Bové se retire de la course anti-libérale

Publié le par Adriana EVANGELIZT

Voilà, il se retire ! Comme ça, ils sont tous contents. On a rarement vu des gens aussi nuls. Les politiques sont vraiment nuls à vomir. Tous à tirer la couverture à eux et quand il y a un mec bien, un type qui a des valeurs, ils lui mettent des batons dans les roues. On sait comment ils procèdent, c'est dans tous les partis pareils. On est dégouté !

Bové se retire de la course anti-libérale,

fragilisant le mouvement

José Bové a annoncé vendredi son retrait de la course à l'investiture anti-libérale pour 2007, accusant le PCF de vouloir "imposer" une candidature de Marie-George Buffet et fragilisant une "gauche de la gauche", qui n'arrive pas à s'accorder sur un champion commun.

"Pour l'heure, et sous réserve d¹événements qui changeraient profondément la situation actuelle, j¹ai décidé de retirer ma proposition d¹incarner notre rassemblement sur le bulletin de vote de l¹élection présidentielle", a affirmé le leader altermondialiste dans une lettre adressée au Collectif national, qui regroupe les différentes sensibilités anti-libérales issues du "non" au référendum européen de 2005.

L'ancien leader paysan accuse le Parti communiste et la LCR d'Olivier Besancenot d'avoir "pris la responsabilité de casser la dynamique unitaire".

Le PCF est accusé de vouloir "imposer par tous les moyens" la candidature de son numéro un Marie-George Buffet, qui est rejetée par "l'écrasante majorité" des autres courants, selon lui.

Quant à la LCR, elle s'est désolidarisée du mouvement en présentant Olivier Besancenot pour "se mesurer électoralement" avec le PCF, estime Bové.

Outre Bové et Buffet, sont également en lice pour porter les couleurs des collectifs anti-libéraux Clémentine Autain, adjointe (app PCF) au maire de Paris, Yves Salesse, président de la fondation Copernic, et Patrick Braouezec, député-maire communiste de Saint-Denis.

Les collectifs sont censés choisir leur champion par "consensus" les 9 et 10 décembre lors d'une réunion à Saint-Ouen, en région parisienne.

Mis à l'index, le PCF a "regretté" la décision de José Bové, son porte-parole estimant que la question des candidatures pouvait être réglée de manière "démocratique".

Pour Clémentine Autain, José Bové a "tiré une sonnette d'alarme sur la possibilité d'un échec". "On est au pied du mur, il est urgentissime que tout le monde se ressaisisse", a-t-elle dit à l'AFP.

"Le PCF est tenté de passer en force et d'imposer à tous son choix de candidature" et "il a une responsabilité particulière pour ouvrir le dialogue", affirme la jeune élue qui appelle aussi la LCR à "s'investir dans la dynamique unitaire".

Particulièrement irrité, Claude Debons, coordinateur du mouvement des Collectifs a qualifié d'"irresponsable" le geste de Bové qui "porte un mauvais coup à l'espoir que suscitait la perspective d'une candidature unitaire". Lui aussi appelle Bové et Besancenot à "revenir dans la dynamique unitaire" et demande à Mme Buffet de "dépasser les crispations identitaires".

En attendant, les quelque 15.000 militants regroupés dans près de 700 Collectifs locaux ont commencé à se prononcer sur leur champion. "Au regard des premiers résultats c'est Clémentine Autain et d'Yves Salesse qui remportent le plus souvent l'adhésion", selon un membre du Collectif national.

Ainsi, suite au vote des 264 militants du collectif d'Aubagne (Bouches du Rhône), où a été organisée une vraie primaire avec "urnes transparentes et isoloirs", c'est Yves Salesse qui a remporté la majorité avec 37,8%, suivi de Autain (28)%, Buffet (23%) et Bové (9,8%), a indiqué à l'AFP Robert Abad, coordinateur de ce Collectif.

Sources AFP

Posté par Adriana Evangelizt

Publié dans Présidentielle

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lumiere 05/12/2006 17:33

Si vous voulez tout savoir ce qui se trame derriere nous,le Pc et le president du collectif national,allez sur ce site il ya le dernier contrendu de reunion locale et decision du collectif nationale

http://antiliberal-paris14.org

Vous comprendrez pourquoi et ou ca coince!!

cordialement

Jacques Beauché 03/12/2006 11:18

La gauche antilibérale va sûrement vivre et faire vivre une cruelle désillusion en 2007. Divisée, elle est l’objet d’une tentative d’accaparement de partis politiques tant par le PCF que la LCR (avec tout de même une relative cohérence chez cette dernière à ne pas vouloir dénoncer le libéralisme sur toutes ses formes et appeler ensuite au 2nd tour a voté pour le social libéralisme !). La logique de partis devrait ainsi permettre à la droite ou à la gauche light de nous en remettre pour 5 ans (les Restau du cœur qui ouvre lundi continueront ainsi à s’accroître sensiblement quelque soit la couleur des élus !!). Il nous faut nous préparer pour dans 5 ans, car tout s’aggravera quelque soit celui ou celle qui sera élu en 2007. Ils ne changeront rien au système d’inégalités, bien au contraire. Je pense qu’il nous faut penser à la création d’un autre outil, qui pourra fédérer les nombreux déçus socialistes, Verts, PCF, LCR, abstentionnistes, aller rechercher tous les égarés de gauche qui sont allés au Front national par dépit. Pour cela il ne faut pas compter sur les partis existants qui ont une dynamique interne propre, visant à perdurer, à se continuer comme entité et non à travers les objectifs qu’ils s’étaient assigner. Pour surmonter la désillusion qu’ils nous ont préparée, nous devons dès à présent rebondir à partir des collectifs antiilibéraux. C’est non seulement possible, c’est à mon avis indispensable !

Bernard Barthuet 01/12/2006 15:28

La candidature de José Bové pour les présidentielles est la seule qui peut mobiliser ceux qui veulent une alternative à gauche, mais qui, écoeurés de la politique par les jeux d'appareils des vieux partis sclérosés sur leur propre fonctionnement et leur propre pérénnité dans les institutions (avoir des élus à tout prix pour exister), ne se déplacent plus pour voter. C'est la seule candidature qui apparait comme réellement indépendante et sans arrière-pensée encartée. Il faut que nous imposions cette candidature unitaire à tous les calculateurs, les manipulateurs. Signez les appels en faveur de la candidature de José Bové. 
Bernard - Lyon. 

sousmarinvert 01/12/2006 13:41

Pourquoi ont-ils tué bové ?lire scorpion prozac\\\'tivist et grenouille decroassantehtttp://www.grainvert.com/article.php3?id_article=1043

Christian de CROP 30/11/2006 09:16

José, Olivier, Marie - Georges, Yves, Patrick, Clémentine et les autres…
 
 

J’écris à tous ceux portant en eux l’espoir d’un véritable changement dans notre pays.
 
 

Ancien membre du parti de Marie – Georges, électeur d’Olivier depuis quelques années et sympathisant actif du combat de José, sur un nouvel ordre mondial, une autre agriculture…, j’ai dans le prolongement immédiat de la victoire du NON, participé au projet initial de ce qui est devenu ce document appelé « ce que nous voulons ».
 
 

Je l’ai largement diffusé autour de moi et pas nécessairement à des électeurs de gauche ou non-libéraux. Sa lecture a déclenché un événement, quelque chose que j’ai lu dans leurs yeux. L’étonnement d’abord, de constater l’existence d’un vrai projet escamoté par les médias (et pour cause), puis cet étonnement passé, la prise de conscience  même diffuse, qu’autre chose est possible, que des citoyens « ordinaires », non professionnels de la politique, de l’économie, de l’écologie, de la philosophie etc… pouvaient concevoir un projet novateur pour leur pays.
 
 

Celui-ci a reçu de la part de tous ses lecteurs (une trentaine pour l’instant), une caution de crédibilité, non seulement parce qu’il stoppait la machine libérale à broyer les vies, mais surtout parce qu’enfin, il propose un projet à court, moyen et long terme d’un nouveau rapport des hommes entre eux, des hommes avec un nouveau type d’économie, des hommes avec leur environnement.
 
 

Sa qualité première est qu’il offre ce qui est absent depuis maintenant 30 ans…. Un ESPOIR ENFIN ENVISAGEABLE.
 
 

J’ai cru comprendre que vous tous, José, Olivier, Clémentine, Marie - Georges, Yves, Patrick et les autres, étaient d’accord pour promouvoir le projet et non vos personnes. Toutes vos démarches démontrent exactement le contraire, en cautionnant la personnalisation et c’est EXACTEMENT LE CONTRAIRE du projet sur ce thème.
 
 

Vous ne respectez pas ceux travaillant sérieusement et avec un enthousiasme inégalé dans ces collectifs. J’y ai participé, pour la 1ère fois, nous nous écoutons, comprenons, respectons, tout en gardant nos différences pas si importantes qu’on pouvait le croire. Oui, j’ai écouté un tel, écologiste, qui a considérablement modifié ma pensée sur l’économie, le productivisme, la consommation. Oui, j’ai rencontré des membres du parti socialiste, honnêtes et aussi soucieux et aussi désireux que moi, de changer le monde. Oui, ils m’ont écouté et ont approfondi si besoin était, leur connaissance à la lumière de mon expérience de syndicaliste et militant ouvrier. Cela démontre d’ailleurs que nous fonctionnons tous sur des schémas et beaucoup de pré-supposés.
 
 

Ce n’est pas si difficile que cela parce que nous avons conscience que nous sommes dans un processus vers…, et non dans un abouti.
 
 

Chacun d’entre vous énoncez des raisons politiques que vous jugez plus valables que celles de l’autre, échafaudez des projections sur l’avenir qui n’existera même pas puisque, si vous continuez, vous allez l’anéantir.
 
 

Vous avancez des arguments du moment présent, mais seulement de ce moment, comme si la situation ne changeait pas, comme si le mouvement social, celui-là même qui élabore le projet, n’était pas capable d’en appréhender les imperfections et les corriger.
 
 

Toi Marie –Georges, as-tu conscience de l’immense possibilité qu’offre l’application de ce texte fondateur pour les « petites gens » ? Ceux qui souffrent, ceux que tu dis défendre en pensant que tu es la seule (je l’ai moi aussi longtemps pensé à tort). Tous ceux que je ramasse parce que je suis travailleur social, tous ces pauvres vies écrasées, perdues à leur propre yeux et perpétuellement dans des stratégies de survie. As-tu réellement pensé à eux sérieusement ?
 
 

Penses-tu que ta candidature est la seule valable ou défends-tu la survie d’un groupe parlementaire dans des élections législatives suivant immanquablement les présidentielles au moyen d’une alliance avec le PS, comme le dit Olivier ?
 
 

Mais si tu continues, il n’y aura même pas de législatives !
 
 

Toi José, ou te trouves tu dans ces collectifs ? Y es-tu,  n’y es-tu pas ? Défenseur de ton combat concernant l’agriculture et ses prolongements humains, le respect que je te porte parce que tu vas jusqu’au bout de tes convictions qui sont les miennes, me donne le droit, de te dire comme à Marie - Georges…et les autres, que tu n’es qu’un des porte-paroles de ces collectifs et qu’il ne t’appartient pas de décider, s’il faut rester ou partir.
 
 

Si une telle décision doit se prendre, elle ne doit être que la conséquence d’un vote de ces collectifs. Or là, c’est le exactement le contraire qui se passe. Tu pars en entraînant les militants si indispensables pour continuer à élaborer ce projet !
 
 

 
 

Toi Olivier, quelle est ta position ? Chacun de tes arguments est audible. Je les partage, pris séparément comme on  peut le faire dans une analyse théorique. Mais confrontés à la réalité, à l’état d’avancement politique de la société et son rapport de forces, ils ne deviennent  immédiatement que de la rhétorique et  renvoient aux calendes grecques les possibilité d’un vrai changement. Ta position occulte complètement le projet qui n’est certes pas, le programme de la LCR, mais propose une vraie rupture avec le fonctionnement du capitalisme. Ce texte pèsera considérablement dans le sens d’une rupture sur la vision sociale-démocrate du PS, si nous réalisons l’unité avec toi. Ta présence est indispensable au changement pour la vie des gens que tu défends avec honnêteté et conviction.
 
 

Finalement, ce qui ferait obstacle pour toi, ce ne serait pas le projet mais la position du PC et l’omnipotence de Marie – Georges si je comprends bien. Là aussi,  il y a personnalisation. Tu anticipes, sur un éventuel vote des membres de ces collectifs et rien ne dit que ce serait elle qui serait désignée.
 
 

Peux-tu prétendre politiquement qu’il n’y aurait pas d’accord avec le PS au second tour, si notre mouvance arrivait à faire un bon score au premier tous, pesant ainsi sur le PS ?
 
 

Aujourd’hui ta position n’est pas cohérente car en ne faisant pas partie de ce collectif, tu ne soutiens pas le texte « ce que nous voulons », qui est plus proche du projet LCR et tu serais amené au second tour à appeler à voter PS, c’est-à-dire pour un projet forcement plus éloigné politiquement !!! C’est un non-sens.
 
 

En ne te joignant pas à cette unité, tu prives l’avenir de ton apport révolutionnaire indispensable et moi, tu me places, comme beaucoup de monde, dans une position électorale inextricable si je te suis !
 
 

En tant qu’électeur de la LCR, tu me demandes indirectement, par ta candidature séparée, de ne pas voter pour un projet auquel j’ai participé de toutes mes forces, avec enthousiasme et toute mon expérience. Si c’est le cas Olivier, je voterai pour un projet anti-libéral unitaire si elle voit le jour. Je ne suis pas sûr de voter LCR si elle n’existe pas.
 
 

Olivier, je pense que tu ne mesures pas l’impact de ta présence sur la scène politique. Les travailleurs te considéraient comme un honnête homme, un anti-politicard, une exception au « tous les mêmes » bien au-delà des rangs de la LCR, mais là, ils ne comprennent pas ton absence dans cette unité. C’est une catastrophe politique parce que cela renforce l’idée « gauche-droite, tous pareils, ils ne pensent qu’à eux » .
 
 

Tu risques la marginalisation de la LCR à l’instar de LO faisant de grands discours sur la misère ouvrière mais qui, à chaque fois l’abandonne, (abstention à Maastricht, abstention au projet de taxe Tobin au parlement européen, etc..). Je suis convaincu que c’est une position que la LCR payerait très cher, tout comme toutes les autres composantes actuelles des collectifs si par malheur, il n’y avait pas de candidat commun.
 
 

Je te parlais de mon expérience de vieux militant Olivier, il y a une seule chose que j’ai apprise : à quoi cela sert d’avoir raison tout seul ? Tu ne peux ignorer les différences entre les forces politiques de notre pays et la désir et le besoin de notre peuple.
 
 

Faut-il que le PS devienne révolutionnaire pour te joindre à nous ? Les pauvres vont attendre un moment alors.
 
 

Nous prenons trop de coups Olivier, alors je te le demande avec tout le respect que je porte à toi aussi, rejoins nous, les gens qui souffrent  ont besoin de toi, de tout le monde.
 
 

Le désir de changement de notre peuple, n’est pas quelque chose de fortuit, il est la résultante de notre combat à tous, depuis des années, chacun dans sa spécificité ; politique, associative, syndicaliste, agricole, écologique, alter… Ce projet, nous donne, pour la première fois l’occasion de considérer que tous ces aspects, ne sont en fait, qu’un seul et même combat même s’il génère des contradictions (productivité- consommation-protection environnementale), mais là comme ailleurs, nous trouv(er)ons des solutions.
 
 

 
 

Si nous n’aboutissons pas à un candidat anti-libéral commun, nous perdrons DE FAIT, toute légitimité à se prétendre du coté des plus démunis. Je le répète aucune des composantes de gauche ne se relèvera d’un échec. Se sera la porte ouverte non pas au NEO-libéralisme mais au GIGA-libéralisme.
 
 

Alors José, Olivier, Marie - Georges, Yves, Patrick, Clémentine et les autres…, vous avez l’obligation de réussir pour le première fois dans l’histoire de la gauche.
 

 
 

Alors José, Olivier, Marie - Georges, Yves, Patrick, Clémentine et les autres…, respectez-nous, escamotez vos égos et VOTONS.
 
 

 
 

Christian de CROP
Rueil-Malmaison