Réactions mitigées après la lettre de José Bové

Publié le par Adriana EVANGELIZT

Réactions mitigées après la lettre de José Bové

par Jacqueline Sellem



Antilibéraux . S’appuyant sur une pétition, le syndicaliste paysan voudrait relancer le débat sur sa candidature.

Pas franchement enthousiaste, c’est pour le moins ainsi que l’on pourrait qualifier la réaction de Claude Debons à la dernière lettre de José Bové. Estimant comme un « immense succès » les 15 000 signatures en neuf jours recueillies en faveur de sa candidature, le syndicaliste paysan indique qu’il pourrait être de nouveau « disponible » pour incarner une candidature unitaire antilibérale. Et il appelle les élus à lui offrir leur parrainage, Olivier Besancenot et Marie-George Buffet à retirer leurs candidatures et les collectifs unitaires à « se préparer à mener campagne » sur son nom. Animateur du collectif national pour des candidatures unitaires antilibérales, Claude Debons, qui ne se retrouve pas dans la candidature de Marie-George Buffet, est l’un des initiateurs de la réunion nationale du week-end prochain. Mais cette réunion ne peut, - selon lui, se tenir sur la base de la pétition pour la candidature de José Bové, contrairement à ce que celui-ci propose. « Comment la dynamique unitaire antilibérale peut-elle s’exprimer à l’occasion des prochaines échéances électorales ? » interroge Claude - Debons avant de souligner : « Il n’est pas sûr que rajouter une candidature supplémentaire soit le meilleur moyen d’intervenir dans cette période et surtout de préparer l’avenir ». Pour lui « la base doit rester le texte stratégique et les 125 propositions adoptés par les collectifs ».

La lettre de José Bové ne soulève pas plus d’enthousiasme à la LCR. « Cela ne change pas les données que l’on connaissait » réagit Alain Krivine et il précise : « Le désaccord portait et porte toujours sur les rapports avec une éventuelle majorité PS et sur une participation au gouvernement. Or jusqu’à présent cette clarification ne s’est pas opérée ni de la part du PC, ni de la part de José Bové. Par conséquent nous maintenons la candidature d’Olivier Besancenot. » Quant aux 15 000 signatures, il relève : « ce n’est pas notre façon de faire de la politique, attention à la démagogie antiparti, antiorganisation, je ne crois pas à la démocratie de la souris d’Internet ».

Du côté des soutiens de Marie-George Buffet, on ne voit rien de réellement neuf dans cette initiative de José Bové (lire en page Tribune). « Il s’était retiré parce que sa proposition n’avait pas reçu l’écho qu’il attendait dans les collectifs or il ne propose pas autre chose aujourd’hui » - réagit Patrice Cohen-Seat. Il n’est pas question de discuter à José Bové « le fait d’avoir, à partir de ses luttes, de ses engagements, une notoriété nationale positive parmi des centaines de milliers de Français de tous bords », mais il juge que « présenter les 15 000 signatures comme un sursaut des collectifs c’est travestir la réalité et c’est plutôt une - façon de contourner les collectifs. »

Dans ces conditions, José Bové maintiendra-t-il sa candidature ? Il s’est donné jusqu’à la fin du mois de janvier pour donner une réponse définitive.


Sources L'Humanité

Posté par Adriana Evangelizt

 

Publié dans Présidentielle

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déprime 20/01/2007 23:10

Pour ma part je verrais bien José Bové comme ministre de l' agriculture!!Même si cela en choque plus d' un comme ceux de la fnsea!En effet il rassamble les petit agriculteurs, dont ceux qui font de l' agriculture biologique.Il déplait surtout aux gros indusriels de cette catégorie, qui touchent trop de subventions tout en polluant de façon éhonté le sol de ce pays.Faut-il en être à ce point pour vivre?Vivre aux crochet de limagrain et d' autres sociétée agralimentaire est incortounnable?Dans ce cas l' IFEN n' a pas finis de sortir des études sur la dégradation des sols et des eaux libre de ce pays.Et comme cette dernière se fiche des frontières tous les autrs pays en profitent.Même si eux même sont loin d' être "blancs".  Je me permet de signaler que je suis désolé de le dire.C 'est un fait.