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Les actions de José Bové

Dimanche 29 avril 7 29 /04 /Avr 13:34

Des engagements de Besancenot, Bové et Royal en faveur des pigistes

 et précaires dans les médias (Pigistes solidaires)


Un communiqué de « Pigistes solidaires » (revu et complété le 21 avril 2007)


Ségolène Royal et José Bové réclament que les aides accordées par l’Etat aux entreprises de presse et de l’audiovisuel soient conditionnées au respect du droit des salariés et précaires, et notamment des pigistes. De son côté, Olivier Besancenot demande des droits accrus de contrôle des salariés des médias pour combattre la précarité et obtenir le respect du Code de travail.

Les trois candidats ont répondu aux questions posées par les signataires de la pétition « Pigistes en colère » que nous avons adressée à l’ensemble des candidats - à l’exception de ceux de l’extrême droite -, dans le but d’attirer leur attention sur la situation précaire de la plupart des pigistes.

La candidate socialiste « souhaite qu’à l’avenir toutes les aides accordées par l’Etat aux entreprises médiatiques soient automatiquement liées à l’adoption d’une charte sociale pour le respect des droits des pigistes et à des engagements de limitation stricte du nombre de salariés précaires qui ne devrait pas dépasser 10% des effectifs titulaires de chaque métier ».

Pour José Bové, les aides doivent être conditionnées « au respect de l’application des conventions collectives et règles de droit du travail à l’égard de tous les journalistes et bien entendu en premier les pigistes » et « au respect de la liberté d’opinion de tout journaliste ».

Olivier Besancenot précise qu’il est « contre les CDD dits d’usage, contre les CDD à répétition qui sont une forme d’esclavagisme déguisé, et bien évidemment contre la rémunération en droits d’auteur ou en honoraires qui est totalement illégale et n’arrange que les patrons » [1]

Les trois candidats répondent ainsi favorablement à l’une des principales questions posées par les signataires d’une lettre ouverte / pétition adressée aux candidats à l’élection présidentielle par le collectif « Pigistes solidaires » (proche du syndicat SUD Culture Solidaires)

Le collectif précise qu’il s’est adressé à l’ensemble des candidats (à l’exception de ceux de l’extrême droite), dans le but d’attirer leur attention sur la situation précaire de la plupart des pigistes (travailleurs des médias rémunérés à la tâche).


Pour plus d’informations :

- Réponse de Ségolène Royal :, en .pdf.
-
Réponse de José Bové :
-
Réponse d’Olivier Besancenot
- Texte de la pétition « Pigistes en colère », liste des signataires... :
http://pigistessolidaires.zeblog.com/114687-sommaire/

http://www.pigistes-solidaires.org/


La pétition « Pigistes en colère » a recueilli environ 400 signatures de professionnels des médias ou de personnalités qui soutiennent les PIGISTES. Parmi ces signataires :

Pierre BERGOUNIOUX, écrivain - Thierry BOCCON-GIBOD, reporter photographe journaliste - Rony BRAUMAN, essayiste, enseignant - Jimmy BRAUN, rédacteur en chef - Noël BURCH, cinéaste/écrivain - Jean CARDONNEL, dominicain - Claudio D’ALELIO, président Groupe politique européen fédéraliste - Didier DAENINCKX, écrivain - Francine DEROUDILLE-DOISNEAU, responsable atelier de photographie - Karine DURANCE, responsable communication CINECINEMA - Jacqueline FRAYSSE, députée PCF des Hauts-de-Seine - Philippe GARREL, metteur en scène - Maité GILLES - Christophe GIRARD, adjoint au maire de Paris chargé de la culture - Emilie GUNZBOURG - Jean LASSALLE, député UDF des Pyrénées-Atlantiques - Jean LE GAC, artiste peintre - Henri MALER, universitaire - Dr Jacqueline MANDELBAUM, maître de conférence universitaire- praticienne hospitalière - Christine MANESSIER, expert art - Pierre MARCELLE, journaliste - Didier MASMALET, compositeur musique - Pierre MOINOT, romancier, membre de l’Académie française - Serge MUSCAT - Agnès NITELET, musicienne - Dominique NOEL, secrétaire général SUD Culture Solidaires - Alain NOGUES, cofondateur de l’agence Sygma - Cyrille PUTMAN, écrivain - Maurice RAJSFUS, écrivain - Denise RENE, galeriste - Jean ROLIN, écrivain - Willy RONIS, photographe - Martine ROURE, députée européenne (socialiste) - Violeta SANCHEZ, comédienne - Louis SKORECKI, journaliste/cinéaste - Jacob SOLL, prof de fac - Kathleen SPIVACK, écrivaine - Flore-Aël SURUN, photographe - Isabelle SYLVESTRE, réalisatrice - Olivier TODD, journaliste et écrivain - Martin VEYRON, auteur de bandes dessinées - Jacques VILLEGLE, artiste peintre.


Sources Acrimed

Posté par Adriana Evangelizt

Par Adriana EVANGELIZT - Publié dans : Les actions de José Bové
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Vendredi 20 avril 5 20 /04 /Avr 14:42

Ah le Pays Basque, nous y habitons à côté et au moins deux week-end par mois, nous allons y faire un bon gueuleton. Nous soutenons les Corses, nous soutenons les Basques et c'est bien que José s'intéressent aux porteurs du légendaire béret..

 

 

Bové ose la reconnaissance du Pays Basque


·Le candidat en visite au Pays Basque estime que "l’État français ne peut rester en dehors du processus de paix"



José Bové en visite au Pays Basque est un peu chez lui. D’abord parce que c’est du côté de la Soule qu’il a "appris à être paysan", il y a une trentaine d’années, lors de son objection de conscience.Ensuite, parce qu’il vient régulièrement prendre la température et mesurer les avancées, notamment de la Chambre d’Agriculture alternative du Pays Basque qu’il affirme "soutenir". En octobre 2003, le porte-parole de la confédération paysanne était venu défendre au Pays Basque "la réalisation d’objectif sans le concours de l’État". Hier à Ainhice-Mongelos, devant cette Chambre d’Agriculture alternative construite peu après "sans le concours de l’État", c’est le candidat altermondialiste qui voulait "montrer qu’on peut développer autrement l’agriculture" et "se réapproprier la démocratie".Une initiative qu’il espère "encourager" avec sa candidature.

Pour la maire de Juxue, qui l’accueillait hier soir sur le perron de Laborantza Ganbara, il était donc "normal qu’il nous fasse un petit coucou". D’autant, a ajouté Bernadette Oillarburu, qu’il est "le candidat le plus parrainé du Pays Basque avec 11 signatures de maires basques". Pour le candidat, ce choix a compté puisqu’il s’est qualifié in extremis à la course aux présidentielles avec 503 voix, soit à peine trois de plus que le seuil minimum exigé.

En retour, José Bové connaît bien les dossiers du Pays Basque et ne craint pas de se prononcer sur la langue basque, la 2X2 voies, le département Pays Basque et même le processus de paix pour lequel il est favorable à une intervention du gouvernement français.Face aux journalistes mêlés à environ 250 sympathisants réunis hier dans la Chambre d’Agriculture du Pays Basque, José Bové a estimé qu’on "ne peut pas couper le Pays Basque en morceaux". "Le pays Basque il est au sud, il est aussi au nord. C’est l’ensemble du Pays Basque qui est concerné. L’Etat français ne peut rester en dehors du processus de paix et doit même y apporter une manière positive de le régler".


Processus de reconnaissance


A l’instar du candidat Besancenot lors de sa visite au Pays Basque, José Bové a estimé qu’il ne peut y avoir de résolution du conflit basque sans "une résolution politique et donc des propositions politiques" et que "la démarche de la France devrait être la reconnaissance du département Pays Basque comme faisant partie d’un processus de reconnaissance d’une réalité historique". En aparté, il a également confié au Journal sa vision d’un Pays Basque dans une Europe fédérale. Il est vrai que José Bové s’est déjà prononcé pour le droit à l’autodétermination des peuples.Pour le candidat altermondialiste, la création d’un département Pays Basque est "très importante" pour permettre, "dans un cadre européen", "des institutions du Pays Basque qui soient en capacité de porter le débat politique, le débat économique et le débat social".


Une façon pour le chantre de la "désobéissance civile" et candidat à l’investiture suprême, d’allier plus largement ses efforts pour que "la démocratie parte de la base". Dans cette foulée, José Bové s’est prononcé "pour que la langue basque soit reconnue".Il a également plaidé en faveur d’un "moratoire" pour les projets de nouveaux axes routiers et ferroviaires qui traverseraient le Pays Basque et a répondu aux représentants de la Chambre d’Agriculture, des Démos, de Leia, du Collectif d’associations de défense de l’environnement (Cade).Sur un sujet plus attendu, il a estimé que la nouvelle réglementation de la culture des OGM se traduira par le déclenchement d’une "guerre civile" entre agriculteurs pro et anti-OGM.

En réponse à un éleveur de brebis inquiet pour les 5000 hectares de cultures OGM annoncées au Pays Basque, José Bové a annoncé ce conflit "entre ceux qui ont choisi les filières de qualité et les agri-managers qui veulent imposer les OGM au mépris des consommateurs"."Je demande à Jacques Chirac de prendre ses responsabilités pour annuler les décrets qui ont réglementé les cultures et essais d’OGM en France", a-t-il ajouté. Selon lui, "l’absence totale de transparence du système adopté" va donner lieu à des "suspicions entre agriculteurs de communes voisines". "Si les voies légales ne suffisaient pas à les annuler, a-t-il ajouté, cela pourrait peut-être donner lieu à des actes de désobéissance civique, et je soutiendrai de tels actes" a lancé celui qui vient d’écoper de quatre mois de prison ferme pour arrachage de plans OGM. La "légitimité" de Bové vient des décrets publiés en mars par le ministère de l’agriculture qui selon lui "ne respectent par la réglementation européenne". Mais le procureur a un an pour saisir le juge d’application des peines. Dans cette attente, le candidat au slogan "Osez Bové" espère prendre "cinq ans ferme".

Sources
Euskal Heuria

Posté par Adriana Evangelizt


 

Par Adriana EVANGELIZT - Publié dans : Les actions de José Bové
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Jeudi 12 avril 4 12 /04 /Avr 13:08

José Bové : « Il faut faire de la lutte contre les discriminations

de tous types une priorité nationale »

 

Les personnes issues de l’immigration notamment maghrébine subissent des discriminations multiformes et en particulier un accès verrouillé au monde du travail. Des dispositions ont été prises (par exemple, le projet du CV anonyme malheureusement abandonné) mais cela n’est pas suffisant. Quels engagements comptez-vous prendre pour lutter efficacement contre les discriminations ?

JB - La question des discriminations liées à l’origine des populations issues de l’immigration coloniale ou post-coloniale est bien plus large que le seul problème de la discrimination à l’embauche. Celle-ci en est un aspect parmi les plus lourds de conséquences. Le dernier rapport du Bureau International du Travail fait apparaître que cette forme de discrimination est quasiment la règle (dans 4 cas sur 5 !!) dans les entreprises françaises. Il aurait dû entraîner une mobilisation de tous les moyens législatifs et politiques pour combattre ce qu’il faut bien appeler un racisme structurel.

Le problème est dans le fait que pour qu’un Etat combatte de manière crédible et effective un tel phénomène social, il faudrait déjà qu’il soit lui-même débarrassé des formes de racisme institutionnel qui le caractérisent. La pratique ordinaire du contrôle au faciès, le maintien de la double peine, la quasi-impunité de facto des violences policières infligées à une partie de la population, la privation d’une partie des élèves de ce pays de l’accès au droit à l’éducation en sont les exemples les plus frappants. Quant aux mesures immédiatement réalisables pour limiter la discrimination à l’embauche, elles relèvent principalement de la dissuasion.

Aujourd’hui l’écrasante majorité des plaintes pour discrimination, y compris quand les faits sont constatés, sont classées sans suite. Il faut donc faciliter les voies de recours et renforcer les moyens d’application des lois qui existent, il faut appliquer réellement les textes communautaires qui font peser la charge de la preuve sur le défendeur dés qu’une discrimination est présumée, et il faut alourdir de manière fortement dissuasive le régime des sanctions applicables.

Le CV anonyme n’est pas de nature à combattre la discrimination mais simplement à la contourner, néanmoins l’abandon même de cette mesure en dit long sur l’absence de volonté politique d’affronter le problème quand les intérêts des patrons sont en jeu.

Il faut faire de la lutte contre les discriminations de tous types une priorité nationale avec les moyens législatifs et financiers en conséquence. Le reste, c’est-à-dire l’essentiel du combat contre les discriminations, ne peut venir que d’une véritable lutte politique que seules les populations concernées peuvent mener à bien avec tous leurs alliés. J’espère en être un, à la hauteur de l’enjeu.

Êtes-vous favorable au droit de vote des résidents non communautaires ? Si oui, à quelles élections ?

JB - Je suis pour le droit de vote de tous les résidents étrangers (communautaires ou non) à toutes les élections, sans exception. Ils doivent également pouvoir être éligibles aux charges de représentation politique. Les condition d’ancienneté d’installation doivent être définie après débat, mais ne doivent pas être trop lourde dés lors qu’il y a participation de l’intéressé à la vie sociale, économique, culturelle française.

A terme, nous devons engager un débat qui va dans le sens de l’évolution du rapport entre citoyenneté de résidence (jouissance de l’ensemble des droits citoyens) et nationalité. Il existe des pistes à étudier dans de nombreux pays, y compris européens. Les inquiétantes dérives des candidats des partis "de gouvernement" sur le thème de l’identité nationale rend cela de plus en plus urgent.

Jacques Chirac a récemment supprimé le deuxième alinéa de l’article 4 de la loi du 23 février 2005 glorifiant le passé colonial de notre pays. En 1995, Jacques Chirac reconnaissait la responsabilité de l’Etat français dans la déportation des Juifs de France et "la dette imprescriptible" de l’Etat à l’égard des victimes et de leurs ayants droits. Pensez-vous que cette reconnaissance puisse être étendue aux victimes des crimes coloniaux ? Si oui, estimez-vous que ce travail de mémoire puisse être prolongé dans les programmes de l’Education nationale ?

JB - La loi du 23 février est l’un des aspects de l’évolution inquiétante du discours politique de ces dernières années, il n’est pas le seul. Nous assistons à la réactivation des ressorts les plus chauvins de la politique et de relents de discours colonialistes qu’on croyait révolus. Il y a quelques années, Georges Frêche a lancé dans l’Hérault un projet de "Musée de la France en Algérie" à la gloire de la colonisation sans que ça fasse de vague.

Ce projet est toujours en cours de réalisation. Je crois que cette évolution, qui fait écho à la logique bushienne du choc des civilisations et de la guerre globale permanente, sert plusieurs objectifs que partagent ceux qui nous gouvernent depuis trop longtemps : monter les gens les uns contre les autres pour mieux les contrôler par des moyens clientélistes et communautaristes ; désigner des "populations dangereuses", voire des "ennemis intérieurs" pour justifier le renforcement de la fonction policière et répressive de l’Etat et en même temps réduire les citoyens à la résignation grâce au chantage à l’insécurité ; au plan international, justifier la poursuite et le renforcement de politiques d’agression et de pillage néo-colonial ; et masquer, enfin, le renoncement de ces mêmes politiques au rôle de redistribution de l’Etat et de choix des politiques économiques et sociales, abandonnés aux entreprises multinationales et aux organismes financiers internationaux.

La France doit reconnaître et assumer l’ensemble de son Histoire pour assumer toutes celles et tous ceux qui la composent. C’est aussi la condition pour décider de quels aspects de cette Histoire nous voulons être les continuateurs. Parmi ceux qui me viennent à l’esprit immédiatement, il y a les combats anti-esclavagistes et anti-coloniaux, les combats pour l’égalité entre les femmes et les hommes, les combats des paysans contre la confiscation des terres et de la nature par l’économie du profit et du productivisme, les combats ouvriers et salariés, le combat anti-nazi, le combat anti-impérialiste et anti-raciste...

Les crimes et la "dette" coloniaux doivent être reconnus et la question des réparations ne doit plus être un tabou. Je pense que la meilleure réparation est le plein engagement pour la justice et l’égalité en France, le combat contre le pillage et la domination des peuples du sud et la construction de rapports justes et équitables au niveau mondial. Les programmes de l’éducation nationale doivent bien entendu intégrer ces exigences en se libérant complètement des vérités historiques officielles qui sont encore en bonne partie celles des vainqueurs et des puissants.

Pensez-vous supprimer ou laisser en l’état la loi Ceseda ainsi que les dernières lois sur l’immigration ? Etes vous notamment favorable ou non à la disposition de loi criminalisant la solidarité envers les sans papiers ?

JB - Toute loi criminalisant la solidarité pour l’égalité des droits est une loi scélérate qu’il est du devoir de tous et de toutes de ne pas appliquer. Je suis bien sûr pour l’abrogation de la loi CESEDA de Nicolas Sarkozy, comme de toutes les lois de criminalisation des migrants : les lois Pasqua, Debré, Chevènement, Méhaignerie, Guigou... A leurs places il nous faut une loi garantissant le droit du sol et les droits des étrangers. Il faut dépénaliser le séjour irrégulier.

On ne doit plus aller en prison pour des papiers. Il faut fermer les centres de rétentions et supprimer la compétence du ministère de l’intérieur et de la police dans la gestion de l’immigration et transférer celle-ci à un autre ministère : le ministère de l’égalité des droits ! Les sans-papiers doivent être immédiatement régularisés avec une carte de séjour de dix ans. Il faut ouvrir les emplois réservés à tous les résidents étrangers et la double peine doit être supprimée. Pour de vrai ! Il faut par ailleurs mettre un coup d’arrêt à l’escroquerie selon laquelle l’Europe forteresse et le déni des droits des migrants serviraient les intérêts des travailleurs-ses et des citoyen-nes en Europe.

En plus du fait de maintenir des millions de personnes dans des conditions de vie indignes, cela sert au contraire à fragiliser les droits des salarié-e-s en France en favorisant le travail au noir dans des conditions inférieures aux normes en vigueur (dans le bâtiment, l’agriculture, le textile, le nettoyage industriel, les aides aux personnes etc.) et à préserver les très grandes différences de rémunération entre pays, ce qui permet notamment les délocalisations et la mise en concurrence des travailleurs au niveau mondial.

La loi SRU est contournée par de nombreux maires qui préfèrent payer une amende plutôt que de construire des logements sociaux. Quelles dispositions comptez-vous mettre en oeuvre pour contraindre au respect de cette loi ? Et plus généralement pour lutter contre la pénurie des logements sociaux ?

JB - La question du droit de toutes et tous à un logement digne est une des premières priorités que doit se fixer toute politique qui se prétend soucieuse de justice sociale. La fin du mal-logement et de la privation de logement est un objectif réalisable à échéance relativement courte. Le seul obstacle est la complicité des politiques publiques avec les intérêts de la spéculation immobilière et foncière. Malheureusement, malgré les effets d’annonce électoralistes, aucun des partis dits "de gouvernement" ne semble prêt à rompre avec ces intérêts.

Il faut un grand plan de rénovation urbaine qui ne soit pas centré sur une revalorisation du bâti qui ne profite pas au populations qui en ont le plus besoin, comme c’est le cas avec le plan Borloo et le travail de l’ANRU. Il doit avoir pour but central la réhabilitation des conditions de vie des habitants des quartiers populaires et des mal-logés. J’appelle à un grand chantier de réaménagement de l’habitat vétuste et de construction de 120 000 logements par an.

Par ailleurs, il faut mettre en place des sanctions réellement dissuasives à l’encontre des municipalités qui ne construisent pas suffisamment de logements sociaux, y compris l’inéligibilité, et appliquer un système de péréquation fiscale entre les collectivités territoriales qui soit plus favorable aux territoires où vivent des couches populaires modestes.

L’islamophobie est un phénomène dont la gravité est attestée par des études de la CNCDH (Commission nationale consultative des droits de l’Homme), ainsi que par diverses organisations de défense des droits de l’Homme. Quelles dispositions comptez-vous prendre pour lutter contre l’islamophobie ?

JB - La stigmatisation des Musulmans et des populations de culture islamique est devenue un des principaux véhicules de l’idéologie et des pratiques racistes en France et dans le monde. C’est un phénomène extrêmement dangereux qui met à l’index une partie importante de l’humanité et de la population française. Ce discours favorise en plus la crispation et le repli identitaire de chacun des "camps" qu’il définit, compromettant de plus en plus les possibilités de vie commune pacifique. Il doit être combattu vigoureusement, comme doivent être combattues toutes les formes de racismes, de discrimination et d’incitation à la haine sur la base de l’origine ethnique ou culturelle, des convictions religieuses ou philosophiques, des choix et orientations sexuelles ou existentielles, du sexe ou des caractères physiques.

Il est par ailleurs impératif de défendre la séparation de l’Etat et de la religion, d’imposer le respect des droits et libertés des individus quelle que soit leur origine ou leur orientation philosophique ou religieuse, de garantir la liberté de croire ou de ne pas croire ainsi que la possibilité de pratiquer ses convictions dans des conditions dignes, d’égalité entre les cultes et de respect des droits de chacun-e. Parmi les droits les plus fondamentaux nous mettons aussi les droits à la libre expression, à la liberté de la presse, à la liberté de critiquer y compris les croyances et religions.

C’est pour cela que je tiens à ce qu’un sérieux effort soit déployé pour distinguer ceux-ci de l’incitation à la haine, de la stigmatisation et de la mise à l’index de parties de la population. Je peux dire d’ores et déjà que les caricatures des années trente présentant les juifs au nez crochus et aux airs sournois ne relèvent pas de la critique inoffensive, elles ont contribué à faire le terreau d’un racisme aux conséquences fatales. De la même manière, représenter les musulmans systématiquement comme des terroristes, des violents et des abrutis ne relève pas de la simple liberté de la presse.

La loi de mars 2004 qui bannit les signes religieux ostensibles de l’école a eu pour conséquence la déscolarisation de dizaines de jeunes filles et leur éviction du monde du travail. Quelles mesures pourrez-vous prendre pour faciliter leur réintégration dans la société ?

JB - J’ai toujours été clairement contre cette loi. Il est évident que c’est une loi qui est principalement préjudiciables aux musulmanes, en plus d’un certains nombre de Sikhs. C’est une loi discriminatoire qui doit être abrogée. Je suis, plus largement, pour une législation qui se donne les moyens de défendre effectivement le libre choix des femmes, entre autre de porter le foulard ou de ne pas le porter. Cela signifie de se donner de réels moyens d’interdire toute discrimination et tout préjudice lié au port du foulard, de se donner également les moyens d"interdire toute contrainte faite aux femmes, notamment de le porter. Les filles déscolarisées doivent bien entendu avoir à nouveau accès à l’école publique.

La légitimité du CFCM, notamment le mode d’élection de ses responsables, est aujourd’hui contestée par de nombreux citoyens français de culture musulmane. Quelle est votre opinion à ce sujet ?

JB - Les Musulman-e-s, comme les adeptes des autres religions, doivent avoir la possibilité de s’organiser afin d’organiser l’exercice de leur culte dans des conditions décentes, libres et en compatibilité avec les lois de la République. Ceci doit pouvoir se faire sans immixtion de l’Etat. Le CFCM est le fruit de négociations entre le ministère de l’intérieur et des interlocuteurs musulmans qu’il a lui-même désigné ou reconnu.

Les Musulman-e-s, comme les fidèles d’autres croyances doivent pouvoir s’organiser librement et hors d’une tutelle de l’Etat contraire au principe de laïcité. Pour que les institutions qu’ils se donnent soient reconnues comme interlocuteur par l’Etat pour l’organisation pratique du culte, il est préférable qu’elles soient réellement représentatives et transparentes. Je ne suis pas sûr que le CFCM, œuvre de Nicolas Sarkozy, corresponde à ces qualités.

Le gouvernement de M. Bush, loin de retenir les leçons de son aventure militaire dramatique en Irak multiplie les menaces de guerre totale contre l’Iran. Quelle position adopterez-vous en cas de guerre contre l’Iran ?

JB - Tout d’abord, il est nécessaire de dire que les troupes d’occupation en Irak doivent se retirer immédiatement. Tout doit être mis en œuvre pour restituer au peuple irakien les richesses pillées et pour reconstruire une société qui a été plongée dans l’horreur et la destruction par une politique impériale criminelle. Les responsables doivent être poursuivis.

Pour ce qui est des menaces des Etats-Unis d’Amérique de replonger la région moyen-orientale et le monde dans une nouvelle guerre, je suis contre tout projet d’intervention militaire contre l’Iran, la guerre n’est pas le moyen juste ni efficace de résoudre les problèmes. La France doit user de tous les moyens en sa possession pour s’y opposer. Elle doit user de sa position à l’ONU et dans l’Union Européenne, en coopération avec tous ceux qui ont intérêt à la paix, pour faire obstacle à la folie guerrière et hégémonique des Etats-Unis.

Il est temps par ailleurs que soit engagée par la France, puissance nucléaire, un processus visant à dénucléariser complètement les rapports internationaux et les programmes de défense et à l’adoption d’un pacte mondial de bannissement de l’armement nucléaire, chimique et bactériologique. C’est la seule manière crédible et durable de faire obstacle à une prolifération incontrôlable des armes de destruction massives.

Israël persiste à mépriser le droit international en toute impunité. Colonisation toujours plus étendue, répression continue du peuple palestinien, non respect des résolutions de l’ONU. La France peut-elle imposer contre le droit à la force la force du droit ?

JB - La France et l’Europe peuvent et doivent mettre en œuvre tous les moyens à leur disposition pour imposer le respect des droits nationaux du peuple palestinien, l’application du droit et des résolutions internationales. Il est insupportable que le peuple palestinien continue à être systématiquement excepté des droits reconnus aux peuples à l’autodétermination, à la liberté et à la vie. Il est insupportable également que l’Etat d’Israël continue à être dispensé systématiquement de l’obligation de respect du droit.

Il y a en outre une urgence absolue à reprendre les aides directes indispensables à la survie des palestiniens, et à imposer la levée immédiate du siège imposé aux populations de Gaza et de Cisjordanie ainsi que l’arrêt des incursions armées et des bombardements réguliers qu’ils subissent. En cinq ans, depuis ma visite à Ramallah où j’ai pu rencontrer le Président Arafat assiégé, les conditions de survie se sont dégradées de façon alarmante, pour tout Etat qui en a les moyens ne pas intervenir relève de la complicité criminelle.

Sources Oumma com

Posté par Adriana Evangelizt

Par Adriana EVANGELIZT - Publié dans : Les actions de José Bové
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Jeudi 12 avril 4 12 /04 /Avr 13:01

A Brest, Bové altermondaliste et antisexiste

Le candidat alermondialiste à la présidentielle était en meeting jeudi soir dans la cité du Ponant.

"Je dénonce depuis plusieurs semaines cette campagne des petites phrases assez médiocre et  les attaques sexistes font partie de cela. Aujourd'hui en France (...), il y a un machisme ambiant qui continue. Cela ne me pose aucun problème de signer la pétition", a commenté le candidat en marge d'un meeting réunissant quelques 800 personnes.

3200 hommes et femmes ont déjà signé la pétition circulant sur l'Internet

www.1milliondefemmessenervent.org 

                                                                                                                                     

Par ailleurs, José Bové qui n'a pas signé le pacte écologique de Nicolas Hulot, a préconisé de demander aux divers candidats à la présidentielle de se positionner sur "4 moratoires" concernant la culture des OGM en plein champ, la construction de la centrale EPR de Flamanville, les déchets et la question des incinérateurs, et le programme autoroutier "bétonnage incroyable de tout le territoire".

Sources Ouest France

Posté par Adriana Evangelizt

Par Adriana EVANGELIZT - Publié dans : Les actions de José Bové
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Dimanche 1 avril 7 01 /04 /Avr 00:48

A Grenoble, José Bové ressent et dénonce

"une société coupée en deux"

Le candidat altermondialiste à l'élection présidentielle, José Bové, qui s'est rendu samedi dans deux quartiers populaires de Grenoble, a affirmé ressentir une "société (française) coupée en deux", dénonçant "une ghettoïsation de plus en plus forte".

"Cet après-midi à Grenoble, j'ai ressenti ce que j'ai déjà ressenti dans d'autres quartiers populaires, à Nantes, Mante-la-Jolie, Vaulx-en-Velin, Argenteuil: le fait que nous sommes dans une société coupée en deux avec une marginalisation et une ghettoïsation de plus en plus forte", a déclaré M. Bové qui a notamment rencontré des responsables d'associations de ces quartiers.

"On parque les pauvres. Rien n'est fait aujourd'hui pour lutter contre ça, au contraire", a-t-il ajouté lors d'une conférence de presse préalable à une réunion publique.

Le candidat altermondialiste, qui a également discuté avec des jeunes venus à sa rencontre, a estimé que "cela continuerait (...), quel que soit le candidat élu", et a exhorté à voter "massivement pour une nouvelle dynamique".

"Je ne veux pas me comparer aux autres. Je fais le lien aujourd'hui entre le combat social, le combat écologique et la nécessité de redonner le pouvoir aux citoyens et à la démocratie", a estimé José Bové.

"Ce qu'il faut aujourd'hui, ce n'est pas faire des cahiers de doléances mais des cahiers d'exigences", a-t-il poursuivi.

Alors que le gouvernement a récemment autorisé des essais de cultures OGM, notamment à Bourgoin-Jallieu (Isère), le candidat altermondialiste a souligné qu'il fallait "rester vigilant".

"On part du domaine de la recherche et on le fait rentrer dans le domaine industriel sans aucun débat, sans évaluation par rapport aux conséquences". "C'est l'industrie qui commande", a-t-il déploré avant d'indiquer que "tous les candidats (avaient) pris position pour un moratoire sur les OGM à l'exception de Nicolas Sarkozy", le candidat de l'UMP.

Sources AFP

Posté par Adriana Evangelizt

Par Adriana EVANGELIZT - Publié dans : Les actions de José Bové
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