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Samedi 25 novembre 2006



Radicale et divisée





L'annonce par José Bové, dans Le Monde du 25 novembre, du retrait "pour l'heure" de sa candidature comme représentant du mouvement antilibéral à la présidentielle de 2007 illustre l'incapacité de la "gauche de la gauche" à sortir du syndrome de la division. La lumière jetée sur cette difficulté, voire cette incapacité, à s'unir est d'autant plus cruelle que le PS, par contraste, a réussi jusqu'ici à se mettre en ordre de bataille presque comme à la parade.


Nul ne sait si, au bout du compte, un accord se dessinera sur le nom d'un(e) candidat(e). Mais les dégâts, en termes d'image, sont déjà faits. Cela fait deux mois que la gauche de la gauche ne parvient pas à désigner son champion, alors même que les premières discussions avaient dégagé plus de convergences que ce qu'attendaient des acteurs surtout unis, jusque-là, par le non au référendum européen de mai 2005.

Les rivalités personnelles et partisanes sont bien sûr présentes. M. Bové n'a pas senti dans les comités "unitaires" de base l'attente qu'il espérait, ce qui a sans doute pesé sur son choix. De manière plus fondamentale, un clivage est apparu entre ceux qui avaient l'expérience du gouvernement (le PCF), voire d'un mandat exécutif local significatif (Clémentine Autain, adjointe au maire de Paris, chargée de la jeunesse), ou même ceux qui voudraient se lancer dans l'aventure (une partie de la LCR) et ceux qui campent sur des positions revendicatives. Ce clivage se retrouve notamment sur la question d'une alliance de gouvernement avec le PS.

Dans l'immédiat, la gauche "radicale" se montre incapable de profiter du créneau ouvert par le positionnement politique et la personnalité de la candidate socialiste. Dès lors qu'il ne réussit pas à occuper à lui seul tout le terrain de la gauche et doit donc faire son deuil d'un premier tour unitaire, qui aurait écarté le spectre d'un 21 avril bis, le PS pourrait trouver avantage à ce que le mouvement antilibéral ait son candidat. Celui-ci lui apporterait au second tour l'essentiel de ses voix - toutes les composantes du mouvement en sont d'accord -,
ce qui ne sera pas forcément le cas si celles-ci s'éparpillent dans la nature.

La gauche hors PS a toujours eu beaucoup de mal à sortir de son rôle tribunitien - expression des mécontentements, voire défouloir - pour devenir une force de proposition ou de rénovation aiguillonnant la machine socialiste. Rien n'aurait-il changé depuis l'époque où le PSU, pourtant porteur d'énergie et d'idées neuves, se barrait la route du pouvoir en s'abîmant dans des luttes personnelles stériles et d'insondables querelles idéologiques ? La gauche de la gauche semble condamnée à rééditer l'expérience de Charles Piaget, le leader des ouvriers de Lip, qui renonça à se présenter, en 1974, faute de pouvoir fédérer les mouvements contestataires et autogestionnaires de l'époque.

Sources
Le Monde

Posté par Adriana Evangelizt


par Adriana EVANGELIZT publié dans : Présidentielle
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Samedi 25 novembre 2006

LA GAUCHE ET LE PEUPLE



par Raoul Marc JENNAR,

chercheur altermondialiste

 

 



"La gauche a un problème avec le peuple", écrivait Claude Demelenne dans le Journal du Mardi de la semaine passée. Et d'expliquer que l'insécurité sociale et physique en est la principale raison. Et de nous présenter Ségolène Royale comme la solution qui va résoudre les problèmes de l'insécurité physique. Quant à l'insécurité sociale, la "pragmatique" Mme Royal serait "susceptible d'évoluer"...

Ceux qui ont lu les 98 chroniques qui précèdent celle-ci savent qu'on ne peut m'accuser de complaisance à l'égard de la social-démocratie et qu'en aucune façon je ne me résigne à l'abandon d'un constat : la lutte des classes, même si la lutte et les classes se sont modifiées, demeure aussi âpre, aussi cruelle que par le passé. Et je ne me résoudrai jamais à signer à la fin de ma vie un livre égrenant la longue liste des déceptions successives provoquées par un PS que j'aurais suivi jusqu'à l'aveuglement. Je ne me résigne pas à confier l'espérance aux professionnels de l'accommodement. On trouvera donc tout à fait cohérent que non seulement j'acte bien volontiers que la gauche a un problème avec le peuple, mais que j'ajoute qu'elle en est la première responsable. Et qu'inverser l'ordre des explications me semble relever d'une dérive dangereuse vers un primat donné aux questions sécuritaires.

A qui donc sert le discours sécuritaire ? A ceux qui savent que les dérégulations, les flexibilités, le démantèlement systématique des avancées sociales conquises au prix de souffrances innombrables engendrent une société à ce point disloquée et précarisée qu'elle exige un renforcement de l'appareil sécuritaire. Ce n'est pas par hasard que le thème de l'ordre se retrouve avec la même force chez Sarkozy comme chez Royal. Mme Royal parle avec audace de sécurité physique et avec parcimonie de l'insécurité sociale parce qu'elle n'entend pas remettre en cause les raisons de cette insécurité sociale. Et invoquer, comme le fait notre rédacteur en chef pour illustrer sa capacité à traiter du social, la pugnacité de la compagne de François Hollande dans le combat contre le CPE , c'est oublier un peu vite que tout le PS, y compris Rocard et Strauss Khan, a rejoint, après quelques hésitations, la gauche antilibérale dans ce combat derrière les lycéens, les étudiants et leurs parents.

Si la gauche a un problème avec le peuple, c'est parce que chaque fois qu'elle a créé l'espérance par un discours où elle faisait croire qu'elle était proche des préoccupations du peuple, elle a déçu : en 1956, en 1981, en 1988, en 1997. Autant d'espérances, autant de déceptions.

On peut rédiger, dans les salles de rédaction, à Bruxelles comme à Paris, de beaux papiers et se mettre au diapason de la droite sécuritaire qui pense plus à réprimer les effets qu'à supprimer les causes. Mais quand on va, comme je le fais chaque semaine dans cette France où je vis, là où le néolibéralisme détruit les emplois et crée de la misère, là où, dans le désespoir, des femmes et des hommes occupent leur entreprise que les règles de l'OMC et de l'Union européenne permettent de délocaliser lorsque les dividendes n'atteignent pas des pourcentages à deux chiffres, dans le Nord, à Dunkerque, Lille, Tourcoing, ou Valenciennes ou dans le Sud autour de Marseille, de Sète, de Toulon, et même d'Albi, d'Agen ou de Toulouse, c'est d'une autre violence qu'il s'agit. La violence d'un capitalisme que Mme Royal ne remet jamais en question.
Dans ces endroits qui se multiplient et où on se croirait revenu au début du XXe siècle, c'est autre chose que Mme Royal qu'on attend : l'unité de la gauche qui refuse le néolibéralisme.

Certes, l'insécurité physique est un problème réel que la bourgeoisie socialiste a dédaigné et a offert à la droite. Mais encore une fois, pourquoi ? Parce que supprimer l'insécurité physique de manière durable, la réduire aux questions séculaires du banditisme, oblige à s'attaquer aux causes de l'insécurité sociale. Et que cela, la social-démocratie y a renoncé. Pire : elle a contribué à la créer.

Cette social-démocratie française a négocié, avec le patronat et la droite, les règles de la mondialisation néolibérale qu'applique aujourd'hui un des siens à la tête de l'OMC ; elle a, sous l'impulsion d'un autre des siens, négocié avec le patronat et la droite, les traités - Acte unique, Traité de Maastricht - qui ont transformé le beau projet de construction d'une Europe unie en machine à mettre en concurrence les Européennes et les Européens, les habitants d'Europe et ceux du reste du monde. Et elle nous présente les résultats de ses propres choix comme des fatalités qu'il nous reste à subir. Tout en proposant comme un progrès quelques mesurettes destinées à en atténuer les effets les plus douloureux.

Le problème de la gauche avec le peuple, c'est que le peuple est resté à gauche et que la gauche social-démocrate n'est plus à gauche. La France ne mérite-telle pas mieux que ce choix qui n'en est pas un entre l'ordre hard de Sarkozy et l'ordre soft de Royal qui tous deux, soyons en certains, provoqueront un immense désordre tant la souffrance sociale devient insupportable ?

Sources URFIG

Posté par Adriana Evangelizt

par Adriana EVANGELIZT publié dans : Raoul Marc Jennar
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Samedi 25 novembre 2006

POURQUOI LES PARTIS SOCIALISTES ONT-ILS FAILLI ?



par Raoul Marc JENNAR

militant altermondialiste



Très souvent, on me demande comment j'explique que les partis socialistes, eux dont c’était le premier devoir, n'ont pas, depuis le début des années quatre-vingt, résisté à la mondialisation néolibérale. En Belgique comme en France, où le mouvement ouvrier a été imprégné par un idéal socialiste très longtemps soucieux de se démarquer de la social-démocratie, cette question est lancinante.

Une première réponse me semble évidente : le poids grandissant qu’ont pris les experts auprès des politiques à un moment où la mondialisation voulue par le patronat requerrait de la part des politiques une plus grande capacité à faire des choix. Le plus souvent les socialistes s’en sont remis à leurs experts. Ceux-ci, au nom d’une science économique qui n’a de science que le nom, étaient tout disposés à fournir les alibis techniques à des choix présentés comme inéluctables. Les experts ont rationalisé un slogan irrationnel : « il n’y a pas d’alternative ». L’effacement socialiste, c’est d’abord le triomphe de la technocratie sur la démocratie.

Une deuxième réponse est tout aussi manifeste : l’extrême difficulté qu’ont eu les élus socialistes, crispés sur les problèmes de leurs circonscriptions ravagées par la crise charbonnière puis sidérurgique, à s’investir dans l’européen et l’international. Pour s’en convaincre, il était flagrant de constater, par exemple dans les travaux parlementaires, la différence d’intérêt pour ces matières entre les élus de droite, relais zélés d’un patronat qui a occupé d’emblée l’espace supranational, et ceux de gauche.

Au-delà de ces constats de portée générale, la réponse n'est pas la même au Nord et au Sud de la frontière franco-belge. En Belgique, les socialistes, après la deuxième guerre mondiale, ont placé tous leurs espoirs dans la construction européenne. Le rôle joué par Spaak, un des « pères fondateurs », a été déterminant. Cette adhésion sans réserve les a désarmés lorsqu’il est devenu manifeste que l’harmonisation économique et commerciale ne s’accompagnait pas d’une harmonisation sociale et que le primat de la concurrence devenait la machine à détruire les acquis sociaux. En dépit de ses dérives néolibérales, le projet européen, tel qu’il est mis en œuvre, demeure au PS un sujet tabou. Ce qui se traduit par un refus de s’opposer radicalement aux initiatives de la Commission européenne. Même quand cela signifie la destruction de ce pour quoi des socialistes se sont tant battus au 19e siècle et pendant une bonne partie du 20e.

En France, la dérive vers le social-libéralisme résulte d'une conjonction de deux phénomènes : l'arrivée au pouvoir d'un personnage extrêmement ambigu, François Mitterrand, et la montée en puissance d'un courant dans le PS, mais aussi dans le syndicalisme (la CFDT d’Edmond Maire), baptisé "deuxième gauche" et incarné par des personnalités de conviction chrétienne tels que Jacques Delors et Michel Rocard. La deuxième gauche française, c’est un peu l’équivalent du Mouvement Ouvrier Chrétien belge.

A la différence de chrétiens de gauche comme François Houtart en Belgique ou Jacques Gaillot en France,
convaincus que l’opposition entre exploiteurs et exploités demeure la grille d’analyse pertinente, les chrétiens de la "deuxième gauche", clament eux la nécessité de dépasser la lutte des classes pour arriver au "dialogue social" entre "partenaires sociaux" et réaliser des compromis dans le cadre d'un réalisme respectueux des contraintes économiques. Ce qui se traduit par la soumission du politique à l'économique. C'est la capitulation devant un patronat qui a compris qu'il est possible de revenir sur cent cinquante ans de conquêtes démocratiques et sociales en subordonnant les États à des institutions supranationales vouées au libéralisme économique le plus débridé et dotées de pouvoirs contraignants telles que l'Union européenne ou l'Organisation Mondiale du Commerce.

Avec Delors, la deuxième gauche est à l'origine du "tournant de la rigueur" de 1983, de l'Acte unique européen de 1986, du traité de Maastricht négocié en même temps que la création de l'OMC. Les flexibilités, les dérégulations, les libéralisations décidées alors ont créé les inégalités, la précarité et la pauvreté d'aujourd'hui.

Cette victoire de la deuxième gauche au sein du PS rend possible l'émergence d’une Ségolène Royal conseillée par un Pascal Lamy formé par Delors. Aujourd’hui, elle espère faire franchir à la société française une nouvelle mutation : celle qui effacera définitivement l'approche par la lutte des classes et mettra en place un bipartisme à l'américaine. A moins que le peuple français n'en décide autrement. Comme un certain 29 mai.

Sources
URFIG

 

 

Posté par Adriana Evangelizt

par Adriana EVANGELIZT publié dans : Raoul Marc Jennar
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Samedi 25 novembre 2006

APPEL URGENT A TOUS LES MILITANTS DE LA GAUCHE ANTILIBERALE


Pour diffusion et signatures massives.



APPEL

La gauche antilibérale doit se ressaisir !



Depuis six mois, un processus de rassemblement de la gauche antilibérale s’est engagé. Des collectifs unitaires se développent. Des meetings chaque fois plus nombreux se tiennent. Des militants de toutes sensibilités se rejoignent et apprennent à travailler ensemble. Une dynamique unitaire, puissante et inédite, s’affirme de jour en jour. Tout indique que, comme aux Pays-Pas, la gauche antilibérale peut faire une percée électorale et changer profondément la donne politique dans notre pays.

Mais, malgré ses avancées, cette dynamique unitaire est aujourd’hui menacée : démission de Raoul Marc Jennar du collectif national, retrait de la candidature de José Bové, engagement par la LCR de la candidature d’Olivier Besancenot, forcing du PCF pour imposer la candidature de Marie-George Buffet… L’aventure unitaire antilibérale risque de s’achever dans la division, la confusion et la démoralisation. Au moment où le ségolénisme triomphe dans le PS et où Le Pen parvient à des niveaux jamais atteints dans les sondages.

Il est plus que temps de nous ressaisir !

Nous appelons la LCR à rejoindre le processus unitaire et à retirer la candidature d’Olivier Besancenot. C’est d’autant plus nécessaire que la désignation de Ségolène Royal par le Parti Socialiste, qui confirme clairement les choix socio-libéraux de ce parti, rend aujourd’hui possible un dépassement des divergences qui ont opposé la LCR et le collectif national sur les relations avec le parti socialiste.

Nous appelons le PCF à prendre conscience que Marie-George Buffet n’est pas en mesure de représenter la diversité de notre rassemblement et à renoncer à cette candidature.

Nous appelons Raoul Marc Jennar et José Bové à reprendre leur place dans ce rassemblement.

Nous appelons à un sursaut et à une entente pour que les 9 et 10 décembre soit désigné(e) un(e) candidat(e) autour de qui toute la gauche antilibérale pourra se rassembler.


Ne bradons pas l’espoir du 29 mai !


Rémy Jean

Françoise Laroche

Jacques Lerichomme

Slimane Toudert

(militants des collectifs des Bouches du Rhône)

Nous appelons les militants de la gauche antilibérale à signer massivement cet appel.

Signatures à envoyer à : sursaut-unitaire@orange.fr


Posté par Adriana Evangelizt

par Adriana EVANGELIZT publié dans : Présidentielle
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Vendredi 24 novembre 2006

Voilà, il se retire ! Comme ça, ils sont tous contents. On a rarement vu des gens aussi nuls. Les politiques sont vraiment nuls à vomir. Tous à tirer la couverture à eux et quand il y a un mec bien, un type qui a des valeurs, ils lui mettent des batons dans les roues. On sait comment ils procèdent, c'est dans tous les partis pareils. On est dégouté !

Bové se retire de la course anti-libérale,

fragilisant le mouvement

José Bové a annoncé vendredi son retrait de la course à l'investiture anti-libérale pour 2007, accusant le PCF de vouloir "imposer" une candidature de Marie-George Buffet et fragilisant une "gauche de la gauche", qui n'arrive pas à s'accorder sur un champion commun.

"Pour l'heure, et sous réserve d¹événements qui changeraient profondément la situation actuelle, j¹ai décidé de retirer ma proposition d¹incarner notre rassemblement sur le bulletin de vote de l¹élection présidentielle", a affirmé le leader altermondialiste dans une lettre adressée au Collectif national, qui regroupe les différentes sensibilités anti-libérales issues du "non" au référendum européen de 2005.

L'ancien leader paysan accuse le Parti communiste et la LCR d'Olivier Besancenot d'avoir "pris la responsabilité de casser la dynamique unitaire".

Le PCF est accusé de vouloir "imposer par tous les moyens" la candidature de son numéro un Marie-George Buffet, qui est rejetée par "l'écrasante majorité" des autres courants, selon lui.

Quant à la LCR, elle s'est désolidarisée du mouvement en présentant Olivier Besancenot pour "se mesurer électoralement" avec le PCF, estime Bové.

Outre Bové et Buffet, sont également en lice pour porter les couleurs des collectifs anti-libéraux Clémentine Autain, adjointe (app PCF) au maire de Paris, Yves Salesse, président de la fondation Copernic, et Patrick Braouezec, député-maire communiste de Saint-Denis.

Les collectifs sont censés choisir leur champion par "consensus" les 9 et 10 décembre lors d'une réunion à Saint-Ouen, en région parisienne.

Mis à l'index, le PCF a "regretté" la décision de José Bové, son porte-parole estimant que la question des candidatures pouvait être réglée de manière "démocratique".

Pour Clémentine Autain, José Bové a "tiré une sonnette d'alarme sur la possibilité d'un échec". "On est au pied du mur, il est urgentissime que tout le monde se ressaisisse", a-t-elle dit à l'AFP.

"Le PCF est tenté de passer en force et d'imposer à tous son choix de candidature" et "il a une responsabilité particulière pour ouvrir le dialogue", affirme la jeune élue qui appelle aussi la LCR à "s'investir dans la dynamique unitaire".

Particulièrement irrité, Claude Debons, coordinateur du mouvement des Collectifs a qualifié d'"irresponsable" le geste de Bové qui "porte un mauvais coup à l'espoir que suscitait la perspective d'une candidature unitaire". Lui aussi appelle Bové et Besancenot à "revenir dans la dynamique unitaire" et demande à Mme Buffet de "dépasser les crispations identitaires".

En attendant, les quelque 15.000 militants regroupés dans près de 700 Collectifs locaux ont commencé à se prononcer sur leur champion. "Au regard des premiers résultats c'est Clémentine Autain et d'Yves Salesse qui remportent le plus souvent l'adhésion", selon un membre du Collectif national.

Ainsi, suite au vote des 264 militants du collectif d'Aubagne (Bouches du Rhône), où a été organisée une vraie primaire avec "urnes transparentes et isoloirs", c'est Yves Salesse qui a remporté la majorité avec 37,8%, suivi de Autain (28)%, Buffet (23%) et Bové (9,8%), a indiqué à l'AFP Robert Abad, coordinateur de ce Collectif.

Sources AFP

Posté par Adriana Evangelizt

par Adriana EVANGELIZT publié dans : Présidentielle
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