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  • : José Bové méritait bien un blog pour les combats qu'il mène. Contre les OGM. Contre la mondialisation.Pour un monde plus juste. Pour la Justice et l'Egalité. Quelqu'un qui ose dire tout haut ce que nos gouvernants cachent...
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Jeudi 24 août 2006

Les questions sociales sont indissociables de l'écologie politique,
dont les Verts incarnent l'unité.
Cher Nicolas Hulot
Par Noël MAMERE
Tu sais bien que le poison qui ronge nos sociétés n'est pas seulement dans les pots d'échappement de nos bagnoles et dans les fumées de nos usines. La réalité de ce monde ne peut se résumer à la seule menace climatique, comme tu voudrais nous le faire croire. Et c'est bien parce que ce lien entre injustices sociales et injustices environnementales n'est pas évident à faire comprendre que nous éprouvons tant de difficultés à exister de manière forte dans le paysage politique.
Non, Nicolas, le problème n'est pas celui d'un déficit d' «unité» des écologistes, c'est celui d'un décalage : fondée sur la transversalité, la pensée écologique éprouve d'autant plus de mal à se faire entendre que les citoyens sont habitués depuis longtemps aux cloisonnements politiques et à la distribution des rôles. C'est pourtant le grand chantier auquel les Verts doivent s'attaquer, même si, en ces temps de simplification politique et de démagogie, ils prennent le risque du malentendu.
Il faut le dire et te le répéter, cher Nicolas, les Verts ne doivent pas se laisser enfermer dans le seul rôle de vigie de l'environnement ou de Cassandre. Notre fonction est de «démonter», pièce par pièce, les raisons économiques, politiques, sociales, écologiques, qui ont conduit à la situation actuelle, et de formuler des propositions alternatives acceptables par nos sociétés.
Il n'est ainsi pas besoin d'être grand clerc pour constater que nous ne sommes pas égaux devant le bouleversement climatique. Les plus pauvres cumulent injustices sociales et injustices environnementales. Comment prétendre lutter contre les secondes si l'on ne s'attaque pas, d'abord, aux premières ? Aucune réponse écologique ne vaut si elle n'a pas pour objet principal de lutter contre les inégalités. L'heure n'est donc pas à se laisser entraîner dans ton piège, cher Nicolas. Au nom de «l'urgence écologique», tu voudrais que nous en revenions à nos «fondamentaux», notre ghetto vert. Tu nous reproches notre manque de visibilité, notre éparpillement politique et notre «absence» sur les «grands sujets» environnementaux, mais tu n'as pas mieux réussi que nous, malgré ta proximité avec le président de la République, tes émissions de télé, ta fondation, ton talent. A quoi ont servi tes coups de gueule? La majorité UMP (celle du Président) a voté une loi sur l'eau qui a transformé le pollueur payeur en pollueur payé, le gouvernement refuse toujours d'autoriser l'utilisation des huiles végétales pures pour mieux protéger les lobbies du maïs et du pétrole, autorise les cultures d'OGM en plein champ, poursuit le choix suicidaire du tout-nucléaire tandis que nos voisins allemands, qui ont décidé d'en sortir, en sont déjà aux maisons passives qui ne consomment pas d'énergie et qu'ils produisent 15 000 mégawatts d'énergie éolienne quand nous n'en sommes qu'à 800 !
J'entends les bonnes âmes nous dire, derrière toi, Nicolas : «Mais pourquoi les Verts s'occupent-ils des sans-papiers, des minorités, des discriminations, de la politique étrangère ? Qu'ils nous parlent d'environnement, qu'ils s'occupent de ce qui les regarde.» C'est ce que nous faisons quand nous marions des personnes de même sexe ou que nous arrachons des pieds de maïs OGM. L'écologie, telle que nous la défendons très majoritairement chez les Verts, n'est pas «détachable» des questions sociales et des droits de l'homme.
Oui, Nicolas, «le bouleversement climatique est l'une des plus grandes menaces qui aient jamais pesé sur l'humanité» : comme toi, nous n'arrêtons pas de le répéter (avec moins de talent, c'est vrai, et sans les moyens d'une grande chaîne) mais, pour nous, cette menace est inséparable d'un autre fléau, déjà à l'oeuvre, avec ses millions de victimes et dont tu nous parles si peu : le creusement des inégalités entre pays riches et pays pauvres ; l'anéantissement organisé par les nations les plus nanties de millions de paysans du tiers-monde. Faut-il répéter ici qu'une vache européenne, avec ses 2,5 euros de subventions par jour, vit mieux que 40 % des Africains ? Que 20 % des habitants de la planète consomment 80 % de ses ressources ? Que plus de 1 milliard d'êtres humains n'ont toujours pas accès à l'eau potable ?
Alors, comment fait-on, Nicolas ? On laisse Sarkozy bannir les damnés de la Terre, au motif que cette question n'a «rien à voir avec l'écologie» ? Ou alors on se bat à leurs côtés, parce que la solidarité est un des fondements de l'écologie ?
L'écologie ne peut être une sorte d'«entre-deux», comme le souhaitait Antoine Waechter en son temps et comme tu semblerais vouloir nous le dire aujourd'hui, Nicolas. La tolérance, le partage, la solidarité, la plus juste répartition des richesses, la lutte contre toutes les formes d'inégalités et de discriminations, moteurs de l'écologie politique, n'ont jamais été les valeurs premières de la droite. Ce sont des valeurs de gauche. Et c'est donc avec la gauche, toute la gauche, qu'il faut chercher à créer un rapport de force qui nous permette de peser sur les politiques publiques. Mais, si nos partenaires ne comprennent pas que nos réponses méritent mieux que le statut humiliant de force d'appoint, ils devront faire sans nous. Nous n'avons pas la vocation à servir de caution verte à une gauche qui n'aurait rien compris aux vrais enjeux de ce siècle.
Es-tu le mieux placé d'entre nous, Nicolas, pour relever ce défi ? Tu dois savoir que la notoriété et la sympathie sont un capital fragile dès qu'on se jette dans l'arène politique... Aller à une présidentielle, c'est s'adresser à l'ensemble de la société, sur l'ensemble des sujets, c'est défendre une conception du monde et de l'action politique. Se contenter d'une campagne monothématique est l'assurance d'un échec. Sauf à vouloir se cantonner au statut de candidat de «témoignage». Mais, franchement, l'écologie et les idées que nous portons valent mieux que cela.
Pour nous tous, Nicolas, tu es une voix qui compte. Nous devons l'entendre. C'est dans cet esprit que nous t'avons invité à nos journées d'été, au même titre que Corinne Lepage ou José Bové... eux aussi candidats ! Et si ta meilleure place, Nicolas, n'était pas celle que tu occupes aujourd'hui ? Tu es un des rares parmi nous à bénéficier de tribunes aussi importantes, tu es écouté parce que, justement, tu n'es pas «marqué» politiquement. De toute façon, Nicolas, tu sais bien qu'en France, comme ailleurs en Europe, il n'existe qu'un seul parti de l'écologie, le parti Verts. Tout le reste n'est que groupuscule. Si tu veux vraiment l'unité, il ne te reste qu'un seul choix : les Verts... qui ont déjà leur candidate, Dominique Voynet. Je te fais donc une suggestion, si tu es d'accord avec les positions que je viens d'exprimer : accepterais-tu de devenir le porte-parole de Dominique Voynet ? Ce serait une belle preuve de l'unité que tu réclames avec tant de force et raison.
Sources : LIBERATION

Posté par Adriana Evangelizt

par Adriana EVANGELIZT publié dans : Noël Mamère
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Jeudi 24 août 2006

Et c'est là que l'on voit que le Nouvel Ordre Mondial se met subrepticement en place. Entre le fichage ADN, la biométrie, sous peu la puce électronique qui remplacera tous nos papiers d'identité, carte bancaire, etc... dans le seul but de mieux surveiller, fliquer le troupeau humain. Tous les dissidents, défenseurs des droits de l'homme, journalistes trop curieux, personnes déviant de la politique des gouvernements sont automatiquement fichés. On en a la preuve aux USA où 200 millions de citoyens ont été mis sous écoute. Et la déferlante qui vient des States arrive en Europe. Plus que jamais il faut se battre contre cet arbitraire et lutter contre l'oppression que l'on nous impose.

OGM : Non au fichage ADN des militants jugés ou non

La Confédération Paysanne apporte son entier soutien à Benjamin Deceuninck, paysan militant anti-OGM, syndiqué à la CNT, qui sera jugé à Alès le vendredi 25 août 2006 pour « refus, par personne condamnée pour délit, de soumettre au prélèvement destiné à l’authentification de son empreinte génétique ».

B. Deceuninck fait partie des Onze d’Avelin(59) qui, en septembre 2001, avaient neutralisé par arrachage un essai de betteraves transgéniques de la société Adventa et avaient été jugés à Lille les 29 et 30 septembre 2005. Le 3 novembre, huit d’entre eux sont condamnés à 1 mois de prison avec sursis. Les trois élus verts sont eux condamnés à 2 mois avec sursis. Cette peine pénale est accompagnée de 5000 € de dommages et intérêts, à répartir solidairement entre les 11. En juin 2006, le procureur a mis en marche la procédure de recueil des données pour entrée au Fichier National Automatisé des Empreintes Génétiques (FNAEG), ce que Benjamin Deceuninck a refusé. Il encourt une peine de 1 an de prison et 15 000 € d’amende.

En utilisant l’ouverture du FNAEG à des délits plus courants par la loi Perben 2, le Parquet, vraisemblablement sous pression directe du Gouvernement, veut criminaliser et intimider les militants de la lutte anti-OGM par cette atteinte aux libertés individuelles fondamentales comme cela avait déjà été tenté, dès avril 2004, contre Ch Hoareau, responsable du comité-chômeurs CGT de Marseille, condamné à la suite d’une altercation avec les forces de police lors d’une manifestation, qui s’y était aussi soustrait.

La Confédération paysanne proteste fermement et solennellement contre la mise en place de cet instrument de contrôle du corps social qui veut stigmatiser les luttes syndicales et citoyennes contre des questions de société aussi déterminantes que celles que posent les OGM en les situant au rang de la délinquance ordinaire et demande l’arrêt des poursuites engagées.

Sources : SAMIZDAT

Posté par Adriana Evangelizt

par Adriana EVANGELIZT publié dans : NOUVEL ORDRE MONDIAL
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Jeudi 24 août 2006

 A écouter absolument cet interview de Jean Ziegler, les Etas-Unis sont le bras armé du système féodal qui asservit notre planète à leur dicktat pour capter les richesses de notre monde. Il parle aussi de la manipulation du vivant.

 

 L'empire de la honte

 
par Adriana EVANGELIZT publié dans : USA en cause
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Jeudi 24 août 2006

Une vidéo très intéressante qui montre bien ce que nous disions ICI... à savoir que notre planète et ses habitants sont en danger car toutes nos ressources naturelles sont pillées à des fins mercantiles dans l'irrespect le plus total des traditions millénaires liées à la culture et à l'agriculture. Très intéressant le passage sur les OGM...

 

 Le bien commun

 
par Adriana EVANGELIZT publié dans : VIDEO
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Jeudi 24 août 2006

Article intéressant qui montre le danger que représente les OGM pour les petits agriculteurs dans les pays du Sud. De toute façon, pourquoi créer artificiellement des plantes qui existent déjà ? Dans quel but si ce n'est de s'approprier du vivant pour le commercialiser ? Donc encore une histoire de business qui met en danger le "bien commun". Car de quel droit les Etats-Unis s'approprient-ils de ce qui appartient à la terre, de fait, et ne leur appartient pas du tout. Il faut bien savoir que s'ils ont mis au point ce système d'OGM, c'est dans un but bien précis. Ne jamais oublier qu'ils ont décidé de mettre en place le Nouvel Ordre Mondial, l'appropriation du vivant en fait partie. Il faut voir plus loin que la recherche ou les sciences technologiques. Ainsi, nous savons très bien que les semenciers d'OGM avancent comme argument que c'est pour combattre la famine dans le monde, or, c'est faux. Vu le prix qu'ils font payer aux petits producteurs, ce n'est sûrement pas la générosité ni l'Humanisme qui les taraudent mais l'appât du gain et la main mise sur toutes les ressources de la planète.

OGM et Pays du Sud

Le développement des brevets a conduit diverses associations à dénoncer les risques de "biopiratage" des ressources génétiques des pays du Sud. En effet la biodiversité est nettement plus grande dans ces derniers. A partir de plantes médicinales traditionnelles des pharmacopées locales, des firmes extraient des principes actifs intéressants qu'elles protègent par brevet, puis commercialisent sous forme de médicaments. De même des plantes locales intéressantes comme le quinoa ont été transformées génétiquement aux usa avec protection par brevet. Cela peut priver de débouchés les agriculteurs andins qui en produisaient pour l'exportation vers l'Amérique du Nord. Diverses ONG (organisations non gouvernementales) dénoncent par ailleurs le fait que rien ou quasiment rien ne revienne aux pays du Sud qui ont découvert les intérêts de la plante (évitant aux firmes pharmaceutiques ou agrochimiques des screenings coûteux de milliers de molécules) et qui l'ont, dans le cas des plantes cultivées, améliorée génétiquement avec des méthodes traditionnelles durant des millénaires. Certes l'article 19 de la Convention de Rio sur la Diversité biologique de 1992 stipule qu'une rémunération est due aux pays en développement (PVD) pour leur matériel génétique, mais son acceptation et son application effectives rencontrent des obstacles.

Les recherches en matière de biotechnologies et de génie génétique sont effectuées principalement par de grandes firmes privées qui visent les marchés solvables. Ainsi les essais aux champs de plantes transgéniques sur la période 1986-1995 ont été réalisés pour 92% d'entre eux dans les pays développés et pour 8% seulement dans les PVD (notamment en Argentine et Chine). La part des essais effectués en Afrique n'était que de 0,7%, et en Asie en développement (Chine inclue) de 1,7 % pour la même période. Certes des travaux sur les biotechnologies et le génie génétique sont aussi menés dans les Centres internationaux de recherche agronomique, par des organismes de recherche de certains pays du Sud, et enfin par ceux des pays développés axés vers la coopération comme en France l'ORSTOM ou le CIRAD; par ailleurs diverses initiatives visent à développer des recherches tournées vers les besoins des PVD. Mais les ressources financières affectées seront-elles suffisantes face aux besoins ? Les recherches en matière de génie génétique sont à l'heure actuelle tournées pour une large part vers les marchés des pays riches. Compte tenu des potentialités prêtées au génie génétique, l'un des risques majeurs serait alors qu'il ne soit pas suffisamment orienté vers la demande de ceux qui en auraient le plus besoin, mais qu'au contraire il contribue à accentuer le fossé entre pays développés et certains pays du Sud ayant plus difficilement les moyens de le mettre en oe/uvre pour améliorer leur propre production.

D'autant plus qu'avec les OGM les pays du Nord pourraient produire diverses substances qu'actuellement ils extraient des produits achetés dans les PVD. Ainsi la production de divers types d'acides gras du colza transgénique pourrait presque anéantir les exportations d'huile de palme ou de coprah de certains pays. La production par génie génétique de thaumatisme (un édulcorant intense actuellement extrait d'une plante tropicale) ou d'arômes de vanille naturelle risque de ruiner leur cueillette ou leur culture dans certains pays du Sud. L'impact des biotechnologies dépend en ce domaine de divers facteurs, en particulier des possibilités de diversification de la production dans les pays du Sud et de leur situation : sont-ils importateurs ou exportateurs nets de produits agricoles ? Leur potentiel technologique est-il bas ou élevé ? Pourront-ils exporter d'autres types de produits ?

Le génie génétique est par ailleurs une technologie sophistiquée que certains pays du Sud qui manquent d'infrastructures de R&D, pourraient avoir du mal à développer, ou alors qui risque d'absorber une part écrasante des ressources, en laissant peu de disponibles pour d'autres activités. Aussi peut-on s'interroger sur ce que sera l'apport effectif du génie génétique pour améliorer la production agricole dans les pays où une part de la population souffre de malnutrition, alors que, pourtant, l'un des arguments les plus fréquemment avancés pour légitimer le génie génétique est sa nécessité pour nourrir l'humanité au 21ème siècle. Certes on peut envisager une division internationale du travail accrue et un fort développement des échanges : les pays du Nord produiraient massivement des denrées agricoles pour leur consommation intérieure et l'exportation ; les pays du Sud ayant peu de terres arables mais beaucoup de main d'oeuvre se spécialiseraient dans les produits manufacturés pour eux-mêmes et pour les vendre aux autres pays. Mais ce scénario d'internationalisation quasi totale de la production et des échanges pourrait se heurter à diverses difficultés (chômage, etc.).

Sources : INRA

Posté par Adriana Evangelizt

par Adriana EVANGELIZT publié dans : OGM
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