Le procès des faucheurs et de José reporté au 2 octobre

Publié le par Adriana EVANGELIZT

Le procès des faucheurs de Saint-Hilaire et de José Bové

 reporté au 2 octobre

Le tribunal correctionnel de Villefranche-Lauragais (Haute-Garonne) a reporté au 2 octobre le procès des 39 faucheurs volontaires de Saint-Hilaire, parmi lesquels figure José Bové, a-t-on appris mardi auprès de l'une de ses avocates.

"Le tribunal a ordonné le renvoi en se fondant sur le principe de l'apparence de la justice. La justice doit être juste mais aussi montrer qu'elle est juste", a expliqué à l'Associated Press Me Marie-Christine Etelin pour qui "le renvoi de deux procès en raison du fait que l'un des prévenus est candidat à l'élection présidentielle" est un fait "historique".

L'affaire des faucheurs de Saint-Hilaire remonte au 31 juillet 2006, lorsque 200 faucheurs volontaires envahissent et détruisent une parcelle de maïs commercial destiné à l'exportation. Suite à cette action, 39 personnes, dont José Bové, sont poursuivies. A cette affaire a été jointe celle des cinq faucheurs volontaires de Daux (Haute-Garonne) qui avaient détruit dans la nuit du 30 au 31 juillet une parcelle d'essai conduit par Pioneer.

Ces deux affaires qui devaient être examinées ensemble devant le tribunal correctionnel de Toulouse, délocalisé pour cause de travaux à Villefranche-Lauragais, ont donc été renvoyées au 2 octobre. Elles concernent au total 41 personnes, trois personnes ayant participé aux deux actions de fauchage.

Quant au procès des quatre "glaneurs" de Menville, qui devait démarrer mercredi après les affaires de Saint-Hilaire et Daux, il s'est finalement déroulé mardi. Dans cette affaire, François Simon, ancien candidat à la mairie de Toulouse (ex-PS), Pierre Labeyrie, conseiller municipal Verts de Toulouse, Philippe Bedel, maire de Bax, et Christopher Reeve, membre de la Confédération paysanne, sont poursuivis sur citation directe du semencier Pioneer pour " vol et recel".

A l'automne 2005, ces quatre militants anti-OGM avaient récupéré des épis de maïs transgénique sur une parcelle d'essai de Pioneer à Menville pour justifier leur dépôt de plainte contre le semencier pour "non-respect du principe de précaution et du cahier des charges des expérimentations OGM en plein champ". Leur avocate, Me Etelin, a plaidé la relaxe. "La plainte n'est pas solide. Pioneer n'apporte aucune preuve du vol et du recel", a-t-elle souligné.

Sources Nouvel Observateur

Posté par Adriana Evangelizt



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