Bayrou, Bové, Buffet, les B de la présidentielle

Publié le par Adriana EVANGELIZT

Bayrou, Bové, Buffet, les B de la présidentielle en pleine forme

Bayrou le prime time. Le candidat de l'UDF a eu la part du lion ce soir dans l'émission d'Arlette Chabot, "A vous de juger". Pendant plus d'une heure et demie, François Bayrou a pris le temps de s'expliquer, détaillant ses mesures et son programme, se montrant rassurant et serein. Il est l'un des rares candidats qui ne passent pas son temps à dire du mal des autres. Au contraire, il veut prendre chez les autres ce qu'il y a de mieux. Aubry à gauche, Borloo à droite. Bayrou veut rassembler. C'est sa force et sa faiblesse.

Sa faiblesse parce qu'il paie cher le prix de cette volonté de dépasser les frontières habituelles des partis. Plusieurs cadres de l'UDF l'ont quitté, pour rejoindre Sarkozy la pluplart du temps. Mais François Bayrou s'en moque. Il a adopté une posture et il s'y tient. Il s'est fixé un cap et, en bon navigateur qu'il est, il le respecte.

José Bové, le deuxième "B" de la soirée, se perd un peu, en revanche. Faire de la politique, moi, jamais... Vous n'y pensez pas... Après tout, pourquoi pas... Candidat à la présidentielle ? Non j'y renonce... Vous voulez que j'y aille ? Ok, j'y vais. Pourtant, José Bové a une force de conviction telle qu'on ne peut que le prendre au sérieux. Il parle sans difficultés de son enfance aux Etats-Unis. Il décrit, sans rougir, lui l'altermondialiste, ce qu'il aime dans la culture américaine.

La troisième "B", Marie-George Buffet, est tout aussi calme que ses deux prédécesseurs. Sans s'énerver, sans hausser la voix, elle revient sur l'histoire du parti communiste. "On a eu des doutes et puis, petit à petit, on a découvert des choses". Aucune hésitation non plus quand elle parle de son passage au gouvernement Jospin : "Il y a eu des choses formidables de faites par ce gouvernement. Sur d'autres choses, nous avons échoué. Nous n'avons pas été au bout d'une politique de gauche".

Les "B" de la présidentielle étaient sereins ce soir. Pas de haine, pas d'énervement. Des questions, des réponses, du débat. Ouf, on respire un peu...

Et puis Philippe de Villiers est arrivé. Et les "B" (enfin les deux qui restaient parce que Bayrou est parti avant la fin) ont commencé à s'énerver. Le ton est monté. "Inacceptable", "rétrograde", "vous crachez dans la soupe"... Les paroles se coupent, les phrases ne se terminent plus, les voix se mêlent, bref, on reprend les bonne habitudes.

Sources Paroles de militants

Posté par Adriana Evangelizt

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