Les indemnités de Forgeard provoquent un tollé

Publié le par Adriana EVANGELIZT

En tout, Forgeard a donc touché 8,5 millions d'euros d'indemnités alors que Airbus est en train de faire faillite et que des licenciements de personnels sont en vue. Ceci est proprement scandaleux. De quel droit, Forgeard a-t-il plus de droits que les ouvriers qui triment sang et eau pour construire les avions. Quel monde pourri. Il faut vraiment virer toutes ces élites corrompues. Il n'y a pas d'autres solutions. Grosso modo, 5 milliards de centimes dans la poche du môssieur. Ces individus abjects sont une honte pour notre monde alors qu'il y a tant de misères.

 

 

 

Les indemnités de Forgeard provoquent un tollé

 

Les principaux délégués syndicaux d'Airbus ont vivement réagi mercredi 11 avril à l'annonce des indemnités financières reçues par leur ancien patron Noël Forgeard à la suite de son éviction l'été dernier.

"C'est honteux, évidemment, que Noël Forgeard ait pu recevoir tout cela mais, en fait, ces millions d'euros sont une récompense pour ses bons et loyaux services en faveur de Monsieur Lagardère qui, il ne faut jamais l'oublier, a tiré beaucoup plus de bénéfices que Monsieur Forgeard dans cette affaire", a déclaré Xavier Pétrachi, délégué central CGT.

Noël Forgeard, ancien coprésident exécutif d'EADS, a perçu plus de 6 millions d'euros lors de son départ en juillet du groupe européen d'aéronautique, de défense et d'espace.

S'y est ajoutée une indemnité "de non concurrence", depuis le début de l'année, de près de 2,5 millions d'euros.


"Possible et légal"

"En fait, ces deux hommes, et bien d'autres à la tête d'Airbus, ont tout fait pour tirer le plus de bénéfices de notre société, quitte à la mettre dans le rouge. Et maintenant, ce sont les employés, c'est à dire nous, qui allons payer les pots cassés pendant plusieurs années", a ajouté Xavier Pétrachi.

Pour Marina Lensky, déléguée centrale CFTC, "cette annonce est vécue comme un véritable scandale par tous les salariés d'Airbus, qu'ils soient compagnons ou ingénieurs. Nous sommes outrés, il n'y a pas d'autres mots possibles".

"Même si ces millions offerts en toute légalité à Monsieur Forgeard sont peu au regard des milliards d'euros qu'il va falloir trouver pour sauver Airbus, nous sommes tous vraiment choqués", a ajouté la leader syndicale.

"Ce qui est scandaleux, ce n'est donc pas l'argent qu'il a pris, mais que cela soit possible et légal", a dit de son côté Jean-François Knepper, délégué central du syndicat FO majoritaire au sein d'Airbus.

"Ce n'est donc pas Noël Forgeard qui est à blâmer, mais plutôt la direction d'Airbus qui avait mis en place cette clause. Et nos gouvernements, ainsi que nos légistes, n'ont encore une fois rien fait pour empêcher de telles méthodes", a-t-il ajouté.


"Scandale et provocation"

De son côté, la gauche a vivement dénoncé mercredi l'indemnité de départ de Noël Forgeard.

"C'est un scandale, c'est une provocation, surtout dans cette entreprise où l'Etat est actionnaire, l'Etat aurait très bien pu s'opposer à cette façon de faire", a déclaré Ségolène Royal, candidate présidentielle du PS sur France 2.

"Il faut mettre fin à ce système ultralibéral qui fait que ce sont toujours les salariés dans la politique que la droite a menée qui payent les difficultés des entreprises et les erreurs surtout du patronat", a-t-elle ajouté.

L'Etat français possède 15% du capital d'EADS.
"L'Etat étant actionnaire de référence du groupe EADS, il est évident que le gouvernement a autorisé le versement de ces indemnités", a critiqué le PS dans un communiqué.

Le PS "renouvelle son engagement d'encadrer par la loi le montant et les conditions de versements des rémunérations des dirigeants, en particulier les stock-options et les indemnités de départ de toutes natures", poursuit le communiqué.


"Nausée"

"Celui qui ne paie pas le ticket de RER va en prison, celui qui vole et met au chômage des milliers de salariés touche des millions",
s'est indigné José Bové, candidat altermondialiste à l'élection présidentielle, dans un communiqué.

Se disant "écoeuré par ces patrons qui jettent les travailleurs comme des Kleenex et s'en mettent plein les poches avant de partir", il a demandé la création d'une commission d'enquête parlementaire sur les "patrons voyous".

Olivier Besancenot, candidat de la LCR, a également qualifié ces indemnités de "scandale" et jugé qu'"une fois de plus les grands patrons s'en mettent plein les poches".

"De l'argent, il y en a, le problème c'est qu'il est mal réparti et que les inégalités s'accroissent : il va toujours aux mêmes, à une petite minorité de privilégiés, de financiers et des patrons des grandes entreprises", a-t-il expliqué dans un communiqué.


"Zone de non-droit"

"La rémunération des grands patrons doit cesser d'être une zone de non droit", a estimé la candidate communiste Marie-George Buffet, selon qui "ces chiffres donnent la nausée".

"J'entends déjà les Dupont et Dupond de la droite, le couple Sarkozy/Bayrou, s'en prendre encore une fois aux parachutes dorés, aux patrons voyous. Mais cette comédie ne trompe personne", a-t-elle expliqué dans un communiqué.

Sur France 2, Ségolène Royal a demandé aux dirigeants d'Airbus "de retirer ce plan pour que nous mettions à plat les stratégies industrielles et la façon dont sont justifiées les suppressions d'emplois".

"Est-ce que ce sont des licenciements boursiers ou des licenciements justifiés par des stratégies industrielles ?", s'est-elle interrogée, estimant que "cette information tendrait à prouver que c'est la première hypothèse qui est finalement la bonne".

Sources
Nouvel Observateur

Posté par Adriana Evangelizt


 

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