Quel logement pour aider la planète ?

Publié le par Adriana EVANGELIZT

Encore un article de Capital où José est encore cité pour sa maison...

Quel logement pour aider la planète ?

 

En pleine conférence sur le climat à Paris, zoom sur les gestes à adopter à l'intérieur pour préserver l'extérieur...

Depuis ce lundi, 500 experts du Groupe intergouvernemental sur l'évolution du climat (Giec) sont réunis à l'Unesco, à Paris. Ils planchent sur leur 4ème rapport scientifique sur le réchauffement de la planète, qui sera publié vendredi, laissant apparaître l'ampleur de la "bombe climatique" en préparation (
voir l'article "L'influence de l'homme sur le climat confirmée par un rapport"). Une bombe que chacun, chez soi, peut désamorcer en suivant quelques conseils de bon sens...

Le logement, facteur croissant d'émissions


Dans sa dernière publication, l'Institut Français de l'Environnement fait le point sur la quantité de gaz à effet de serre émis par les ménages pour leur habitation : au total, les 30,7 millions de logements représentent 13% des émissions totales en France. "Chaque m² de résidence principale a une consommation moyenne d'énergie de 229 kWh/an", dont 74% pour le chauffage, poursuit le rapport, alors que la réglementation thermique de 2005 prévoit un maximum de 70 kwh/an. A elles seules, les maisons, qui constituent "un peu plus de la moitié du parc de logements", émettent 65% des émissions "résidentielles" de CO2.

Chauffer moins, chauffer mieux


Premier conseil de l'IFEN pour réduire fortement les émissions : "revenir à une température intérieure hivernale de 19°C", alors que les ménages ont accru de 2°C en moyenne leur niveau de chauffage en 25 ans. Pour être optimale, cette économie de chauffage doit s'accompagner d'équipements économes en carbone : "actuellement, seules 90 000 chaudières individuelles sur les 450 000 remplacées chaque année sont à basse température. Et environ 31 250 chauffe-eau solaires individuels ont été achetés entre 2000 et 2004", poursuit l'IFEN.

Objectif : isolation


Parallèlement, chaque ménage doit veiller à l'isolation de son logement. A eux seuls, les murs, les fenêtres et la toiture sont responsables de près de la moitié des déperditions de chauffage, selon la brochure "Réglementation thermique 2005" du ministère du Logement. Un facteur apparemment pris en compte par les ménages, qui ont dépensé pas moins de 5 milliards d'euros pour des travaux d'isolation en 2004. De plus en plus de municipalités encouragent ce mouvement, à l'image de Marseille, qui a "thermographié" l'ensemble des logements sur son territoire, réalisant une carte de la déperdition de chaleur en toiture de chaque habitation (voir l'article "Fiers de réduire l'effet de serre"). La semaine dernière, c'était au tour de Reims de procéder à la même opération : "un hélicoptère a survolé la métropole rémoise afin de réaliser un diagnostic thermographique complet des déperditions d’énergie de l’habitat rémois et des réseaux de chaleur", racontent les promoteurs de l'opération "J'isol'où ?". Sans aller très loin, quelques gestes simples peuvent favoriser une bonne isolation : la nuit, veillez à fermer au maximum les rideaux et les volets pour conserver la chaleur. Ou encore, n'oubliez pas de fermer la trappe de votre cheminée lorsque le feu est éteint.

Bientôt la maison bioclimatique ?


La "réglementation 2005" prévoit une amélioration de la performance énergétique de la construction neuve de 40% d'ici 2020. A terme, vivrons-nous tous dans une "maison bioclimatique" ? "Elle sera orientée au sud, avec des parois vitrées et un auvent pour se protéger du soleil en été, les murs seront en brique alvéolaire de terre cuite, sans ouvertures au nord, une isolation en laine de lin ou de mouton, ou en papier recyclé. Une chaudière utilisant des déchets de bois, moins chers que les énergies fossiles, complètera l'énergie solaire", explique le député UMP Jean-Marc Roubaud, auteur d'une question au gouvernement sur le sujet. En attendant le label promis par le ministère de l'Ecologie pour ce type de logement, les candidats à la construction peuvent prendre exemple sur José Bové et sa "maison new age" construite l'été dernier dans le Larzac (voir l'article "José Bové montre la voie...").

Sources
Capital

Posté par Adriana Evangelizt


Publié dans Ecologie

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