Condamnation à Montpellier

Publié le par Adriana EVANGELIZT

20 décembre 2001

José Bové est condamné à 6 mois de prison ferme par la cour d'appel de Montpellier

La cour d'appel de Montpellier a condamné jeudi (20 décembre 2001) José Bové à six mois d'emprisonnement. Mais, ayant annoncé son intention de se pourvoir en cassation, il n'ira pas en prison. En première instance, il avait été condamné à dix mois avec sursis pour sa participation à la destruction de riz transgénique au CIRAD, en juin 1999.

Le parcours judiciaire de José Bové ne s'arrêtera pas à Montpellier. Sitôt après l'annonce, jeudi (20 décembre 2001), de sa condamnation à six mois de prison ferme par la cour d'appel de cette ville, le leader de la Confédération paysanne a annoncé son intention de se pourvoir en cassation. Il n'ira donc pas en prison. Une nouvelle fois, José Bové retournera devant un juge...

Poursuivi pour avoir saccagé une serre et détruit des plants de riz, le 5 juin 1999 au Centre montpelliérain de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (CIRAD), organisme public, il avait été condamné en première instance à dix mois de prison avec sursis. A l'époque, l'avocat du CIRAD, partie civile, avait souligné que José Bové et ses amis n'étaient "ni les gardiens des intérêts de la planète ni les détenteurs de la vérité". "Les chercheurs sont dans les laboratoires, pas devant des caméras. Ils ont une éthique, une conscience", avait dit Me Michel Zaoui. Le CIRAD a toujours affirmé que les plants de riz transgéniques détruits n'étaient pas destinés à la commercialisation.

"Réquisitoire politique" ou "récidiviste intolérable"

Plaidant la relaxe, Maître François Roux avait dénoncé un "réquisitoire politique". "On ne réclame pas huit mois de prison ferme pour une porte fracturée", avait-il affirmé, se disant "terrifié par l'apparente bonne conscience des chercheurs, et surpris qu'aucun ne puisse répondre à la question : à quoi ça sert les OGM?" Le 23 novembre, devant la cour d'appel de Montpellier, l'avocat général Michel Legrand avait justifié son réquisitoire, le plus sévère jamais prononcé contre José Bové, en lui reprochant d'être un "récidiviste". "Ce qui est intolérable, c'est que les prévenus revendiquent de pouvoir casser pour faire triompher leurs idées", avait-il dit. Rejetant un débat sur les OGM, il avait ajouté : "Nous sommes là pour juger un acte délictuel et faire appliquer la loi". Il avait aussi requis six mois de prison ferme contre René Riesel, ancien membre de la Confédération paysanne, et une "peine plus atténuée" contre Dominique Soullier, porte-parole du syndicat dans l'Hérault, qui avaient tous deux participé aux dégradations.

Sources : Denis Touret

Posté par Adriana Evangelizt

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