Les risques liés aux OGM

Publié le par Adriana EVANGELIZT

Ceux qui ont arrêté José Bové devraient lire l'article ci-dessous. Un article de l'Inra expliquant les risques théoriques liés aux OGM disséminés... et je suppose que les chercheurs de l'Inra ne sont pas des imbéciles et que leur jugement vaut mille fois celui des politiques qui dorment au Sénat au lieu de s'intéresser aux dégats que commettent les OGM... alors il est vraiment de notre devoir de désobéir aux lois absurdes et dangereuses qu'ils pondent sans en connaître les effets dévastateurs...

Les risques théoriques liés aux OGM disséminés

 

Deux grandes catégories de risques potentiels peuvent être schématiquement présentées.

La première catégorie concerne les risques liés au fait même d'insérer dans un organisme un gène ou une séquence d'ADN qui lui est étranger. Un premier type de risques pourrait résulter de ce que, dans la plupart des cas, les gènes étrangers sont insérés au hasard dans une portion du génome de l'organisme hôte. Il n'est donc pas toujours possible de savoir à l'avance quelles séquences du génome seront modifiées par l'insertion et quelles en seront les conséquences et ce d'autant plus qu'il existe des phénomènes d'interaction entre les différents gènes d'un génome. Plusieurs situations sont alors envisageables. Il se peut, en premier lieu, que les fragments d'ADN insérés se recombinent accidentellement avec l'ADN de l'organisme hôte formant un recombinant capable de synthétiser des substances nouvelles pouvant s'avérer nocives ou permettant l'expression des virus jusque là désactivés. En second lieu, les mécanismes de contrôle protecteurs du gène inséré peuvent être déstabilisés par le transfert et devenir par là même inefficaces. Un second type de risque peut être induit par l'utilisation de virus comme vecteur du gène inséré. Ces virus pourraient provoquer des mutations et donc être cancérigènes pour l'homme ou l'animal.

La seconde catégorie de risques regroupe ceux qui sont susceptibles d'être engendrés par une dissémination, accidentelle ou volontaire, de l'OGM dans l'environnement, plus précisément par l'incapacité de maîtriser le transgène ou l'OGM dans son entier. Ici, les risques potentiels diffèrent selon que l'OGM est un micro-organisme, une plante ou un animal et en fonction de nombreux facteurs.

De manière générale, deux problèmes peuvent se poser.

Tout d'abord, celui généré par les nouvelles propriétés biologiques conférées à un organisme par l'insertion d'un transgène. Ainsi, si ces nouvelles propriétés confèrent à l'OGM un avantage sélectif, celui-ci peut envahir des écosystèmes où il s'avérerait nuisible, se développant au détriment d'autres organismes. Un transgène pourrait par exemple transformer en mauvaise herbe une plante qui n'en était pas une. Par ailleurs, on pourrait aussi voir apparaître de nouvelles populations sous l'effet de la forte pression de sélection accompagnant les OGM, comme par exemple le développement de populations d'insectes résistant à la toxine produite par une plante transgénique rendant celle-ci inefficace.

Le second problème concerne la question des flux de gènes, c'est-à-dire le passage du gène inséré à des espèces apparentées ou non à l'organisme modifié. Ainsi, un gène de résistance à un herbicide pourrait être transféré à des plantes sauvages apparentées à la culture transgénique, ce qui conduirait à la création de mauvaises herbes résistantes.

V.L.R.

[R] Vers les sommaires des Dossiers de l'environnement
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Sources : INRA

Posté par Adriana Evangelizt

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