ? si on garde en mémoire cette époque on s’aperçoit déjà en 2002 que les media dans leur ensemble avaient boycotté en quelque sorte 3 candidats à l’élection présidentielle : Pierre Rabhi (partisan de la Décroissance Soutenable), Jacques Cheminades (victime coutumière de la censure médiatique pOvre Démocratie) et Pierre Larouturou (partisan de la réduction et du partage du temps de travail à l’époque dissident du PS qui depuis est rentré dans le rang...) je témoigne humblement que ces 3 hommes avaient déjà à l’époque des idées innovantes, intéressantes, voir iconoclastes pour certains... Dans tout les cas leurs idées n’ont pas été présenté aux Français.

Sommes nous trop cons pour comprendre ?

A en croire les media la réponse est affirmative. on connaît la suite patatras les petites combines médiatiques étant éventées une majorité de citoyens renvois le candidat médiatique des " gauches " vers un destin insulaire (sourire en coin, vive les bienfaits de l’air iodé )....

A mon humble avis nous avons compris ce jour et avons exprimé notre rejet des politiques illusoires des chapelles plus précisément nous avons rejeté les illusions des maillots car nous avons compris que derrière le fanion PS ou RPR voir pmu il y avait toujours la même politique celle des banquiers une politique qui méprise la Vie au point de l’exploiter et qui nous empêche de respirer... Depuis nous subissons la politique jusqu’au boutiste et méprisante de l’uMP. Bref nous subissons une véritable politique fasciste qui n’a rien (aryens, désolés) à envier au plus zélés de "frontistes".

Pour mémoire et pour couper court à tout malentendus je vous rappelle la définition intrinsèque du fascisme : c’est quand l’intérêt général d’une population est bafoué pour servir des intérêts très (très) privés qui sont en contradiction avec la Vie Démocratique d’une population. Le fascisme est le plus terrible avatar du capitalisme il a été toujours inspiré financé et téléguidé par des banquiers, des industriels et autres chapelles ... Cela nous ramène à "notre cher José " certain d’entre nous craignent que cette candidature ne produise un autre 21 avril et ils la rejettent d’emblée. Regardons les choses en face Jospin et sa politique socialement tiède mais déjà bien fascisante (tentation qui habite toujours les dirigeants hypocrites du parti socialiste et plus que jamais) bref du socialisme d’opérette qui se justifie par des compromis (à un brillant avenir sur une sinistre route fleurie lalala) ou un réalisme é cono mique et surtout par l’abandon de toutes réelle ambitions à servir l’ensemble des citoyens sur le plan social, économique, écologique et cerise sur le gâteau qui prône l’adoption d’une pseudo " constitution" qui est ouvertement antidémocratique, libérale, capitaliste bref une pseudo constitution des banquiers (merci l’Euro) ouvertement fasciste.

Comme le vote Fn de 2002 était aussi à mon avis un vote de protestation, force est de constater que le vrai danger pour notre pays c’est pas le FN (à moins que les media continus à nous manipuler avec notre assentiment en nous cachant les alternatives comme José Bové ou d’autres). Le vrai danger se sont les dirigeants de formation politique qui ont ouvertement prônés le OUI, leur candidat respectif ne doivent pas mettre les pieds à l’Elysée au risque de voir la France confirmée dans sont statut actuel de république bananière et se faire piller son économie par pans entiers (Services Publics compris) tout en se dissolvant dans l’aberration politique que sont les actuelles et pourtant au départ provisoires institutions européennes résolument atlantistes, capitalistes et ouvertement antidémocratiques... L’union des aspirations d’un peuple doit se faire et si José Bové se propose de l’incarner exigeons des media et de la classe politique que ces idées soient correctement présenté aux Français ainsi que les idées de tout candidats dans l’absolu. Pour ce qui est de uMP ou du PS, ils ne nourrissent pas la vie de ce pays, ils nourrissent entre autre la précarité et le pillage, les français le savent. En ce qui concerne l’ump qui est en passe à mon avis de disparaître du paysage politique et nous savons pour quelles douloureuses raisons, soyons vigilant pour éviter des coups tordus... A propos des scrutins, j’encourage les assesseurs et les président de bureaux de vote et les citoyens à refuser les machines à voter de Sarko ( système trop peu fiables voir les élections de bush).

Pour le Ps ne soyons plus dupe, ce sont les hommes en leur âme et conscience qui sont dans le secret des isoloirs pas des dirigeants perclus d’hypocrisie alors leurs consignes de vote....hum

Pour les autres formations qu’elles prennent leurs responsabilités de toute façon la vigilance reste de mise sans un position humble et claire de ces formations.

Pour conclure ces réflexions, rappelez vous du démontage du macdo de Milleau, les media nous ont présenté cette action symbolique comme un acte de vandalisme certains dans le Monde entier y on vu plutôt un Appel contre la folie capitaliste une sorte d’appel du 18 juin qu’ils soient remerciés pour leur sens de l’Histoire. Les enjeux sont à mon avis équivalent enfin à chacun de se faire son opinion et que cela guide vos choix et vos actions.

La tradition séculaire chinoise semble toujours de mise " Quand la source est pure de toutes mauvaises intentions nombreux sont ceux qui y viennent s’y abreuver pourtant elle ne tarie jamais "

ALLEZ JOSE INCARNES NOS ASPIRATIONS. MERCI

Merci pour votre attention et bonne continuation. Et tout comme le citoyen Bové le prône « PENSONS GLOBAL, AGISSONS LOCAL »

JL Youpy Citoyen

Sources : Bellaciao

Posté par Adriana Evangelizt

Par Adriana EVANGELIZT - Publié dans : Les mensonges des médias
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Lundi 24 avril 1 24 /04 /Avr 09:23

 

 

Ce Peuple Français qui fait trembler l'Amérique

par Adriana Evangelizt

 

Quelques un de mes articles

 

Quand on lit l’article de Jerry White, on comprend qu’il y a bien plus qu’un océan qui nous sépare des Etats-Unis. Cela ressemblerait davantage à un abîme sans fond tant leur mentalité diffère de la notre et tant ils sont à mille lieues de notre état d’esprit. Nous leur conseillons fortement de lire L’Esprit Français, ils verront ainsi que ce qui fait notre particularité n’est pas une légende et que nous ne possédons pas les mêmes valeurs qu’eux, c’est certain. Par contre, nous possédons une histoire qui a forgé ces valeurs. Je ne parle pas du Peuple Américain, à part entière, mais de ce qui l’a faconné dans sa plus grande majorité.

Ainsi les évènements qui se sont déroulés en France, suite à la fronde contre le CPE, furent l’occasion, pour la presse inféodée à l’élite étatsunienne, de vilipender le Peuple Français dans une attitude hostile voire même méprisante. Mais pourquoi l’ont-ils fait ? Nous sommes d’avis à penser qu’il n’y a jamais de fumée sans feu. Ils ont donc dénoncé avec virulence la « loi de la populace ». L’expression en elle-même montre déjà à quel point la masse laborieuse est estimée à sa juste valeur dans la vision américaine. Les mots, employés par les médias pour décrire ce mouvement populaire, sont tous plus surprenants les uns que les autres et comme vous pourrez le constater, leur regard sur nous -nimbé d’arrogance et de supériorité- mérite quelque peu que l’on s’y attarde.

Les Français souffriraient donc « d’une sorte de folie collective parce qu’ils sont convaincus d’avoir droit à certaines choses comme la sécurité de l’emploi ». Notons la suffisance du « convaincu d’avoir droit », comme si le Peuple avait droit à quelque chose, n’est-ce pas ? L’idée même d’en avoir l’idée mérite bien une camisole de force, c’est certain. Mais de la schizophrénie passons à une autre tare « Les Français descendent dans la rue pour défendre leur lubie économique » pouvait-on lire dans le Washington Post. La plupart des articles suggérant que les manifestations sont illégitimes et que « la force de la démocratie se mesure à la capacité des dirigeants politiques de défier la volonté du peuple et de faire « ce qui est juste ». On comprend très bien ce qu’ils entendent par la « force de la démocratie », on en a un bel exemple en Irak où ils l’ont exportée. C’est dire aussi combien les mêmes mots n’ont pas le même sens et sont même à l’opposé de leur continent au nôtre. Ainsi lorsque Bush dit qu’il apporte Paix et Démocratie, il faut comprendre Guerre et Oppression. Une inversion totale des notions et surtout des valeurs. C’est cela ce qu’ils appellent « ce qui est juste » et qu’ils imposent à leurs citoyens sans leur demander leur avis et par la force s’ils regimbent. Ainsi licencier des jeunes sans motif valable ou sans justification leur parait équitable. Normal, c’est la politique appliquée chez eux. Les lois qu’ils pondent sont faites pour protéger les patrons et les riches, pas les salariés et les pauvres.

Mieux, à les entendre, il semblerait que nous soyons les seuls au monde à nous battre pour nos droits car ils affirment « que le droit du travail et les protections sociales en France sont dépassés et doivent être « réformés », que « tout le monde » est d’accord là-dessus, tout le monde, mis à part les millions de travailleurs et de jeunes qui manifestent dans les rues en France. » Force nous est de constater que nous sommes les moutons noirs de la planète. Des êtres vraiment à part. Evidemment, quand on sait comment sont traités les salariés aux USA et que leurs salaires n’ont pas été augmentés d’un cent depuis 1997, on ne peut que leur paraître dangereusement suspect ou peut-être même leur faire peur. Ne serions-nous pas des terroristes en puissance ?

Ainsi « le gouvernement français est confronté à des étudiants « djihadistes » qui recourent à la violence pour défendre leur « religion de la sécurité de l’emploi ». Comme vous pouvez le constater, la comparaison nous colle une étiquette allant justement dans ce sens. De là à se retrouver sur la fameuse liste à côté du Hamas, il n’y a qu’un pas. Car tous ceux qui défendent leurs droits sont forcément des terroristes. A de tels agissements, bien sûr, il faut un remède de cheval car il y a des règles que l’on ne transige pas... « Les démocraties fonctionnent au moyen d’élections et de lois ; la populace règne par le feu et l’épée », aussi affirment-ils que « la répression de l’Etat est nécessaire pour écraser les protestations et maintenir la « démocratie. » On croirait presque lire les Protocoles des Sages de Sion qui eux aussi emploient le mot « populace » et où la Liberté se trouve complètement supprimée. C’est ça leur démocratie. Le Peuple doit être "souqué" et ses débordements réprimés. Le Peuple a juste le droit de la fermer, on ne lui demande pas son avis. Il se laisse exploiter et il se tait. Et s’il crève, cela fera une bouche de moins à nourrir. Qu’a-t-on à faire là-bas des récriminations de misérables ?

Ce qui suit vaut aussi son pesant d’or. Ainsi sommes-nous content d’apprendre que « si le taux de chômage est élevé en France cela est dû au fait que le fardeau injuste de la protection sociale est placé sur le dos des employeurs. » Il fallait y penser. Les plus à plaindre sont donc les patrons ! Nous touchons là le cœur de la mentalité des vrais Américains qui ne font pas partie du Peuple bien entendu. On sait bien avec quelle sueur les employeurs remplissent leurs coffres. Pas la leur en tout cas. Nous nous rendons bien compte, dans ce cas très précis, comme les travailleurs sont hautement considérés aux Etats-Unis. Car ce qui chez eux encourage à créer de nouveaux emplois, c’est que les entreprises ont le droit de licencier les salariés sans aucune restriction et de les exploiter sans vergogne. Vu d’Amérique, il est évident que nous sommes des extraterrestres. A moins que ce ne soit l’inverse et que NOUS ne soyons par trop humains.

Le clou de ce panégyrique étant qu’ils accusent la France « de ne posséder que 14 milliardaires alors qu’il y en a 24 en Grande Bretagne pour une superficie identique. » Voilà à quoi ils mesurent l’échelle des valeurs. L’essentiel pour eux se compte en dollars. Plus vous avez de milliards, plus vous possédez d’importance. Ce n’est pas le talent, le génie, ni ce que vous avez dans le cœur qui vous crédite mais ce que vous alignez sur votre compte en banque. Il est vrai que l’on sait parfaitement comment leurs milliardaires le sont devenus, pour la plupart. Il n’y a qu’à voir l’affaire Enron ou celle des lobbyistes de tous poils qui s’engraissent sur le dos des indiens pour financer les colonies israéliennes, par exemple, comme un certain Abramoff... il n’y a qu’à voir comment Cheney s’en met plein les poches en Irak avec Halliburton et sur le dos de milliers de victimes... ah ils peuvent être fiers de leurs milliardaires dont on sait que leur fortune sous la présidence de Bush a augmenté de 36 % ! mais qu’à cela ne tienne, le journaliste, dénommé Pearlstein, poursuit sans rire : « En effet, si vous demandez à des étudiants français qui est le Bill Gates français, ils vous regardent sans comprendre. Ce n’est pas simplement le fait qu’ils sont incapables d’en nommer un. Le problème est plus grave, ils ne voient pas pourquoi c’est important, ou ce que cela a à voir avec le fait qu’ils ne peuvent trouver un bon emploi. » En lisant cette phrase, effectivement, on comprend mieux le dilemme. L’abîme qui nous sépare est vertigineux. Le pire étant que le journaliste qui écrit ces lignes ne se rend même pas compte de l’ineptie de ses propos en voulant ridiculer plus intelligent que lui. Car que nous importe qu’il y ait 31 milliardaires à New-York, par exemple, quand on sait que dans le ventre de cette mégapole croupissent des milliers de SDF se terrant comme des rats ? Les milliardaires d’Amérique ou d’ailleurs adoucissent-ils la misère des pauvres ? On voit par cette réflexion outrancière, le degré de matérialisme dans lequel l’esprit des bien-pensants étatsuniens est englué. Pitoyable. Un de nos proverbes étant bien que l’argent ne fait pas le bonheur, il n’est malheureusement pas du tout déplacé de dire qu’aux USA ceux qui ont beaucoup d’argent font plutôt le malheur de ceux qui travaillent. Car les immenses fortunes amassées par les riches parvenus n’ont fait que creuser davantage les inégalités sociales mais n’ont certainement pas amélioré le sort des travailleurs. Or, à n’en pas douter, le dénommé Pearlstein n’est pas du côté des plus démunis. Apparemment, il est à la botte des exploiteurs et considère qu’il est normal que les patrons américains disposent de tous les pouvoirs y compris dictatoriaux sur les lieux de travail, du "droit" incontesté de supprimer des milliers d’emplois ou de détruire les salaires et les acquis sociaux. Un ouvrier vaut peu de chose chez l’Oncle Sam, nous n’ignorons pas comment ils sont traités.

Alors pourquoi tant de haine ? Pourquoi toutes ces attaques, toute cette virulence envers nos manifestants et nos fameuses « lubies », la folie et le djihadisme ne seraient-ils pas porteurs d’autre chose ? La réponse nous est donné par un autre journaliste qui lève le voile... en reconnaissant que « les attaques contre les protestations françaises de la part de la presse sont liées à la situation politique aux Etats-Unis et aux inquiétudes quant à la riposte des travailleurs américains face aux attaques sans précédent qui sont à l’ordre du jour des patrons américains et de leurs deux partis politiques. » Tiens... tiens.. le brouillard se dissipe peu à peu. On sent soudain planer comme un danger. Se ferait-on du mourron en Haut lieu ? Puis un autre article dit que les protestations françaises démontrent « jusqu’où le peuple est prêt à aller pour défendre les acquis et les bénéfices sociaux » au risque de « nuire à leurs propres avantages à long terme et à ceux de leurs enfants. » Nous y voilà. Et si les travailleurs Américains "copiaient" sur les Français ? Les "djihadistes" de la sécurité de l’emploi qui se foutent des milliardaires comme de l’an 40 ? Quand on sait que la population des USA est cinq fois supérieure à celle de la France ? D’autant que l’on cite des sentiments analogues parmi les ouvriers des grandes entreprises comme Général Motors qui exigent le maintien de retraites généreuses et d’une assurance maladie à vie de la part de leurs employeurs et là, l’éditorialiste fait la comparaison : « A une échelle plus grande, (dans le comportement des travailleurs américains, ndlr) il est possible de voir les Français dans l’opiniâtreté des débats sur les soins de santé et de sécurité sociale » et la conclusion devient évidence : « Les Etats-Unis connaissent rarement les grèves et les manifestations de rue pour lesquelles la France est presque aussi célèbre que pour ses fromages. Mais ils souffrent en partie du même manque de disposition à considérer l’avenir. » Cette fois tout est dit. A force d’abuser, la grogne des travailleurs va en s’accentuant. Elle est encore latente. Mais qui peut dire ce qu’il se passera demain ?

Ainsi la haine et la virulence de la presse pour la France cachait en fait une inquiétude parce que "la résistance de la classe ouvrière pourrait bien se répandre aux Etats-Unis où le programme réactionnaire de la politique de libre marché fut instauré en premier lieu avant de s’étendre au Royaume-Uni et au reste du monde." Vu les attaques incessantes que subissent les travailleurs des grandes entreprises américaines tout comme les coupes sombres et les suppressions imposées par Bush dans les droits acquis ou sociaux pour financer les réductions d’impôts des riches et ses guerres afghanes et irakiennes, il ne fait aucun doute que les élites qui gouvernent savent très bien que si une opposition de masse peut exploser en France, elle pourrait se produire aussi aux Etats-Unis mais dans une dimension bien plus impressionnante. D’autant que nos homologues américains ont de plus en plus de mal à supporter qu’une infime minorité de la population monopolise la richesse crée par les classes laborieuses. La « populace » française serait donc effrayante parce qu’elle pourrait servir de modèle et insuffler le plus formidable des élans à un Peuple bafoué par les plus nantis. Nous sommes un mauvais exemple pour l’establishment étatsunien parce que nous pourrions en être un bon pour ceux qu’ils pressurent comme des citrons. Les médias étatsuniens inféodés à l’élite nous diabolisent parce que nous représentons un danger. Le Peuple Français, quelque part, fait trembler l’Amérique et donc, il faut s’en méfier.

Je disais au début de cet article qu’il y a bien plus qu’un océan qui nous sépare des Etats-Unis. Mais le Peuple est toujours le Peuple. Les injustices criantes dont sont victimes nos frères Américains, depuis des décennies, vont-elles enfin les réveiller ? Ce que fait le Peuple d’un pays 17 fois plus petit que le leur, ne peuvent-ils pas le faire aussi ? Ne peuvent-ils pas sortir de cette férule qui les assassine à petits feux et puiser un peu de notre force en portant leur regard au-delà de l’océan qui pourrait nous réunir ?

 
Par Adriana EVANGELIZT - Publié dans : Les mensonges des médias
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Dimanche 12 février 7 12 /02 /Fév 00:30

Encore un article pour compléter le précédent où l'on voit bien que pour noyer son chien, on dit qu'il a la rage... le seul tort de José Bové c'est d'avoir été sincère. Trop. Notamment en ce qui concerne le conflit israélo-palestinien. On sait bien tout le randam qui est fait sur notre sol pour réduire au silence ceux qui dénoncent de justes vérités. Mais notre devoir de conscience est justement de nous battre pour la Justice et la Vérité.

Canal + et José Bové : de la boue cryptée

par Serge Halimi

Les grands médias ne donnent jamais rien aux contestataires. Ou jamais très longtemps. Ceux qui imaginent que leurs talents propres les soustrairont à la règle commune paient en général leurs illusions au prix fort. " Roi du tracteur. Casseur de MacDo. Manipulateur ? Enquête de personnalité : José Bové. Vrai-faux paysan. Fils de bourgeois. Sorcier des médias. Enquête de personnalité José Bové. " Le 30 septembre dernier, Canal + a à nouveau exhibé le caractère très particulier de son impertinence.

Désormais, chacun le répète, le militant paysan que Canal + et les autres chaînes ne cessaient d’inviter à propos de tout et de n’importe quoi serait devenu... trop médiatique. C’est en tout cas ce singulier chef d’accusation qui a servi de trame au documentaire de vingt-six minutes " Enquête de personnalité ", produit par Capa et diffusé par la chaîne cryptée appartenant à Vivendi Universal. Vingt-sept minutes, c’est parfois assez pour essayer de ruiner la réputation d’un militant syndicaliste ; la télévision sert aussi à ce genre de besogne. Elle nous " révèle " alors que ...

Ce soir-là, elle nous révéla que José Bové, qui " ne vient pas d’un milieu paysan mais d’une famille bourgeoise catholique ", était incapable à vingt ans " de prendre une fourchée de paille comme il faut. " Nul n’ignore que Canal + est la chaîne qui privilégie par dessus tout les origines populaires de ses abonnés, de ses animateurs et de ceux à qui elle donne la parole. Mais ce qu’on sait peut-être moins, c’est qu’elle est également prête à prendre tous les risques pour dévoiler bien pire : les " résultats scolaires moyens " du militant paysan que la prison menace.

Images ralenties, musique dramatique, tout fut bon pour mettre en scène les témoignages qu’on voulait les plus accablants. Un militant anarchiste nous révéla, dans le petit local obscur de son organisation, que José Bové fut ... anarchiste ; l’ex-femme de Bové, qui " après de longues hésitations a accepté de nous parler ", raconta que ce dernier avait trop voyagé ces dernières années ; un ancien associé, aujourd’hui militant à la FNSEA, nous apprit que l’actuel porte parole du syndicat agricole concurrent du sien n’était pas " un foudre de travail " ; un autre, via " son épouse qui accepte de raconter son expérience malheureuse " qu’il aurait même raté un agnelage " pour cause d’opération médiatique, une faute impardonnable dans le monde paysan. " Le journaliste, qui adore sans doute les agneaux et à qui la moindre " opération médiatique " doit soulever le cœur, enchaîna aussi accusateur qu’un demi Vychinski de multinationale : " Amoureux de ses brebis devant les photographes, José Bové est en fait un militant avant d’être un paysan. "

Puis vint le moment de Millau. Le lendemain de l’opération contre McDonald’s, Bové " part tranquillement en vacances dans une jolie station touristique où ses parents possèdent une résidence secondaire. " Là-bas, " il comprend qu’il y a un coup à jouer [...] La prison, il va l’utiliser comme une nouvelle arme médiatique. " Le téléspectateur pourrait se lasser devant tant d’acharnement et de malveillance. On pose alors la question redoutable : " José Bové en a-t-il trop fait avec les journalistes ? "

Et d’autres que les journalistes en auraient assez : " Avec de nombreux intellectuels, les ponts sont coupés. " Combien d’intellectuels ? On n’en évoque seulement deux, mais les meilleurs et les plus disponibles, Bernard-Henri Lévy et Alain Finkilekraut. L’un et l’autre vont reprocher à Bové des déclarations (maladroites et regrettées par lui) qui imputaient au Mossad israélien l’utilisation politique des attaques antisémites en France. " De tels propos le discréditent à vie ", tranche Alain Finkielkraut, qu’on a connu plus magnanime à l’égard d’autres offenses. L’émission s’achève par une précision : " José Bové n’a pas souhaité répondre à nos questions. " Qui le lui reprochera ?

Sources : Acrimed

Posté par Adriana Evangelizt

Par Adriana EVANGELIZT - Publié dans : Les mensonges des médias
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Samedi 11 février 6 11 /02 /Fév 23:55

Pour ceux qui ne connaissent pas le formdiable site Acrimed qui se fait un devoir de démonter les articles de nos médias officiels et porteurs de mauvaises paroles... l'article ci-dessous montre comment on "invente" la vie d'un personnage dans le seul but de lui nuire bien sûr... on transforme en faux ce qui est vrai.

 

Démontage médiatique d’un mythe médiatiquement (pré) fabriqué
 

Décryptage d’un reportage d’Eric Lehnich : " José Bové, enquête de personnalité ", Canal +, octobre 2002.

Générique sur fond d’images de Bové en action. En incrustation défilent des formules choc : Roi du tracteur ; Casseur de Mac Do ; Vrai-faux paysan ; Manipulateur ? ; Fils de bourgeois ; Sorcier des médias. Une musique expressioniste, saccadée, empruntée à l’émission "Capital", veut nous dire : " On y va, pas de concession. Notre mission : débusquer l’imposture, façon justicier ".

Acte 1. Un faux paysan

Une campagne paisible à 60 kms de Bordeaux. Une cour de ferme. Des cochons. " C’est ici que nous avons retrouvé Joseph et Clémentine, un couple de fermiers à la retraite. Ils n’ont jamais parlé aux journalistes, et pourtant ils sont un peu les parrains de José Bové, ils l’ont connu quand il avait 20 ans ".

Question fermée du journaliste : " C’est la première fois, en fait, que José Bové a touché une fourche de sa vie ".

Joseph, le menton en avant, amorce une expression dubitative de bon sens populaire qui voudrait dire " Qui peut vraiment affirmer une telle chose ". Hors champ, Clémentine prend la parole " Oui je pense ". Joseph, rattrapé de justesse, acquiesce.

Le journaliste, que la réponse laisse sur sa faim, revient à la charge : " Ca se voyait qu’il n’y connaissait rien ? " Comme les sondages, la question détermine la réponse : " Ah ben oui ! " lâche la fermière dans un haussement d’épaules. Enhardie et plus confiante, Clémentine nous conte comment ses petits enfants, eux, manient la fourche depuis l’âge de six ans... La voix off en veut encore : " Ca lui plaisait les travaux agricoles ? " Le paysan, un rien gêné, avance prudemment " à vrai dire, je ne pense pas vraiment ".

A sa femme, que le journaliste à perçu plus conforme à ses attentes : " Vous êtes d’accord Madame ? " " Oui, oui, oui " ...

Souvenirs de deux paysans à l’appui, l’escroquerie est démontrée : Bové est un faux paysan.

Acte 2. Un fils de bourgeois

Une photo un peu surannée en plein écran : le rétro noir et blanc d’un couple des années 50. Un tout jeune enfant, la main dans celles de sa mère. Présentation : " Les parents de José Bové, un couple de bourgeois catholiques, tous deux chercheurs à l’Inra ". L’album est feuilleté à l’écran : Bové petit garçon sur un mulet, petit garçon et son ballon, petit garçon en vacances. La voix off nous offre là " les joies d’une enfance dorée ".

" Mais, à l’adolescence, les choses se gâtent " apprend-on, " ses résultats scolaires sont moyens ".

Changement de décor : une ville morne, un clocher qui égrène les heures. Les murs gris d’un internat où le jeune Bové, élève moyen, a été envoyé. " C’est là, qu’il va vivre sa première expérience de contestataire ".

Musique dramatique, effet de ralenti. Entre en scène, d’un pas décidé, un homme en complet gris. L’abbé Baudet, 79 ans, professeur à la retraite, " mémoire vivante de l’établissement ". Le ralenti se fait plus lent, quand l’abbé fend, majestueux et dramatique, la travée centrale de la salle de classe.

Ce procédé scénique sera utilisé chaque fois qu’ un témoin viendra livrer sa déposition.

Le vieux maître, visiblement flatté par cette reconnaissance tardive, se souvient, un rien amusé. Il est question d’un devoir, dans lequel l’élève Bové donnait déjà des signes de rébellion. Un extrait nous est lu à haute voix pendant que la caméra parcourt en gros plan la copie de l’élève. Une question à l’abbé nous ramène au fil conducteur de l’entreprise : " Donc, il était déjà hostile à l’autorité " " Ah bien sûr, bien sûr, bien sûr ! ". On n’en demandait pas tant... Mais cela ne suffit pas. Un deuxième devoir, alors jugé subversif, est soumis au même traitement. On apprend, entre temps, que le jeune homme " malgré ses airs d’élève modèle " (déjà l’imposture !) a été renvoyé pour insolence. L’abbé poursuit sa déposition. Sur fond de chants grégoriens, gros plan sur la lettre de renvoi.

Après les souvenirs d’un couple d’agriculteurs, ce sont ceux d’un abbé, professeur à la retraite, qui servent à étayer la démonstration : Bové, faux paysan, rejeton ingrat de la bourgeoisie catholique " n’aime pas les études. Ce qui l’intéresse, c’est l’action ".

Acte 3. Agitateur, activiste

Nous voici dans une ruelle de Bordeaux, sur les traces d’un anarchiste, " retrouvé " par l’équipe. Mise en scène : musique, ralenti, un homme ouvre la porte à la caméra. S’ensuit, dans un local militant, le témoignage, plutôt bon enfant, d’un ancien camarade de combat. Il se souvient : José, les cheveux longs, la pipe, la veste en velours côtelé...Les luttes anti-militaristes, les premières actions. La caméra nous emmène sur les lieux du premier forfait : le murage du tribunal militaire. Bové, nous dit-on, " avait déjà un penchant pour les travaux du bâtiment ".

Images d’archives, musique de Bob Dylan. Nous voici sur le plateau du Larzac. Cheveux longs et guitares. Bové, nous dit le commentaire, " va en baver " : allant au bout de sa logique, " il décide de squatter une ferme abandonnée avec sa femme, Alice, retrouvée (elle aussi !) à dix kilomètre de là ". Séparée de José Bové, elle accepte de témoigner " après de longues hésitations ".

Photo de famille sur fond d’écran : José, Alice et deux petites filles. Alice évoque, souriante et presque attendrie, les difficultés matérielles de l’installation d’un jeune couple. La voix off parlera, elle, d’une période " très éprouvante ".

L’extension des installations militaires sur le plateau du Larzac est abandonnée par Mitterrand et Bové, en première ligne, " se retrouve, au côté du préfet, sur la photo ", lors de la signature du document officiel. Le commentaire s’en tient là. Mais le ton révèle que cet épisode est la première expression d’un mégalo manipulateur longtemps dissimulé, et que nos justiciers entendent aujourd’hui dénoncer.

Acte 4. Sorcier des médias

Retour au présent. " Pour tout le monde, aujourd’hui, Bové est un vrai paysan du terroir (sous-entendu : nous nous sommes tous fait avoir), il ne manque jamais (photos à l’appui) de se faire photographier avec ses brebis ou sur son tracteur ".

Faites entrer le témoin suivant !

Un ancien associé, aujourd’hui membre de la FNSEA, syndicat très à droite de la Confédération paysanne, témoin lui aussi " retrouvé " par nos vaillants enquêteurs. Accoudé à une table de ferme, un peu bourru, il laisse remonter des souvenirs mal digérés d’une association hasardeuse et malheureuse : Bové associé fainéant et profiteur.

Façon road-movie, l’équipe, caméra subjective à l’épaule, nous entraîne chez un autre témoin de cette époque avec lequel Bové se serait " brouillé ". Alors que ce témoin avait, au téléphone, refusé de témoigner, nos héros intrépides décident d’aller le débusquer chez lui. La caméra nous laisse devant la porte close de l’entrée de la maison.

" Après une longue discussion (négociation ?) c’est sa femme qui accepte de nous parler " triomphe le commentaire. La force persuasive de la caméra... On aimerait ici que cette même caméra restitue, aussi, la teneur de cette discussion négociation.

Arrive alors, toujours selon le procédé du ralenti, Brigitte dont " le pire souvenir avec Bové est un agnelage " : alors que cet événement nécessite des bras, Bové est absent " pour cause d’opération médiatique ". " Une faute impardonnable ". Accoudée, elle aussi, à une table, visiblement intimidée par la caméra, elle nous redit, d’une voix mal assurée, ce que le commentaire vient d’affirmer : ce jour-là, des photos nous le montrent, Bové est au cœur de l’action. Il occupe un dépôt de maïs transgénique.

Le téléspectateur compatit au triste sort de quelques agneaux sacrifiés sur l’autel de la Révolution.

Acte 5. Manipulateur hors la loi

Mais l’aura médiatique de Bové, nous dit-on, reste limitée au Larzac. Un événement va le propulser " star internationale " : l’opération Mac Do à Millau, action de protestation contre la politique commerciale des Etats-Unis et de l’OMC. C’est à cette occasion que Bové gagne ses galons de super manipulateur. Son forfait accompli, il part en vacances en famille, sans vraiment réaliser l’impact de l’événement. C’est là qu’il apprend que la justice veut l’entendre. " A ce moment-là seulement, il comprend qu’il y a un coup à jouer ". Ce n’est qu’au bout de trois jours qu’il répond à la convocation. " Le temps d’alerter les médias ! " .

Tour à tour, la juge d’instruction et le directeur du Mac Do, viennent livrer leur déposition et arrivent à la conclusion attendue : " José Bové a utilisé les journalistes ".

Mais, derrière le reproche explicite du commentaire, que l’on pourrait partager ( un militant digne de ce nom et de sa cause ne peut user de stratégie marketing pour vendre son combat-marchandise), perce l’indignation étranglée du pouvoir médiatique. Un pouvoir jamais entamé. Une brèche dans un rapport de force toujours inégal. Bové a usé du pouvoir que s’arrogent la plupart des médias : l’utilisation, l’instrumentalisation. Sa faute : objet/sujet, Bové, à l’époque encore médiatiquement neuf, et par conséquent très " rentable ", commet l’outrage d’utiliser et d’instrumentaliser les médias, à son tour.

Le pouvoir médiatique n’a pas d’autre choix que d’accepter ce " commerce équitable du donnant/donnant ". La machine médiatique est déjà actionnée. Emballée, elle est sans contrôle : Journal de 20h, conférences de presse, envoyés spéciaux à Millau. Les journalistes campent, presque jour et nuit, devant le Mac Do, se nourrissant, légitimement eux, sur la bête.

Grâce aux médias (à nous, dit le commentaire) Bové est sacré " Héros de l’anti-mondialisation ". Un titre usurpé entend-t-on à travers les mots.

Par ce même procédé du non dit, est dénoncé " le José Bové Tour " : Seattle, Davos, Porto Alegre, l’Inde. La caméra le prend en flagrant délit d’instrumentalisation (en tête de manifestation, il emprunte un turban, accessoire de décor, à un militant indien). " Il visite plus de 10 pays en un an et demi et néglige sa ferme " !

Mais le filon Bové s’épuise, et le pouvoir ne se partage pas longtemps. Bové " va trop loin ", Bové " en fait trop ". Une " image de trop " en fait foi : L’accolade avec Yasser Arafat lors d’un voyage en Palestine.

Le pacte fonctionne jusqu’à ce que le sujet Bové , déjà jugé moins rentable, commette un faux pas qui précipitera sa chute. La Faute : de retour de Ramallah, au cours d’une conférence de presse, Bové, témoin encore frais des exactions du gouvernement Sharon, s’emballe : les attentats anti-sémites pourraient servir Israël.

Les intellectuels le lâchent, " indignés ". Ayant, de toute façon, épuisé le sujet, les médias décrochent, mais entendent bien le " finir ".

Appelé à la rescousse, Finkielkraut, habitué au rôle de celui qui énonce les sentences, est sans appel : que Bové, " un homme habité par un certain nombre de convictions simples ", ait pu avancer une telle hypothèse " est une catastrophe ". Ce dérapage " le discrédite à vie ". Au journaliste qui semble surpris de la dureté des propos, il déclare " un militant se doit d’être humble devant le réel ".

Bové a franchi les limites du territoire autorisé. Le conflit israélo-palestinien est un terrain miné que les médias dominants refusent de labourer en profondeur. Quelque chose de l’ordre du tabou.

Après 25 minutes de procès, un gros plan nous montre Bové, tête penchée sur son bras, yeux fixés au sol.

L’image presque pieuse du coupable dont on attend le repentir.

Maria Ierardi. " GROUPE MÉDIAS D’ATTAC ", novembre 2002

Sources : Acrimed

Posté par Adriana Evangelizt

Par Adriana EVANGELIZT - Publié dans : Les mensonges des médias
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