José" Bové lance "l'insurrection électorale" contre le libéralisme

Publié le par Adriana EVANGELIZT

José Bové lance "l'insurrection électorale"

contre le libéralisme

 

L'ex porte-parole de la Confédération paysanne est officiellement en campagne: "ma candidature est celle d'un rassemblement des forces".

José Bové, ancien porte-parole de la Confédération paysanne, a annoncé jeudi 1er février officiellement sa candidature à l'élection présidentielle afin d'être "le porte-voix des sans-voix". Une candidature qui vient émietter encore le camp de la gauche antilibérale.

Lors d'une conférence de presse à la Bourse du Travail de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), José Bové a expliqué avoir "accepté que (s)on nom incarne sur le bulletin de vote la volonté commune de battre la droite et redonner l'espoir d'une alternative à gauche". "Il est temps de décréter l'insurrection électorale contre le libéralisme économique".

"Nous voulons être le porte-voix des sans-voix, de ces millions de citoyennes et citoyens qui souffrent de la précarisation sociale et de discriminations", a ajouté le leader altermondialiste.

L'ancien porte-parole de la Confédération paysanne a souligné que "cette candidature est une candidature collective portée par de nombreuses voix". "J'ai décidé d'accepter pour que continue le combat pour le rassemblement de toutes les forces de la gauche de transformation sociale, solidaire, écologiste, anti-raciste et féministe".

 
"Pas un professionnel de la politique"
 

Et de rappeler que "plusieurs dizaines de milliers de personnes" lui "ont proposé d'être candidat à la présidentielle".

Cependant, "je ne suis pas le candidat d'un parti, je ne suis pas un professionnel de la politique", a noté José Bové. "Ma candidature est celle d'un rassemblement des forces et des citoyens issus du mouvement social, du monde syndical, des courants politiques et des associations de l'immigration et des quartiers populaires qui aspirent à l'unité de cette gauche-là".

"J'appelle aujourd'hui les élus communistes, écologistes, alternatifs, socialistes antilibéraux à nous permettre grâce à leur parrainage de nous permettre de participer à la campagne officielle", a-t-il déclaré. Ces parrainages lui permettra "d'être présent au premier tour des élections présidentielles".

"Nous voulons leur dire que l'abstention ou le vote Le Pen conduisent tout droit à l'élection de Nicolas Sarkozy (...) un homme dangereux pour notre pays", a prévenu José Bové.

 
Buffet et Besancenot
 

Cette candidature, déjà annoncée dans Le Parisien/Aujourd'hui en France, consacre l'éclatement de la gauche de la gauche, qui n'est parvenue à s'entendre sur une candidature unique dans la lancée de sa victoire au référendum du 29 mai 2005 sur la Constitution européenne. La confirmation en décembre de la candidature de Marie-George Buffet et celle d'Olivier Besancenot pour la LCR ont sonné le glas de la démarche des collectifs antilibéraux.

L'éleveur de brebis du Larzac, qui tiendra son premier meeting le 7 février à Aubagne (Bouches-du-Rhône), doit aussi trouver les 500 signatures nécessaires pour se présenter. Il disposerait déjà de 200 promesses de parrainage, selon Roland Mérieux, l'un des responsables du mouvement des Alternatifs.

De plus, José Bové devra composer avec son agenda judiciaire. Il est en effet sous la menace d'une nouvelle incarcération pour la destruction d'un champ de maïs OGM à Menville (Haute-Garonne) en juillet 2004. La chambre criminelle de la Cour de cassation doit rendre son arrêt le 7 février. José Bové a été condamné à quatre mois de prison ferme par la cour d'appel. (AP)

Sources Nouvel Observateur

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Publié dans Présidentielle

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