Bové ose la reconnaissance du Pays Basque

Publié le par Adriana EVANGELIZT

Ah le Pays Basque, nous y habitons à côté et au moins deux week-end par mois, nous allons y faire un bon gueuleton. Nous soutenons les Corses, nous soutenons les Basques et c'est bien que José s'intéressent aux porteurs du légendaire béret..

 

 

Bové ose la reconnaissance du Pays Basque


·Le candidat en visite au Pays Basque estime que "l’État français ne peut rester en dehors du processus de paix"



José Bové en visite au Pays Basque est un peu chez lui. D’abord parce que c’est du côté de la Soule qu’il a "appris à être paysan", il y a une trentaine d’années, lors de son objection de conscience.Ensuite, parce qu’il vient régulièrement prendre la température et mesurer les avancées, notamment de la Chambre d’Agriculture alternative du Pays Basque qu’il affirme "soutenir". En octobre 2003, le porte-parole de la confédération paysanne était venu défendre au Pays Basque "la réalisation d’objectif sans le concours de l’État". Hier à Ainhice-Mongelos, devant cette Chambre d’Agriculture alternative construite peu après "sans le concours de l’État", c’est le candidat altermondialiste qui voulait "montrer qu’on peut développer autrement l’agriculture" et "se réapproprier la démocratie".Une initiative qu’il espère "encourager" avec sa candidature.

Pour la maire de Juxue, qui l’accueillait hier soir sur le perron de Laborantza Ganbara, il était donc "normal qu’il nous fasse un petit coucou". D’autant, a ajouté Bernadette Oillarburu, qu’il est "le candidat le plus parrainé du Pays Basque avec 11 signatures de maires basques". Pour le candidat, ce choix a compté puisqu’il s’est qualifié in extremis à la course aux présidentielles avec 503 voix, soit à peine trois de plus que le seuil minimum exigé.

En retour, José Bové connaît bien les dossiers du Pays Basque et ne craint pas de se prononcer sur la langue basque, la 2X2 voies, le département Pays Basque et même le processus de paix pour lequel il est favorable à une intervention du gouvernement français.Face aux journalistes mêlés à environ 250 sympathisants réunis hier dans la Chambre d’Agriculture du Pays Basque, José Bové a estimé qu’on "ne peut pas couper le Pays Basque en morceaux". "Le pays Basque il est au sud, il est aussi au nord. C’est l’ensemble du Pays Basque qui est concerné. L’Etat français ne peut rester en dehors du processus de paix et doit même y apporter une manière positive de le régler".


Processus de reconnaissance


A l’instar du candidat Besancenot lors de sa visite au Pays Basque, José Bové a estimé qu’il ne peut y avoir de résolution du conflit basque sans "une résolution politique et donc des propositions politiques" et que "la démarche de la France devrait être la reconnaissance du département Pays Basque comme faisant partie d’un processus de reconnaissance d’une réalité historique". En aparté, il a également confié au Journal sa vision d’un Pays Basque dans une Europe fédérale. Il est vrai que José Bové s’est déjà prononcé pour le droit à l’autodétermination des peuples.Pour le candidat altermondialiste, la création d’un département Pays Basque est "très importante" pour permettre, "dans un cadre européen", "des institutions du Pays Basque qui soient en capacité de porter le débat politique, le débat économique et le débat social".


Une façon pour le chantre de la "désobéissance civile" et candidat à l’investiture suprême, d’allier plus largement ses efforts pour que "la démocratie parte de la base". Dans cette foulée, José Bové s’est prononcé "pour que la langue basque soit reconnue".Il a également plaidé en faveur d’un "moratoire" pour les projets de nouveaux axes routiers et ferroviaires qui traverseraient le Pays Basque et a répondu aux représentants de la Chambre d’Agriculture, des Démos, de Leia, du Collectif d’associations de défense de l’environnement (Cade).Sur un sujet plus attendu, il a estimé que la nouvelle réglementation de la culture des OGM se traduira par le déclenchement d’une "guerre civile" entre agriculteurs pro et anti-OGM.

En réponse à un éleveur de brebis inquiet pour les 5000 hectares de cultures OGM annoncées au Pays Basque, José Bové a annoncé ce conflit "entre ceux qui ont choisi les filières de qualité et les agri-managers qui veulent imposer les OGM au mépris des consommateurs"."Je demande à Jacques Chirac de prendre ses responsabilités pour annuler les décrets qui ont réglementé les cultures et essais d’OGM en France", a-t-il ajouté. Selon lui, "l’absence totale de transparence du système adopté" va donner lieu à des "suspicions entre agriculteurs de communes voisines". "Si les voies légales ne suffisaient pas à les annuler, a-t-il ajouté, cela pourrait peut-être donner lieu à des actes de désobéissance civique, et je soutiendrai de tels actes" a lancé celui qui vient d’écoper de quatre mois de prison ferme pour arrachage de plans OGM. La "légitimité" de Bové vient des décrets publiés en mars par le ministère de l’agriculture qui selon lui "ne respectent par la réglementation européenne". Mais le procureur a un an pour saisir le juge d’application des peines. Dans cette attente, le candidat au slogan "Osez Bové" espère prendre "cinq ans ferme".

Sources
Euskal Heuria

Posté par Adriana Evangelizt


 

Commenter cet article