Au moins 11 candidats mais Bové maintient le suspense

Publié le par Adriana EVANGELIZT

Bon alors il les a ou il ne les a pas ? C'est quand même curieux que tout le monde sait combien de voix sont en leur possession mais pas lui. On aurait aimé savoir avant Lundi.

Au moins 11 candidats à la présidentielle,

Bové maintient le suspense

 

Au moins onze candidats devraient participer à l'élection présidentielle, et peut-être douze si José Bové, qui fait durer le suspense, passe finalement le seuil des 500 parrainages requis dont le dépôt auprès du Conseil constitutionnel a expiré vendredi à 18H00.

En tout cas, le nombre de postulants sera sensiblement inférieur au record de 16, établi à la présidentielle de 2002. Sont en piste: François Bayrou (UDF), Ségolène Royal (PS), Nicolas Sarkozy (UMP) et Marie-George Buffet (PCF), pour qui la recherche de parrains n'a été qu'une formalité.

Six autres prétendants ont annoncé dans la semaine avoir rempli les conditions: Olivier Besancenot (LCR), Arlette Laguiller (LO), Jean-Marie Le Pen (FN), Gérard Schivardi, soutenu par le Parti des travailleurs, Philippe de Villiers (MPF) et Dominique Voynet (Verts). Le onzième s'est proclamé candidat vendredi devant le Conseil constitutionne: Frédéric Nihous (CPNT), qui s'est targué de 655 parrainages.

Reste l'altermondialiste José Bové, pour qui l'incertitude demeure. Venu lui aussi au Palais Royal juste avant le couperet de 18H00, l'ex-syndicaliste paysan a soufflé le chaud et le froid: "d'après nos calculs, nous devrions avoir les 500 signatures, mais nous n'avons pas la confirmation certaine et officielle". "Ca va se jouer à 4 ou 5 voix dans un sens ou dans l'autre", a-t-il ajouté, tablant notamment sur des soutiens d'élus d'outre-mer, qui peuvent parvenir au Conseil jusqu'à samedi matin.

Jeudi soir, son entourage revendiquait 492 signatures. Il a donné rendez-vous au même endroit lundi à 17H00, 30 minutes avant l'annonce par le Conseil de la liste des candidats qualifiés. D'autres postulants ont constaté qu'ils ne franchissaient pas la barre: c'est le cas de Nicolas Miguet pour le Rassemblement des Contribuables Français et France Gamerre, présidente de Génération écologie. Devant la presse, à l'Assemblée nationale, le souverainiste Nicolas Dupont-Aignan s'est retiré lui aussi, contraint et forcé. Seul Miguet a officialisé un soutien à une autre candidat, en l'occurrence François Bayrou.

Le Conseil constitutionnel se donne jusqu'à lundi pour procéder à des vérifications pour s'assurer que tous les parrainages sont recevables. Puis ce jour-là, à 17H30, son président Jean-Louis Debré, proclamera la liste officielle, à moins d'un litige pour un candidat qui pourrait bloquer la publication pour tous.

De l'avis de nombreux candidats, qui ont peiné dans cette recherche, les maires, très sollicités, ont été plus réticents que jadis à accorder leur paraphe. Les grandes formations ont été accusées d'exercer des pressions sur eux. Pour couper court aux critiques ou démontrer les imperfections du système, certains élus ont organisé un tirage au sort - le Conseil constitutionnel a refusé de valider ces parrainages -, ou proposé de mettre aux enchères leur signature, pour financer un projet de leur commune.

Le débat, récurrent, avait déjà alimenté un feuilleton en 2002 avec le suspense sur la candidature Le Pen. La prochaine majorité ne pourra peut-être pas faire l'économie d'une réforme. Des idées ont été avancées: supprimer la publicité des parrainages, instaurer un parrainage par un grand nombre de citoyens.

Sources AFP

Posté par Adriana Evangelizt

Publié dans Présidentielle

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Justice 18/03/2007 19:29

Les 500 parrainages c'est bien mais ça ne vaut pas la prison !