Les pistes de réforme du système contesté des parrainages

Publié le par Adriana EVANGELIZT

Les pistes de réforme du système contesté

des parrainages

Le système des 500 parrainages d'élus pour la présidentielle est très critiqué et diverses pistes de réforme sont avancées pour le réformer: anonymat des parrains, pétitions de citoyens ou qualification de candidats ayant obtenu un certain score au précédent scrutin.

En vigueur depuis 1976, ce dispositif - il fallait seulement 100 signatures auparavant - n'a jamais suscité autant de réactions négatives.

L'élection présidentielle de 2002 a en effet rendu plus difficile la tâche des "petits candidats", les grands partis ayant demandé à leurs élus de réserver leur signature à leur champion.

Ceci a souligné les imperfections du système, notamment en raison des difficultés affichées par Jean-Marie Le Pen, pourtant présent au second tour de 2002.

Les principaux candidats se sont prononcés plus ou moins explicitement  pour une réforme, à l'exception de François Bayrou (UDF), pour qui la polémique cache "beaucoup de manoeuvres politiques".

Ségolène Royal (PS) a souhaité que "des organisations politiques qui ont déjà obtenu dans des scrutins précédents un nombre de suffrages significatifs puissent à nouveau présenter des candidats".

Les partisans de cette piste évoquent souvent un seuil d'au moins 5% à l'élection précédente (présidentielle ou législatives pour le candidat d'un parti) pour être dispensé de parrainages.

Nicolas Sarkozy (UMP) a dit vouloir se "battre" pour qu'Olivier Besancenot (LCR) ou Jean-Marie Le Pen (FN) puissent obtenir leurs signatures, sans proposer de réforme.

Un de ses proches, Brice Hortefeux (UMP), en a suggéré deux: réfléchir à la publicité actuellement donnée aux signatures et au parrainage par des citoyens.

L'anonymat des parrains est une demande fréquente. Parmi ses défenseurs, Nicolas Dupont-Aignan et Jean-Marie Le Pen.

Les chiffres varient considérablement sur un éventuel "parrainage citoyen", en complément ou remplacement de celui des élus.

M. Hortefeux avance 200.000 signataires, la constitutionnaliste UMP Jeannette Bougrab un million, Guy Carcassonne (gauche), autre constitutionnaliste, le même chiffre.

Olivier Besancenot (LCR) parle de 50.000 électeurs minimum.

Le système actuel est également critiqué par ceux qui considèrent qu'il ne joue pas assez son rôle de filtre et n'empêche pas la multiplication des candidatures (16 en 2002).

C'est la doctrine du Conseil constitutionnel, pour qui l'élection présidentielle n'a pas vocation à "permettre un sondage en vraie grandeur des différentes sensibilités du paysage politique national".

Sources AFP

Posté par Adriana Evangelizt

Publié dans Présidentielle

Commenter cet article