"Un débat mais aucune position sur les OGM et le nucléaire"

Publié le par Adriana EVANGELIZT

Diverses réactions sur la candidature de José. Alors quand on entend dire qu'il n'a aucune position sur les OGM, on se demande si les personnes qui tiennent de tels discours ne sont pas sourdes et aveugles. Du n'importe quoi.

"Un débat mais aucune position sur les OGM et le nucléaire"

La secrétaire nationale des Verts, Cécile Duflot: «Ce n'est pas quelque chose qui bouleverse notre stratégie qui a été décidée depuis longtemps, et ceci, non pas par esprit de boutique mais parce qu'on pense que l'écologie politique est un projet global de société. On a du respect pour le militant, mais ce n'est pas sûr que ce soit la bonne méthode car la question qui se pose c'est quelle dynamique après les élections? Notre priorité, c'est le projet mis en oeuvre après mai 2007. Nous avons un regret pour la teneur de son projet qui est en retrait sur un certain nombre de sujets. Ainsi il ne parle pas de la crise environnementale et climatique. Et sur les OGM et le nucléaire, il propose un débat mais pas de position».

Le député Vert Noël Mamère: «La participation de José Bové au débat politique de la présidentielle ne peut que contribuer à renforcer le poids de l'écologie politique dans la gauche. Sa parole sur ce sujet sera complémentaire de celle qu'incarne aujourd'hui avec force Dominique Voynet, candidate des Verts. Tout le parti doit se mobiliser encore plus fort derrière sa candidate pour démontrer aux Français qu'il y a des réponses justes et réalistes à la crise écologique et sociale de notre pays. Cette candidature marque toutefois la division de la gauche anti-libérale qui n'est pas parvenue à susciter l'unité qu'elle avait promise. C'est le constat d'un échec qui va décevoir tous ceux qui croyaient dans les collectifs unitaires».

Jack Lang, conseiller spécial de Ségolène Royal : «Nous ne nous exprimons ni pour, ni contre. Pour nous, une seule chose compte, un seul objectif nous anime, battre la droite, faire gagner la gauche. Est-ce que la candidature de José Bové est de nature à faciliter cette victoire de la gauche contre la droite c'est la seule question qui se pose et je ne veux pas répondre par avance. Tout dépendra de la façon dont Bové se comportera face au pouvoir en place et face au combat frontal et principal entre la droite et la gauche».

Serge Lépine, membre du Conseil de campagne de Marie-George Buffet et syndicaliste paysan, a qualifié «candidature de division »" l'entrée en lice de José Bové, qui est «beaucoup plus aux quatre coins du monde» qu'avec les agriculteurs. Selon lui, José Bové est «totalement coupé du monde agricole» et «ne défend pas les productions en crise». Il a ajouté dans un communiqué que l'ancien porte-parole de la Confédération paysanne «n'allait faire qu'un gros coup médiatique».

Christian Pèes, président d'Euralis, premier groupe coopératif agroalimentaire du sud-ouest de la France et leader mondial du foie gras : «La conception de l'agriculture véhiculée par José Bové, qui soumettrait notre pays à de nombreuses dépendances, dont la plus redoutable serait la dépendance alimentaire, a autant de conséquences négatives que celle défendue par les ultralibéraux au sein des organisations internationales. Il n'est pas possible de transformer les abords immédiats de nos mégalopoles en jardins susceptibles de nourrir une population toujours croissante».

La Confédération Paysanne, deuxième syndicat agricole français, ne soutiendra pas José Bové, son ancien porte-parole. Elle rappelle, dans un communiqué, que «dès sa création, elle a marqué son indépendance vis-à-vis des partis politiques en stipulant dans ses statuts qu'il y avait incompatibilité entre mandat de responsabilité syndicale et mandat de responsabilité politique». «Les militants de la Confédération paysanne qui s'engageraient dans ces échéances le feront à titre individuel sans pouvoir se prévaloir de leur appartenance à la Confédération paysanne», ajoute le syndicat.

La Coordination rurale, troisième syndicat agricole français, estime que la candidature de José Bové est la preuve que le dirigeant altermondialiste a «quitté le terrain de l'agriculture». «Nous constatons que José Bové a très largement quitté le terrain de l'agriculture, qui semble lui avoir servi de marchepied. L'agriculture sort d'une période déterminante pour les années à venir, avec les élections des chambres départementales d'agriculture, et il n'était pas là. Il est désormais sur le terrain politique et cela ne nous concerne pas».

La FNSEA, le principal syndicat agricole, n'a pas souhaité commenter jeudi la candidature. «La FNSEA ne commente pas plus la candidature de José Bové que celle des autres candidats». L'organisation «commentera» les programmes agricoles des candidats, quand ceux-ci seront connus, a ajouté le porte-parole.

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