Huit "petits" candidats à la présidentielle

Publié le par Adriana EVANGELIZT

Huit "petits" candidats à la Présidentielle

Le Conseil constitutionnel a annoncé lundi la liste officielle des postulants à l'Elysée. Derrière le quatuor de tête Bayrou-Le Pen-Royal-Sarkozy, les "petits" candidats restent tous englués dans les sondages sous la barre des 3%.

Le suspense a pris fin: ils seront 12 à concourir. Le Conseil constitutionnel a annoncé lundi la liste officielle des postulants à l'Elysée, validant la candidature de José Bové. Ils sont moins nombreux qu'en 2002, où ils avaient atteint le chiffre record de 16. Présentation des 8 "petits" candidats qui tenteront d'exister face au quatuor Bayrou-Le Pen-Royal-Sarkozy.

 


Voynet, la candidate de l'"écologie politique"


Candidate des Verts pour la deuxième fois à la présidentielle (après l'élection de 1995), Dominique Voynet veut défendre "l'écologie politique", qui lie étroitement avancées sociales et défense de l'environnement. La sénatrice de 48 ans, auxquels les sondages sont peu favorables, a présenté un "contrat écologique" qui tient en 15 orientations et 50 propositions : baisse de 30% en dix ans de la part du nucléaire dans la production d'électricité, abandon du projet d'EPR, fermeture des centrales les moins sûres, arrêt de construction d'incinérateurs, interdiction des pesticides, engrais chimiques et essais OGM en plein champ... Et aussi revalorisation de 50% en 5 ans des minima sociaux, régularisation des sans-papiers, construction d'un million de logements sociaux en 5 ans, extension des 35h aux PME, mandat unique pour les parlementaires, fusion des régions et des départements... 

Philippe de Villiers, "l'homme du patriotisme"


Le président du Mouvement pour la France (MPF), Philippe de Villiers, chantre de la souveraineté nationale et croisé anti-européen, présente pour la deuxième fois sa candidature à l'Elysée. A la peine dans les sondages qui le laissent sous la barre des 2%, le vicomte vendéen Philippe Le Jolis de Villiers de Saintignon, âgé de 58 ans, affirme qu'il a "trois adversaires, dans l'ordre: le mondialisme, le socialisme et le communautarisme". Il fait campagne notamment contre "l'islamisation" de la société, après la publication au printemps 2006 d'un livre-choc, et très controversé, "Les mosquées de Roissy". Celui qui a mené en 2005 une campagne active contre le traité constitutionnel européen, prône notamment une Europe des nations, "une protection européenne pour garrotter l'hémorragie" des délocalisations, un référendum sur l'euro, la fin des 35 heures et l'immigration zéro.

Gérard Schivardi, "le candidat des maires"


Cet artisan maçon de 56 ans, maire de Mailhac, dans l'Aude, et conseiller général, est largement inconnu du grand public. Il se présente comme "le candidat des maires" avec le soutien du Parti des Travailleurs (PT), même s'il refuse d'être catalogué à l'extrême gauche. Ancien membre du PS jusqu'en 2003, ce descendant d'immigré italien s'est fait le porte-parole des maires qui bataillent, au nom de la libre administration des communes, contre l'intercommunalité forcée mais aussi pour garder leurs services publics, face à l'Union européenne "qui en a décidé la privatisation". Gérard Schivardi exige "la rupture avec l'Union européenne, sa commission de Bruxelles, sa Banque centrale et son prétendu Parlement".

Frédéric Nihous, l'inconnu qui défend la chasse
 


Le candidat de Chasse Pêche Nature Traditions (CPNT) Frédéric Nihous peine à imposer son nom et son programme, bien loin de la notoriété de Jean Saint-Josse en 2002. Agé de 39 ans, Frédéric Nihous veut faire "la campagne des campagnes" et défendre la ruralité, oubliée du débat politique selon lui. Il réclame un "moratoire" sur les fermetures de services publics en zone rurale, une "fiscalité attrayante" pour les entreprises s'installant dans ces zones, la "défense des marchés traditionnels". Il "refuse l'Europe fédérale et libérale", et dénonce "l'intégrisme écologiste". Mais il prône surtout le retour aux dates de chasse traditionnelles pour les oiseaux migrateurs ou encore la réduction du prix de permis de chasser.

Arlette Laguiller défend le camp des "travailleurs" 


Candidate de Lutte ouvrière à l'élection présidentielle française pour la 6e, Arlette Laguiller, âgée de 66 ans, défend depuis 32 ans le "camp des travailleurs" face au patronat "exploiteur". En trois décennies, son discours et ses slogans n'ont pas varié. L'ancienne dactylo du Crédit Lyonnais, qui a été députée européenne de 1999 à 2004, dénonce "l'exploitation de la classe ouvrière", défend "le communisme, avenir du monde", stigmatise "nantis" et "capitalistes". Elle propose notamment une hausse du Smic "tout de suite" à 1.500 euros nets par mois, une hausse de salaire de 300 euros pour tous, la construction de 1,2 million de logements sociaux, l'interdiction des licenciements dans les entreprises qui font des gros profits. Sur les retraites, elle veut revenir en arrière sur toutes les réformes Raffarin, Fillon et Balladur.

Marie-George Buffet, première femme à diriger le PCF 


La candidate communiste, âgée de 57 ans, brigue pour la première fois l'Elysée, se réclamant d'un "rassemblement de la gauche populaire et antilibérale". Députée-maire du Blanc-Mesnil, en banlieue parisienne, c'est en tant que ministre des Sports du gouvernement de Lionel Jospin qu'elle se fait remarquer, notamment dans la lutte contre le dopage. Après l'échec du rassemblement des forces anti-libérales, le score de la candidate reste faible dans les sondages, autour de 2 à 3%. Son programme propose une hausse du Smic à 1.500 euros dès juillet 2007, un relèvement des minima sociaux de 300 euros, la réquisition des logements vides, la construction de 600.000 logements sociaux en cinq ans. Elle veut aussi un impôt sur le revenu plus progressif avec dix tranches au lieu de cinq et la suppression du bouclier fiscal.

José Bové, vedette de l'altermondialisme


Le berger du Larzac et fondateur de la Confédération paysanne pourrait faire campagne derrière les barreaux. Agé de 53 ans, José Bové, dont la candidature est restée incertaine jusqu'au bout, a gagné ses galons de star lors du "démontage" en 1999 du chantier d'un restaurant McDonald's, symbole à ses yeux de la "malbouffe". Il a été condamné à quatre mois ferme pour arrachage de plans d'OGM fin 2005, condamnation qui ne le prive pas de ses droits civiques. Celui qui s'est consacré à la lutte contre la "logique libérale", la mondialisation et les produits transgéniques, plafonne dans les sondages autour de 2%. Son programme est basé sur les 125 propositions des Collectifs antilibéraux avec notamment une hausse du Smic immédiatement à 1.500 euros bruts et rapidement à 1.500 nets, une hausse de 300 euros des minima sociaux. Sur le nucléaire, il estime que l'avenir énergétique du pays doit être "décidé" par les Français.

Olivier Besancenot, facteur et révolutionnaire 


Le postier révolutionnaire de 32 ans brigue pour la seconde fois l'Elysée au nom de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR). Il était revenu sur le devant de la scène médiatique lors de la campagne pour le "non" au référendum européen de 2005, conduite avec d'autres courants antilibéraux. Malgré sa popularité, son score reste faible dans les sondages (sous 5%). Celui qui a rejeté le statut de professionnel de la politique pour garder le contact avec le monde du travail continue de gagner sa vie en distribuant le courrier dans les quartiers riches de Neuilly-sur-Seine. Il propose une interdiction des licenciements, le CDI comme seul contrat de travail, la réduction du temps de travail, le Smic à 1.500 euros nets tout de suite, le relèvement de tous les salaires de 300 euros, la réquisition des logements vides, la régularisation de tous les sans-papiers. Il réclame une rupture avec les institutions de la Ve République et l'abrogation des traités constitutifs de l'Europe libérale. 

Sources Le 18h com

Posté par Adriana Evangelizt


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jacques Marqués 27/03/2007 22:14

   Bonsoir, tous ...
   Qu'avez-vous donc contre la candidature de ce "génie à 2 sous espagnols" ?
   Moi, elle m'arrange beaucoup ...
   Alors : vous, surtout si vous ne partagez pas mes idées : votez donc (pas moi, bien sur... VOUS) BOVE et vous contribuerez à affaiblir.... devinez donc qui (pas exactement Sarko, ni même Bayrou)... au bénéfice de... devinez qui (pas exactement Sarko, ni exactement Royal, ni même Bayrou...)
   Et ainsi : de qui favoriserait-on la présence au 2ème tour ? Ceux qui soutiennent BOVE y ont-ils  pensé un peu ?...
   Il y a des fois où j'adore la bêtise...

Eric 26/03/2007 12:27

T'es un terroriste, samuel ? T'aimes bien violer les femmes ? Ah c'est vrai, si elles ne portent pas le voile, c'est de leur faute. C'est pratique l'islam pour assouvir ses pulsions.Allez, penses à voter Besancenot, en plus des pédo-sectaires soumis islamiques, ils fricotent avec la racaille vendeuse de drogue comme NTM.

Samuel 24/03/2007 22:19

A Eric
 
Reste donc dans ton pré carré raciste et sioniste, on sait d'où tu viens ! T'as rien à foutre ici !

Eric 24/03/2007 19:18

Bové est un imbécile qui coppule avec la racaille islamique. Les adorateur du prophète pédophile et incestueux ne voit en lui qu'un vecteur pour installer la peste islamique en Europe. http://www.occidentalis.com/blog/index.php/islamisation-de-la-campagne-presidentielle-le-cas-bove#co