J'ai fait un rêve

Publié le par Adriana EVANGELIZT

J'ai fait un rêve

par François Asensi

député PCF

 

J’ai fait un rêve…peut-être est-ce la perspective de prendre quelques jours de repos ou alors une prise de recul salvatrice avec le tourbillon de la campagne présidentielle. J’ai fait un rêve et je ne peux résister à l’envie de vous le faire partager. J’ai fait un rêve, submergé par l’utopie et envahi d’un certain idéal.

Dans ce rêve, j’ai vu une espérance collective et un destin commun se dessiner. L’idée d’un autre monde y a balayé les certitudes d’une société figée et la résignation des âmes les plus engagées. Plus question d’hommes politiques rangés sagement derrière le visage fade du pragmatisme, de la présentation faussement modeste d’être des responsables prudents ou bien des élus de terrain dévoués, des émotions fellones sur la vie des " vrais gens " brandies comme un étendard de vérité. Sous son voile de populisme, cette réalité cachait bien souvent un désert idéologique et intellectuel. Drapée d’une vertu paresseuse, cette réalité tentait de ringardiser l’utopie et de discréditer le rêve.

J’ai également fait connaissance avec la VIe République, protégée par une foule de démocrates et de républicains, tous soulagés d’avoir échappé à une Ve République qui a pendant trop longtemps étouffé la vie politique française. Particulièrement lors des élections présidentielles. A quelques mois du scrutin de 2007, jamais la dérive monarchique de la Constitution n’a été aussi visible, jamais la personnalisation du pouvoir n’a été aussi écrasante, jamais l’installation du bipartisme n’a été aussi menaçante. J’ai rêvé alors d’une campagne d’intelligence et de sincérité : les chaînes de télévisions observaient le recul qui sied à leur mission d’information, les candidats-ministres ne se servaient pas des ressources de l’Etat pour cadenasser l’élection, les projets n’étaient plus commandés pas les sondages et les hommes politiques retrouvaient le courage de défendre des idées neuves, radicales et mobilisatrices...

Dans mon rêve, l’une d’entre elle revenait à subvertir les institutions pour faire respirer la démocratie. Sans vouloir surestimer leur poids sur les pratiques politiques, les institutions de la Ve République ont particulièrement dégradé le débat public en identifiant le pouvoir à une personne et non plus à un projet. Les logiques d’appareils et les réflexes identitaires ont façonné les campagnes électorales au prix d’une extrême dévaluation des processus collégiaux, délibératifs et contradictoires. Ce schéma s’est vérifié lorsque les candidats antilibéraux ont privilégié les structures identitaires au détriment du collectif unitaire, alors même qu’un projet commun existe.

Pour sortir de cet émiettement stérile et retrouver l’union autour des 125 propositions antilibérales, j’ai rêvé que tous les candidats antilibéraux disposaient de leurs 500 signatures, que les élus communistes, socialistes et Verts, qui partagent cette option, allaient garantir à Olivier Besancenot et à José Bové leur présence dans le débat public et que les militants antilibéraux participaient, au-delà de leur différence, à une campagne commune. Cela nous permettait de sortir de la personnalisation du pouvoir en faisant campagne non pas pour un candidat mais pour un projet.

Trois candidats pouvaient, alors, mettre en valeur toute la richesse d’une offre politique nouvelle et de défendre les grands principes qui ont fait l’objet d’une réflexion commune. Trois voix et trois temps de parole pour une même ambition, n’était-ce pas là une chance unique ? J’ai même imaginé Marie-George Buffet, José Bové et Olivier Besancenot battre les tribunes ensemble et susciter l’enthousiasme des plus engagés et la curiosité des plus réservés. Je les ai vus réunis sur l’estrade à Toulouse, à Marseille, à Rennes ou encore à Lille. Je les ai vus réunis et rejoints par Clémentine Autain, Patrick Braouezec et Yves Salesse. Une dynamique se créait tandis qu’un éclairage nouveau faisait rayonner la seule alternative au libéralisme et le seul projet de transformation sociale de la campagne. Mieux vaut s’additionner que se soustraire et mieux vaut porter un projet à plusieurs que le diluer au milieu des rancœurs.

Si cette expérience rêvée a quelque chose d’idéaliste et d’utopique, si elle peut prêter à sourire, ou peut-être à moquerie chez les plus cyniques, je ne souhaite pourtant pas m’en débarrasser. Ce qui compte et ce qui doit rester est bien cette démarche de rassemblement. La visée va bien au-delà de l’échéance électorale de 2007. Les ratés du réel ne doivent pas peser au regard de l’espérance soulevée et de la possibilité qu’une force de transformation sociale devienne majoritaire à gauche. Disons-le sans détours : on ne fait pas de politique sans utopie. On ne peut pas prétendre faire de la politique sans un idéal, sans un horizon. La politique n’est pas faite pour s’adapter à la réalité, mais pour changer cette réalité.

Francois ASENSI - blog.francoisasensi.com

Sources Bellaciao

Posté par Adriana Evangelizt

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Maurice Gillard 27/02/2007 20:55


La France
des extrêmes
 


 

La réponse écologique
 

De Maurice Gillard
 


 


La France
des extrêmes, ou comment réconcilier deux grands noms du « Non »
 

Philippe de Villier et José Bové
 


 

Ils ont dit « Non ensemble » au traité constitutionnel européen qui consacrait la pensée unique au reines du pouvoir depuis 40 ans et qui nous refont aujourd'hui le coup du duo droite – gauche, Sego - Sarco avec les mêmes recettes et les mêmes ficelles pour les présidentielles de 2007.
 

Très astucieusement convoqués et placés côte à côte sur le même plateau par la maîtresse de jeux Arlette Chabot, Philippe de Villiers et José Bové, à la limite de la rixe oratoire ont démontrés devant un François Bayrou pantois le caractère irrévocablement incontournable de la division de
la France
en droite- gauche , même Bayrou au non du traité constitutionnel européen.
 

Accepter cet état de fait revient à accepter l'échec de tous pays divisé contre lui-même, qui s’auto détruit. Plutôt que de réaffirmer une énième fois une hostilité de principe auto - destructrice des extrêmes entre Philippe de Villiers et José Bové ne pourrait-on envisager sérieusement au moins une fois pour ces présidentielles d'examiner sereinement en sortant de leurs bulles idéologiques réciproques les points, plus nombreux qu'il ne le pense sur lesquels sans être totalement d'accord ils pourraient au moins envisager une complémentarité et une unité d'action programmatique ,cela ferait de l’audience à l’audimat des spectacles consacrés aux présidentielles 2007 en effet ;
 

 
  1)Tous deux défendent et ont défendu la priorité à la sécurité sanitaire est donc au respect de la vie  « de la plante à l'homme en passant par l'animal en agriculture. L'un avec sa victoire sur le « Gaucho » (de la multinationale Monsanto)
 

) l'autre avec son combat sur le terrain contre les
d'autres multinationales
Il y a pourtant une différence de taille ; Philippe de Villiers à la suite de ses interventions musclées pour la défense des abeilles menacées d'extinction par le puissant « Gaucho » ,pesticide ravageur pour l'espèce, a fait capituler deux puissantes multinationales par la mobilisation de la droite du cabinet Raffarin et de son ministre de l'agriculture Hervé Gaymard. Il faut ajouter pour achever de convaincre M. José Bové que c'est à la suite de cette action
 peu médiatisée mais bien réelle et plébiscité par plus de 90 % de Français mobilisés pour la défense des abeilles, que l’Europe a enfin décidé de mettre à l'ordre du jour et voter la décision de la mise en examen des quelque 100 000 pesticides, herbicides et autres produits chimiques dangereux qui n'ont toujours pas « d'autorisation de mise sur le marché » malgré de fortes présomptions de dangerosité sur la nature, la faune , la flore est bien évidemment l'espèce humaine. Ces faits ont été confirmés sur plusieurs grandes chaînes de télévision par un puissant et médiatique président de syndicats d'agriculture (non  BIO) bien évidemment
 

Pendant tout les années ou les amis de gauche de José Bové avaient les reines du pouvoir qu’on t’ils fait ? ils ont donné par la voix de leur ministre de l'écologie ? Dominique Voynet, l'autorisation (sans plus de précisions) d'expérimenter les
 

O G N en France . Dans cette campagne ,la gauche ne fait que répéter quelle est le fer de lance dans le combat contre les multinationales, mais elle ne fait que le dire, Philippe de Villiers l’à fait lui et du coup à mis en difficulté plusieurs dizaines d'entre elles . Alors ne faut-il pas plutôt envisager un front  commun « d’Union Stratégique » plutôt que d'inutiles palabres pour finir par un appel au soi-disant « Vote utile » du deuxième tour qui ramènerait au pouvoir la même gauche de la même pensée unique qui n'a rien fait et qui n’est en réalité qu’une marionnette au bout du ficelles tirées par les puissances financières inconscientes.
 


 

2) l'immigration utile et contractuelle
 

En fait Philippe de Villiers et José Bové prennent en compte mais de manières singulièrement différentes le grave problème des difficultés de survie du continent Africain et tout spécialement dans nos anciennes colonies, de langues et de culture française pour lesquelles notre responsabilité est d'autant plus grande tous en sont d’accord José Bové prétend, avec le grand cœur de gauche, résoudre ce problème au centre de nos difficultés Française par l'ouverture large quelque peu,  inconsidérée et irréfléchie de nos frontières par la régularisation de l'immigration illégale, qui aboutit au chaos administratif, à l'aggravation du chômage et à la division des Français c’est un constat.
 

Dans son petit fief vendéen Philippe de Villier entreprend des actions précises et bien ciblées et sans doute plus directes et plus efficaces avec un petit pays africain le Bénin.
 

Puisque tous les deux à priori sont de bonne foi et motivés sur ce grave problème humanitaire au centre de la présidentielle de 2007 ne pourraient-ils au moins sur ce point fondamental une fois débattre en public pour tenter un compromis acceptable dynamique et efficace contre le chômage Africain et Français les délocalisations et la désertification agricole chez nous et en Afrique etc.. une façon de couper l’herbe sous les pieds frontistes. En plus des milliards que
la France
dépense sans résultat pour ces différents problèmes, ont pourrait comme nous l'avons fait «  chez les écologistes indépendants » nous mettre d'accord sur un programme «d'immigration utile rémunérant directement les personnes et court-circuitant définitivement toute ces administrations distributrices douteuses, les intermédiaires politiques vénaux qui captent au passage 90 % de l'aide qui n'arrive jamais aux personnes auxquelles elle est destinée en Afrique » ;C’est vraiment la réponse écologique ou les excès des uns pourvoient aux insuffisances des autres avec une complémentarité d’actions et de financements .
 

Bien sûr il faut travailler sur l’idée de nouveaux contrats à durée très déterminée mais exemptés de charges reconductibles pour une intégration choisie dans le temps et les formes pour répondre entre autre aux 800 000 offres d'emplois et le reclassement de tout le travail clandestin indispensable pour la survie de notre agriculture et de nombreuses branches de nos industries traditionnelles pour leur relocalisation grâce à l’importance d'une main- d'œuvre abondante et de demanderesse de qualification et de ressources; cette stratégie du contrat utile serait exemplaire pour l'Europe ce non cette pensée unique  » et les pays africains, admise par les partenaires, contrôlés par les états d'origine et d'accueil pour relocaliser nos industries et apporter une aide directe à la personne  «  ; c'est vraiment la réponse écologique d'action et de financement.

 

3) Le troisième point d'accord possible pour que chacun sorte de sa bulle idéologique : l'Europe et son traité , au référendum duquel les bulletins de Philippe et de José ont bien évidemment et unanimement été confondus. « ce non » commun n'est-il pas véritablement le panneau signalétique de la « voie à suivre ». Pour vaincre « 
La Pensée Unique
 »source de tous les échecs dont nous payons la facture aujourd'hui et représentée par l'innommable couple Sarco - Sego Car en y regardant de plus près ,avec la souveraineté de
la France
, de Philippe de Villiers d'un côté et de l'autre  «  son vivre et travailler au pays » de José Bové si l'on s'en réfère à la bonne interprétation du principe de subsidiarité sur laquelle nous sommes tous d’accord ;
la France
et bien notre pays et notre pays paysan est bien aussi en France. Je suis intimement persuadé que sur le principe de détaxation et même d'aide aux produits de l'agriculture, de l'entreprise paysanne, de l’Artisanat produits et vendus  «  au pays » (département, région et Nation) Philippe et José se retrouveraient.
Car en fait si José Bovet à un grand cœur et de grands sentiments Philippe de Villiers a une foi et une dynamique d'action qui sont tout à fait complémentaires pour faire vivre ce projet d'une France qui nous est commune. Dans ce grand gouvernement de la victoire du « non » l'un serait ministre de l'agriculture et l'autre de la culture.
 

Il y a là trois thèmes majeurs ; santé , immigration- chômage , économie - mondialisation dignes d'un débat constructif et de qualité
 

transcendant tout les clivages d’un autre âge et nous débarrassant de la litanie des promesses jamais tenues dans un combat perdu d'avance.
 

Quel rédacteur en chef aura le courage d'organiser ce débat bien évidemment préparé à l’avance qui crèverait le plafond audimetrique.
 

Vos commentaires ainsi que vos suggestions sur le « Blog Maurice Gillard auteur de « inévitable révolution santé aux éditions de Guibert  et « 

La Réponse
Ecologique
sur notre blog.
 


 

Un rêve? 27/02/2007 13:50

Ah, j'oubliais : je préfère quand même nettement la version de Martin Luther King... Lui menait un vrai combat.

Un rêve? 27/02/2007 12:45

Un rêve dans lequel on voit Buffet, Bové, Besancenot, Autain et compagnie ???
Pour moi c'est le pire des cauchemards... Si ces extrémistes parvenaient au pouvoir, le pays sombrerait dans le chaos. Ceux qui pensent que les anti-libéraux apporteront le bonheur sur Terre ne sont pas des utopistes, mais plutôt des simples d'esprit. Soyez heureux ! Continuez de gober toutes leurs belles promesses. Ils ne souhaitent que le pouvoir, ils ne valent pas mieux que ceux qu'ils critiquent.