José Bové, candidat à la présidentielle

Publié le par Adriana EVANGELIZT

J'arrive juste et je vois la bonne nouvelle... on lui souhaite bonne chance... et on le soutiendra à notre manière.

José Bové, candidat à la présidentielle,

 pour être "le porte-voix des sans voix"

Le leader altermondialiste José Bové, 53 ans, est entré officiellement dans l'arène élyséenne jeudi pour être "le porte-voix des sans-voix" et faire avancer la gauche "alternative, écologiste, antiraciste, féministe et solidaire".

"J'ai décidé d'accepter que mon nom incarne, sur le bulletin de vote, la volonté commune de battre la droite et l'extrême droite et de redonner l'espoir d'une alternative à gauche", a déclaré la star altermondialiste lors d'une conférence de presse largement médiatisée à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis).

46ème candidat déclaré, 5ème champion de la gauche antilibérale, l'ancien leader paysan, sous le coup d'une condamnation en justice pour arrachage d'OGM, a égréné des formules-choc, décrétant "l'insurrection électorale contre le libéralisme économique".

Entouré de plusieurs ténors du mouvement antilibéral, parmi lesquels ses ex-concurrents Patrick Braouezec (PCF) et le président de Copernic Yves Salesse, l'ancien porte-parole de la Confédération paysanne a refusé de se "résigner à la division" des forces de gauche.

Il a présenté sa candidature comme "collective, portée par plusieurs", un "trait d'union" pour "rassembler tous ceux qui veulent que la vie change vraiment".

Chemise bleu-jean - "cadeau" d'indépendantistes kanaks - manches retroussées, Bové, l'une des rares personnalités de la société civile à briguer l'Elysée en 2007, s'est vanté d'être ni "le candidat d'un parti", ni "un professionnel de la politique".

L'axe de sa campagne est le combat contre la droite - "M. Sarkozy est un homme dangereux pour notre pays", dénonce-t-il. Mais au passage, il décoche aussi une flèche à la socialiste Ségolène Royal qui "incarne une gauche qui a renoncé". Il a déjà toutefois annoncé qu'au deuxième tour, il soutiendrait une candidature de gauche pour "empêcher que Sarkozy soit élu".

Son programme, inspiré des 125 propositions des collectifs antilibéraux, va de la "réduction massive" du chômage à la hausse des minima sociaux en passant par un nouveau modèle de développement. "Les questions du nucléaire et des OGM seront soumises au débat citoyen".

L'ancien leader paysan, qui pour l'heure ne recueille qu'entre 1 et 3% dans les sondages, entend ramener à la gauche les voix des citoyens des quartiers populaires victimes de la "précarité". Il prévient: "l'abstention ou le vote Le Pen conduisent tout droit à l'élection de Nicolas Sarkozy".



Ira-t-il jusqu'au bout d'une campagne ressentie comme une division par la communiste Marie-George Buffet ou le trotskiste Olivier Besancenot, et qui gêne aussi la Verte Dominique Voynet?

Cela dépend de la "dymanique" populaire et unitaire qu'il va créer, estiment ses supporters, comme les élus d'Ile-de-France Claire Villiers (alternative citoyenne) et Francine Bavay (minorité des Verts).

Mais une autre antilibérale, Clémentine Autain (app PCF) a refusé de "s'engager" dans la campagne.

Plébiscité par un appel de plus de 30.000 internautes, le candidat a lancé un vibrant appel aux "élus communistes, écologistes, alternatifs, socialistes anti-libéraux" pour des parrainages. Plus d'une centaine lui ont été promis.

Son premier meeting est prévu le 7 février à Aubagne, berceau des collectifs antilibéraux, le jour où la Cour de cassation doit décider sur son pourvoi contre une condamnation à quatre mois de prison ferme.

Mais, même s'il est condamné, l'homme à la moustache et à la pipe ne sera pas privé de ses droits civiques.

Sources AFP

Posté par Adriana Evangelizt

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Jacques BILLAUDEL 02/02/2007 12:55

Bonjour,
Enfin un candidat de gauche pour qui je peux voter sans contredire mon vote négatif sur la constitution européenne.
Quant à voter Sego au second tour on verra car elle n'est pas vraiment de gauche. Elle est plus dans la continuité des fossoyurs de la gauche.
Guy Mollet (1956), Jacques DELORS, Michel ROCARD pour n'en citer que quelques uns et les syndicalistes de cette "seconde gauche" dont Maire, Notat, Chereque.
Comme il faut IMPERATIVEMENT battre Sarko je suis disposé au premier tour à voter pour J BOVE - pas seulement pour ses moustaches - mais parce qu'il est un homme courageux.
Très cordialement
Jacques BILLAUDEL